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La nouvelle taxe Gafa va être payée par les clients eux-mêmes

Ça y est, la guerre est déclarée entre l’État français et les grandes entreprises américaines du numérique. Après le vote définitif par le sénat le 11 juillet dernier de la taxe sur les Gafa, la riposte ne s’est pas faite attendre. Amazone vient en effet d’annoncer dans un communiqué être « contraint d’ajuster les taux sur les frais de vente appliqués sur Amazone.fr ». Concrètement, à partir du 1er octobre prochain, la plateforme va demander aux vendeurs utilisant le site de lui reverser 3% supplémentaires de leurs recettes. Étrange, surtout quand on sait que le nouveau prélèvement imaginé par Bruno Le Maire s’élève précisément à … 3%.

taxe Gafa

Un effet kiss cool qui va faire grincer des dents

Déjà forcés de payer 15% de frais de gestion à Amazone, ce qui est une somme non négligeable, les commerçants pourraient bien vivre cette future hausse comme un véritable coup de massue. On peut raisonnablement craindre que la spirale ne s’arrête pas là et qu’ils décident à leur tour d’augmenter leurs prix pour amortir le choc. Au bout de la chaîne, c’est donc le consommateur qui va trinquer, comme souvent dans ce genre de querelles. Le géant américain de la vente en ligne affirme ne pas être en mesure d’assumer cette nouvelle fiscalité seul, estimant évoluer dans un secteur d’activité concurrentiel où la marge bénéficiaire est restreinte. Espérons que ses cousins Google, Appele ou Facebook ne lui emboîte pas le pas car nos portefeuilles seraient clairement les victimes collatérales de ce conflit fiscal. Il y a des raisons de s’inquiéter en voyant le président Donald Trump menacer d’augmenter les taxes sur le vin français aux États-Unis.

L’offensive contre les Gafa ne serait-elle pas en train de déboucher sur une situation explosive ?

L’état français répond à cette interrogation par la négative et se veut rassurant. Bercy suppose que les clients d’Amazone vont être irrités par l’augmentation des prix et se tourner vers les entreprises concurrentes. L’opinion publique était en effet largement favorable à la taxe Gafa si on en croit les différents sondages publiés ces derniers mois. Reste à voir si ce sentiment de défiance va se confirmer ou si la tendance va s’inverser, dès l’instant où les tarifs pratiqués par nos sites favoris vont grimper en flèche.

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