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    "title": "Ce nouveau trimaran révolutionne-t-il la navigation dans la baie de Pornichet ?",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Non. Un trimaran qui fait ses classes dans la baie de Pornichet ne révolutionne rien du tout, et ceux qui l'arment seraient les premiers à le dire. Au printemps 2024, la presse locale signalait la présence d'un nouveau multicoque venu roder son bateau sur ce plan d'eau. C'est une routine de la voile de course, pas un événement technologique. Ce qui mérite qu'on s'y arrête, c'est plutôt la raison pour laquelle des équipages viennent régulièrement travailler ici plutôt qu'ailleurs.\n\n  **Ce que veut dire faire ses classes**\n\nPour un multicoque neuf, la phase de rodage sert à valider le gréement, à mesurer les efforts réels sur les bras de liaison et à apprendre les réglages du bateau avant les premières courses. On sort par petit temps, puis par vent établi, on rentre, on démonte, on corrige. Cela occupe des semaines, parfois une saison entière, et cela ne produit aucune image spectaculaire.\n\n![Un trimaran de course navigue au large de la baie, voiles établies par vent modéré](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/04/-123.webp)\n\n## Pourquoi cette baie et pas une autre\n\nLa baie du Pouliguen, que tout le monde ici appelle la baie de La Baule, offre un plan d'eau largement ouvert au sud, abrité des houles de nord-ouest par la pointe de Penchâteau, avec peu d'obstacles entre la sortie du port et l'eau libre. Un équipage envoie la toile à quelques centaines de mètres des digues, tourne deux heures et rentre sans avoir perdu une demi-journée en transit.\n\nLe port pèse aussi dans le choix. Avec environ 1 150 places, Pornichet dispose d'une zone technique, d'un élévateur et d'entreprises capables d'intervenir sur du composite. Quand un bateau casse une pièce le mardi, il faut trouver l'atelier le mercredi.\n\n  **Un couloir d'entraînement bien rempli**\n\nEntre Saint-Nazaire, Pornichet, La Trinité et Lorient, la côte concentre une part importante des équipes de course au large françaises. Les multicoques de la baie ne sont pas une curiosité isolée : ils appartiennent à un écosystème d'ateliers, de voileries et de préparateurs installés le long de cette portion de littoral depuis les années 1980.\n\n## Ce que ça change pour ceux qui habitent là\n\nConcrètement, presque rien, et c'est très bien ainsi. Un trimaran à l'entraînement ne modifie ni la fréquentation du port, ni les règles de navigation, ni le tirant d'eau du chenal. Depuis le remblai ou depuis la plage de Sainte-Marguerite, on aperçoit une silhouette basse et large, très rapide dès que le vent forcit, qui disparaît derrière la pointe de Chémoulin au bout de vingt minutes.\n\nPour les plaisanciers, la seule chose à savoir tient en une phrase : un multicoque de course lancé se déplace à trois fois la vitesse d'un voilier de croisière, et ce qui semble loin ne l'est plus au bout d'une minute. En période d'entraînement, mieux vaut lui laisser du champ plutôt que de chercher à le croiser de près pour la photo.\n\n  **Où le voir depuis la terre**\n\nLe meilleur poste d'observation reste la digue du port de Pornichet en fin d'après-midi, à l'heure des retours, ou la pointe de Penchâteau côté Pouliguen quand le vent vient de l'ouest. Des jumelles font plus pour la scène qu'un téléobjectif : à cette distance, l'oeil suit mieux la trajectoire que l'appareil.\n\nSource: [www.ouest-france.fr](https://www.ouest-france.fr/sport/voile/pornichet-ce-nouveau-trimaran-qui-fait-ses-classes-dans-la-baie-d97658b2-015d-11ef-8825-b7a8734f310f)",
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