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    "title": "« Adieu aux microbes, place à la thérapie ! » : un événement marquant avec cent participants pour le premier bain de 2025 à Pornichet",
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    "image_alt": "participez à un événement unique à pornichet en 2025 : \"adieu aux microbes, place à la thérapie !\" rejoignez cent participants pour un premier bain revitalisant, alliant bien-être et santé. ne manquez pas cette occasion de plonger dans une expérience inoubliable!",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Le slogan du 1er janvier 2025 à Pornichet disait « Adieu aux microbes, place à la thérapie ». Autant régler la question tout de suite, parce que c’est faux : une centaine de baigneurs entrés dans une eau à une dizaine de degrés n’ont tué aucun microbe, ni sur eux ni en eux. Ce qui s’est passé ce matin-là sur la plage est plus simple et, à mon avis, plus intéressant que la promesse médicale collée dessus : une centaine de personnes se sont retrouvées à l’aube du premier jour de l’année pour faire ensemble quelque chose d’inconfortable. Ça n’a pas besoin d’être un traitement pour valoir le déplacement.\n\n![Baigneurs entrant dans la mer au petit matin sur une plage de Pornichet](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/01/-2.webp)\n\n  **Ce qui s’est réellement passé**\n\nLe 1er janvier 2025, à Pornichet, une centaine de participants ont pris le premier bain de l’année. Un briefing rapide avant l’entrée dans l’eau, une immersion de quelques minutes, puis le retour sur le sable. Aucune performance sportive, aucun chronomètre.\n\n## L’eau était froide, mais moins qu’on ne l’imagine\n\nSur cette portion de côte, la mer atteint son minimum entre fin janvier et début mars, et le 1er janvier elle se situe encore autour de **dix à douze degrés**. L’air, lui, est souvent plus froid que l’eau ce matin-là. C’est ce décalage qui rend l’exercice supportable : le choc a lieu à l’entrée, pas pendant, et beaucoup de baigneurs disent trouver la mer presque douce comparée au moment où ils ressortent, mouillés, dans le vent.\n\nLe vrai passage difficile se joue à la sortie. La plage de Pornichet est plate, la marée large : selon l’heure, il faut remonter cinquante à cent mètres de sable détrempé, pieds nus, avant de retrouver sa serviette. Les habitués posent leurs affaires en haut de plage, près de la promenade, et gardent des chaussons ou de vieilles baskets pour le retour. Les autres apprennent.\n\n  **Non, le froid ne « nettoie » pas**\n\nAucune immersion en eau froide ne détruit les bactéries ou les virus que vous portez. Les travaux disponibles sur l’exposition au froid parlent de tolérance au stress, de vigilance et d’humeur, pas de désinfection. Un bain du 1er janvier ne remplace ni un vaccin, ni un traitement, ni un lavage de mains.\n\n## Ce que le corps fait vraiment dans une eau à dix degrés\n\nLa première réaction est réflexe et dure une à deux minutes : inspiration brutale, accélération du rythme cardiaque, respiration rapide et désordonnée. C’est ce moment-là qui pose problème, pas la température en soi, parce qu’une inspiration involontaire la tête sous l’eau est un accident. D’où le conseil que répètent tous les encadrants avant l’entrée : marcher, s’immerger progressivement jusqu’à la taille, souffler longuement, attendre que la respiration redevienne régulière avant de s’allonger.\n\nEnsuite, la circulation se resserre vers le tronc, la peau blanchit, les doigts perdent en dextérité. Chez quelqu’un qui n’est pas entraîné, l’intérêt d’une immersion s’épuise au bout de **trois à cinq minutes**. Rester plus longtemps ne rapporte rien de plus et fait baisser la température centrale.\n\n## Cent personnes sur le sable un 1er janvier\n\nCe qui frappe quand on regarde ce genre de rassemblement, c’est la composition du groupe. Il y a le noyau des nageurs réguliers, ceux qui vont à l’eau toute l’année et qui entrent sans hésiter. Il y a la famille venue à quatre, dont deux seulement se déshabillent. Il y a le collègue qui a perdu un pari en décembre. Et il y a une bonne moitié de gens qui ne se baigneront plus avant juillet.