--- title: "« Adieu les bactéries, bienvenue au traitement du futur » : première immersion en 2025 à Pornichet avec cent participants" url: https://www.nouvelouest.com/adieu-les-bacteries-bienvenue-au-traitement-du-futur-premiere-immersion-en-2025-a-pornichet-avec-cent-participants.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2025-01-02T07:36:17+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:58:52+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/01/-5.webp description: "Il n’y a jamais eu de congrès scientifique sur les bactéries à Pornichet en janvier 2025. Le titre annonçait « le traitement du futur », des chercheurs, des..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # « Adieu les bactéries, bienvenue au traitement du futur » : première immersion en 2025 à Pornichet avec cent participants Il n’y a jamais eu de congrès scientifique sur les bactéries à Pornichet en janvier 2025. Le titre annonçait « le traitement du futur », des chercheurs, des ateliers de bioproduction : rien de tout cela n’a eu lieu. L’événement du 1er janvier 2025, celui qui a bien réuni une centaine de participants, c’était le premier bain de l’année, sur la plage, en maillot. Puisque le sujet est là, autant regarder ce que personne ne raconte jamais : comment on organise concrètement une baignade collective en plein hiver, sur une plage qui n’est plus surveillée depuis quatre mois. ![Groupe de baigneurs rassemblés sur la plage avant le premier bain de l'année](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/01/-4.webp) **Le point que tout le monde oublie** Du début septembre à la mi-juin, les **postes de secours** des plages de la Côte d’Amour sont fermés. Un bain collectif du 1er janvier se déroule donc sur une plage sans surveillance. C’est la contrainte qui structure toute l’organisation. ## La marée décide de l’heure, pas les organisateurs Sur cette côte, le marnage dépasse couramment **cinq mètres** en vives eaux, et la plage de Pornichet découvre très loin à basse mer. Fixer un bain à marée basse, c’est imposer aux participants deux à trois cents mètres de sable froid à l’aller et au retour, pour finir dans quarante centimètres d’eau. L’heure d’un rassemblement de ce type se cale donc sur l’annuaire des marées, dans une fenêtre autour de la pleine mer, et pas sur la commodité d’un horaire rond. Ça explique pourquoi ces rendez-vous ne tombent pas au même moment d’une année sur l’autre, ni d’une commune à l’autre. Entre Pornichet, La Baule et Saint-Nazaire, l’écart de marée est minime, mais l’écart de programmation peut atteindre plusieurs heures selon le jour. ## Qui organise, et ce que ça engage Derrière un bain du Nouvel An, il y a en général une association : club de nage en eau libre, amicale sportive, comité des fêtes, parfois une association caritative qui adosse une collecte à l’événement. L’association déclare la manifestation en mairie, qui reste responsable de la police de la baignade sur son littoral et peut poser des conditions ou refuser. Ce n’est pas une formalité de principe : le maire engage sa responsabilité si un accident survient sur une baignade dont il avait connaissance. Côté encadrement, la formule la plus courante associe deux ou trois personnes qualifiées en surveillance de la baignade restant hors de l’eau, un point de rassemblement matérialisé sur le sable et une limite de zone que personne ne franchit. Cent baigneurs qui entrent en même temps se comptent mal : les organisateurs sérieux font entrer par petits groupes. **Le rétroplanning type** Déclaration en mairie plusieurs semaines avant, confirmation de l’encadrement dans le mois qui précède, calage de l’horaire sur l’annuaire des marées, puis annonce publique une à deux semaines avant. Le jour même, le rassemblement précède l’entrée dans l’eau d’une bonne demi-heure. ## Le stationnement et les vestiaires, deux vrais sujets Un 1er janvier, le front de mer de Pornichet est vide de touristes, ce qui règle une partie du problème : les places le long du boulevard des Océanides et vers le port de plaisance sont disponibles. Le reste tient au fait que rien n’est ouvert. Pas de cabine, pas de sanitaire de plage, pas de café en service à 10 h le premier jour de l’année. Les participants se changent près de leur voiture, ce qui plaide encore une fois pour un point de rassemblement proche de la promenade plutôt qu’au milieu de l’estran. **Ce qui fait qu’un bain collectif se passe bien** Un horaire calé sur la pleine mer, des entrées par petits groupes, deux encadrants restés au sec, un point d’affaires en haut de plage et un rappel clair : on ne dépasse pas la hauteur de poitrine. Ces cinq points suffisent à écarter la plupart des incidents. ## Et si personne n’organise rien près de chez vous Une baignade improvisée le 1er janvier reste possible, à condition de sortir de la logique du grand rassemblement. Deux règles y suffisent : ne jamais entrer seul, et laisser quelqu’un sur le sable, habillé, capable d’alerter. Le **196** est le numéro des secours en mer depuis un téléphone en France, et il est joignable toute l’année. Le noter avant de se déshabiller coûte trente secondes. Le reste relève du bon sens : connaître l’heure de la marée montante, éviter les jours de forte houle d’ouest où le ressac est violent même par petit coefficient, et renoncer sans discuter si l’eau est trouble et le courant sensible. Une plage de baie comme celle de Pornichet est plutôt clémente, mais l’hiver change son visage. **À retenir de janvier 2025** Une centaine de participants, une plage non surveillée, une organisation associative et une eau autour de dix à douze degrés. Le titre de l’époque parlait de bactéries et de traitements d’avenir. Le sujet réel était une baignade, et elle méritait mieux qu’un habillage médical. Ce genre de rendez-vous s’est multiplié sur le littoral atlantique depuis une dizaine d’années, et il tient sur presque rien : une association, une autorisation, deux encadrants et une centaine de personnes prêtes à se lever tôt un 1er janvier. Le plus dur n’est pas l’eau froide, c’est de trouver les bénévoles qui restent sur le sable. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !