Numéro de Septembre 2011


Verlingue assure plus de 1 000 entreprises

UNE
UNE Le retour de DSK en France a donné lieu, dimanche dernier, à une mise en scène médiatique indécente. Les équipes de télévision qui s’étaient déplacées en nombre à l’aéroport Roissy-Charles-de- Gaulle et place des Vosges (l’un des endroits les plus chers de Paris !) ont filmé le retour de l’ancien directeur du FMI et de l’ancienne star du petit écran avec une non-retenue choquante. Elles n’auraient pas fait mieux s’il s’était agi du retour triomphant de médaillés d’or olympiques ! L’ancien candidat putatif à l’élection présidentielle française, adulé des médias hexagonaux, s’est pourtant pris à son propre piège en se plaçant dans une situation glauque et inextricable. Comme l’a si bien écrit, d’une manière crue, Christophe Barbier, dans l’Express du 1er septembre : « Si de Gaulle avait été surpris, à l’été 58, en train d’éjaculer sur une fille de ferme de Colombey, l’Histoire aurait-elle retenu de l’épisode qu’il s’agissait de la vie privée ou bien le scandale l’aurait-il fait choir de son piédestal ? ». L’affaire DSK laisse un étrange goût de malaise que les circonvolutions socialistes ne réussiront pas à dissiper. Car nonobstant la dialectique équivoque du Procureur Cyrus Vance, contraint de lâcher prise, il faut écouter la sénatrice socialiste,Anne Mansouret, mère de Tristane Banon (autre “proie” strauskanienne) et qui a eu une brève liaison avec DSK nous expliquer que ce dernier « est présumé coupable de façon plus vraisemblable que Nafissatou Diallo est présumée manipulatrice et affabulatrice ». Même après le non-lieu US (qui n’est pas un blanchiment) et avant le futur procès civil… Que l’ancien maire de Sarcelles, revenu à la liberté, nous lâche maintenant. Et surtout qu’il n’essaie pas de se justifier après coup. On a trop entendu parler de lui ces derniers temps… Et que le PS, si donneur de leçons, si moralisateur, si béni-oui-oui, si divisé, veuille bien retrouver le chemin de la réflexion et du travail intellectuels avant de prétendre aux plus hautes places. En cessant son anti-sarkozisme primaire et en s’essayant au socialisme supérieur ! S’il en est capable… Pendant ce temps-là, la France va mal. Faute de réformes structurelles. Car en dépit des efforts de l’actuel gouvernement, beaucoup reste à faire. Pour rompre avec de mauvaises habitudes et d’incessantes reculades. La mine déconfite d’enseignants ultra-protégés auxquels on demande de montrer l’exemple en matière de morale fait peine à voir. Tout comme le fait de n’avoir jamais tenté de mettre au pas un mammouth immobile qui s’enfonce dans un conservatisme obtu au détriment des familles et des élèves… Il est temps de relever des défis à la hauteur de notre espérance commune. Une question de survie. En cassant le carcan administratif et politique qui paralyse nos territoires morcelés en fiefs électoraux d’un autre âge. L’existence des sous-préfectures en est le plus bel exemple ! L’État a mieux à faire alors que nos ambassades, à travers le monde, n’ont plus les moyens de nous représenter dignement. Trop de régions, trop de départements, trop de communes paupérisés qui pourraient se regrouper pour être plus efficaces et moins coûteux. Avec, du même coup, une diminution du trop grand nombre d’élus qui ne servent plus - in fine - qu’à eux-mêmes ! Ouvrons les yeux. Comme pour la “règle d’or” aussi urgente que nécessaire pour endiguer nos déficits, les postures partisanes n’ont plus de sens. Sauf à prendre l’abîme sans fin de nos dettes pour une question idéologique. Les belles paroles ne remplacent pas les milliards perdus, pas plus que l’incantation ne nous aide à les rembourser. La prochaine campagne présidentielle n’y coupera pas. La vérité sera au coeur des débats et les gourous du « Y’a qu’à - faut qu’on » pourront très vite aller se rhabiller. À commencer par DSK…
Economie, art de vivre, culture, Nouvel Ouest, un magazine de 96 pages en quadrichromie pour être au coeur de l'info du Grand Ouest. Nouvel Ouest,
le mensuel au coeur du Grand Ouest. Le premier jeudi de chaque mois, Nouvel Ouest est le seul magazine à fédérer l'actualité des quatre régions (Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) qui forment le Grand Ouest.Conçu pour les décideurs de ce territoire regroupant dix millions d'habitants, Nouvel Ouest est lu par plus de 75000 lecteurs. Depuis son lancement en janvier 1998, Nouvel Ouest a affirmé sa personnalité et fortifié sa ligne éditoriale. Fer de lance du combat pour l'Ouest, Nouvel Ouest privilégie ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. Mettant en avant l'économie et la culture, il s'intéresse tout ce qui fait bouger le Grand Ouest. Conscient du besoin d'enracinement régional né de la mondialisation des changes internationaux, Nouvel Ouest entend être la fois local et global, d'ici et d'ailleurs, pour permettre aux habitants de l'Ouest de mieux se comprendre, pour mieux se faire entendre...

Nouvel Ouest
33, boulevard Guist'hau
BP 81408
44014 Nantes cedex 1
Tél. : 02 40 73 31 31 - Fax : 02 40 73 88 40


L'équipe du Nouvel Ouest
Hervé Louboutin, directeur de la publication direction@lenouvelouest.com
Jacques Le Corre, rédacteur en chef redaction@lenouvelouest.com
Laurence Attal, téléventes laurenceattal@nantesfemmes.com
Françoise Machon, secrétariat secretariat@nouvelouest.com