\n\nLe bruit aussi surprend. Ce n’est pas silencieux, ce n’est pas non plus le tumulte que décrivent les comptes rendus : des cris courts au moment de l’entrée, beaucoup de rires nerveux, puis un calme assez net une fois tout le monde dans l’eau. Sur la promenade, il y a toujours trois fois plus de spectateurs habillés que de baigneurs.\n\n  **Ce qui marche vraiment dans ce rendez-vous**\n\nLe groupe. Personne n’entre seul dans une mer à dix degrés le 1er janvier, et le nombre fait franchir le pas à ceux qui hésitent. Le côté collectif explique le succès de ces bains bien mieux que les vertus prêtées à l’eau froide.\n\n## Se réchauffer, la partie qu’on prépare le moins\n\nLa chute de température continue plusieurs minutes après la sortie de l’eau, le sang refroidi des extrémités revenant vers le centre. Se rhabiller vite compte donc davantage que rester longtemps dans l’eau. Un bonnet sec, un haut en polaire, un pantalon large qui s’enfile sur des jambes mouillées, une boisson chaude : ceux qui repartent en frissonnant une heure après sont ceux qui ont tout préparé sauf ça.\n\nUne douche brûlante juste après n’est pas la bonne idée non plus. Le réchauffement passif, à l’air, avec des couches sèches, est plus régulier.\n\n  **Pour un premier bain**\n\nEntrer à deux, rester où l’on a pied, viser trois minutes et pas davantage, et prévoir plus de vêtements secs que nécessaire. Une pathologie cardiaque, une hypertension mal contrôlée ou une grossesse justifient un avis médical avant, sans discussion.\n\nLa formule « adieu aux microbes » n’était qu’un titre. Le rendez-vous, lui, tient debout tout seul : un matin de janvier, une plage, cent personnes qui n’auraient rien fait de spécial ce jour-là et qui rentrent chez elles avec quelque chose à raconter. Sur la Côte d’Amour, ces bains du Nouvel An se sont installés depuis une dizaine d’années et se transmettent surtout par le bouche-à-oreille, d’une bande de copains à la suivante.",
    "content_html": "<p>Le slogan du 1er janvier 2025 à Pornichet disait « Adieu aux microbes, place à la thérapie ». Autant régler la question tout de suite, parce que c’est faux : une centaine de baigneurs entrés dans une eau à une dizaine de degrés n’ont tué aucun microbe, ni sur eux ni en eux. Ce qui s’est passé ce matin-là sur la plage est plus simple et, à mon avis, plus intéressant que la promesse médicale collée dessus : une centaine de personnes se sont retrouvées à l’aube du premier jour de l’année pour faire ensemble quelque chose d’inconfortable. Ça n’a pas besoin d’être un traitement pour valoir le déplacement.</p>\n<figure>\n<img width=\"2016\" height=\"1152\" src=\"/wp-content/uploads/2025/01/-2.webp\" alt=\"Baigneurs entrant dans la mer au petit matin sur une plage de Pornichet\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\">\n</figure>\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Ce qui s’est réellement passé</strong>\n<p>Le 1er janvier 2025, à Pornichet, une centaine de participants ont pris le premier bain de l’année. Un briefing rapide avant l’entrée dans l’eau, une immersion de quelques minutes, puis le retour sur le sable. Aucune performance sportive, aucun chronomètre.</p>\n</aside>\n<h2>L’eau était froide, mais moins qu’on ne l’imagine</h2>\n<p>Sur cette portion de côte, la mer atteint son minimum entre fin janvier et début mars, et le 1er janvier elle se situe encore autour de <strong>dix à douze degrés</strong>. L’air, lui, est souvent plus froid que l’eau ce matin-là. C’est ce décalage qui rend l’exercice supportable : le choc a lieu à l’entrée, pas pendant, et beaucoup de baigneurs disent trouver la mer presque douce comparée au moment où ils ressortent, mouillés, dans le vent.</p>\n<p>Le vrai passage difficile se joue à la sortie. La plage de Pornichet est plate, la marée large : selon l’heure, il faut remonter cinquante à cent mètres de sable détrempé, pieds nus, avant de retrouver sa serviette. Les habitués posent leurs affaires en haut de plage, près de la promenade, et gardent des chaussons ou de vieilles baskets pour le retour. Les autres apprennent.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Non, le froid ne « nettoie » pas</strong>\n<p>Aucune immersion en eau froide ne détruit les bactéries ou les virus que vous portez. Les travaux disponibles sur l’exposition au froid parlent de tolérance au stress, de vigilance et d’humeur, pas de désinfection. Un bain du 1er janvier ne remplace ni un vaccin, ni un traitement, ni un lavage de mains.</p>\n</aside>\n<h2>Ce que le corps fait vraiment dans une eau à dix degrés</h2>\n<p>La première réaction est réflexe et dure une à deux minutes : inspiration brutale, accélération du rythme cardiaque, respiration rapide et désordonnée. C’est ce moment-là qui pose problème, pas la température en soi, parce qu’une inspiration involontaire la tête sous l’eau est un accident. D’où le conseil que répètent tous les encadrants avant l’entrée : marcher, s’immerger progressivement jusqu’à la taille, souffler longuement, attendre que la respiration redevienne régulière avant de s’allonger.</p>\n<p>Ensuite, la circulation se resserre vers le tronc, la peau blanchit, les doigts perdent en dextérité. Chez quelqu’un qui n’est pas entraîné, l’intérêt d’une immersion s’épuise au bout de <strong>trois à cinq minutes</strong>. Rester plus longtemps ne rapporte rien de plus et fait baisser la température centrale.</p>\n<h2>Cent personnes sur le sable un 1er janvier</h2>\n<p>Ce qui frappe quand on regarde ce genre de rassemblement, c’est la composition du groupe. Il y a le noyau des nageurs réguliers, ceux qui vont à l’eau toute l’année et qui entrent sans hésiter. Il y a la famille venue à quatre, dont deux seulement se déshabillent. Il y a le collègue qui a perdu un pari en décembre. Et il y a une bonne moitié de gens qui ne se baigneront plus avant juillet.</p>\n<p>Le bruit aussi surprend. Ce n’est pas silencieux, ce n’est pas non plus le tumulte que décrivent les comptes rendus : des cris courts au moment de l’entrée, beaucoup de rires nerveux, puis un calme assez net une fois tout le monde dans l’eau. Sur la promenade, il y a toujours trois fois plus de spectateurs habillés que de baigneurs.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui marche vraiment dans ce rendez-vous</strong>\n<p>Le groupe. Personne n’entre seul dans une mer à dix degrés le 1er janvier, et le nombre fait franchir le pas à ceux qui hésitent. Le côté collectif explique le succès de ces bains bien mieux que les vertus prêtées à l’eau froide.</p>\n</aside>\n<h2>Se réchauffer, la partie qu’on prépare le moins</h2>\n<p>La chute de température continue plusieurs minutes après la sortie de l’eau, le sang refroidi des extrémités revenant vers le centre. Se rhabiller vite compte donc davantage que rester longtemps dans l’eau. Un bonnet sec, un haut en polaire, un pantalon large qui s’enfile sur des jambes mouillées, une boisson chaude : ceux qui repartent en frissonnant une heure après sont ceux qui ont tout préparé sauf ça.</p>\n<p>Une douche brûlante juste après n’est pas la bonne idée non plus. Le réchauffement passif, à l’air, avec des couches sèches, est plus régulier.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Pour un premier bain</strong>\n<p>Entrer à deux, rester où l’on a pied, viser trois minutes et pas davantage, et prévoir plus de vêtements secs que nécessaire. Une pathologie cardiaque, une hypertension mal contrôlée ou une grossesse justifient un avis médical avant, sans discussion.</p>\n</aside>\n<p>La formule « adieu aux microbes » n’était qu’un titre. Le rendez-vous, lui, tient debout tout seul : un matin de janvier, une plage, cent personnes qui n’auraient rien fait de spécial ce jour-là et qui rentrent chez elles avec quelque chose à raconter. Sur la Côte d’Amour, ces bains du Nouvel An se sont installés depuis une dizaine d’années et se transmettent surtout par le bouche-à-oreille, d’une bande de copains à la suivante.</p>",
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