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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Un festival de bande dessinée qui se tient dans un hippodrome, ça surprend la première fois qu’on le lit sur une affiche. C’est pourtant là, dans les bâtiments de l’hippodrome de Pornichet, que Déam’bulle installe sa cinquième édition les **samedi 5 et dimanche 6 avril 2025**. Ce choix de lieu n’a rien d’anecdotique : il explique la gratuité de l’entrée, la place laissée aux poussettes, et le fait qu’un festival de cette taille puisse tenir sur un seul week-end sans saturer le centre-ville. C’est par là qu’il faut commencer si on veut savoir à quoi ressemble la visite.\n\n  **Les trois informations utiles**\n\nSamedi 5 et dimanche 6 avril 2025, à l’hippodrome de Pornichet. Entrée gratuite, sauf pour les spectacles et les ateliers, qui se réservent séparément. Dédicaces, expositions, ateliers de dessin et espace enfants sur place, avec buvette et petite restauration.\n\n## Pourquoi l’hippodrome et pas la salle des fêtes\n\nUne salle municipale classique aurait imposé de choisir entre les tables de dédicaces et l’espace d’exposition. L’hippodrome, lui, offre de la surface et du parking, ce qui compte beaucoup un dimanche d’avril quand il pleut et que trois cents personnes arrivent en même temps. Les auteurs disposent de vraies tables, les files d’attente ne bloquent pas les allées, et les ateliers peuvent se tenir dans un espace à part, sans que le bruit d’à côté couvre les consignes.\n\nIl y a aussi un effet moins visible. Un hippodrome est un équipement que beaucoup de Pornichétins connaissent pour les courses du mardi ou du jeudi soir, et pas du tout pour la culture. Y poser un festival de BD amène dans le bâtiment des gens qui n’y avaient jamais mis les pieds, et inversement. Sur une commune de 11 000 habitants environ, ce genre de croisement n’est pas rien.\n\n## Ce qu’on y fait concrètement\n\nLe cœur du week-end reste la dédicace. Des auteurs s’installent, on fait la queue avec son album, on repart avec un dessin. C’est lent, c’est le principe, et il vaut mieux arriver tôt pour les noms les plus demandés. Autour, il y a des expositions de planches originales, qui valent le détour même quand on ne connaît pas la série : voir le crayonné sous l’encrage change la façon dont on lit une case.\n\nLes ateliers, eux, se réservent. Ils sont payants et les places partent vite, notamment ceux destinés aux enfants, où l’on repart avec sa propre planche. Des spectacles complètent le programme, également payants. Le reste, circulation, expos, rencontres avec les auteurs, ne coûte rien.\n\n  **Le conseil qui fait gagner une heure**\n\nSi vous venez pour une dédicace précise, arrivez à l’ouverture et repérez la table avant de faire le tour. Les auteurs les plus attendus ferment souvent leur liste dans la matinée. Les expositions, elles, restent accessibles toute la journée : gardez-les pour l’après-midi.\n\n## Le festival commence en classe, plusieurs semaines avant\n\nLa partie la plus intéressante de Déam’bulle ne se joue pas le week-end du festival, mais dans les écoles de la commune, des semaines plus tôt. Des auteurs interviennent en classe, Nicoby parmi eux, et font travailler les élèves sur le découpage, le personnage, la bulle. Les travaux se retrouvent ensuite exposés pendant le festival, ce qui donne aux enfants une raison très concrète de tirer leurs parents jusqu’à l’hippodrome le samedi matin. Nous avions raconté [comment les élèves se mobilisent en amont de l’édition](https://www.nouvelouest.com/pornichet-les-eleves-se-mobilisent-pour-le-prochain-festival-de-bande-dessinee-deambulle.html).\n\nCe travail en amont explique la fréquentation familiale du week-end. Un festival BD qui ne ferait que poser des auteurs derrière des tables attire les collectionneurs et les lecteurs déjà convaincus. Celui-ci amène aussi des familles qui n’achètent qu’un album par an et qui viennent voir le dessin de leur fils punaisé au mur.\n\n## Ce que le festival n’est pas\n\nAutant le dire franchement : Déam’bulle n’est pas Angoulême, et n’essaie pas de l’être. On n’y trouve pas des dizaines de stands d’éditeurs, pas de marché de l’édition, pas de prix qui pèse sur les ventes nationales. C’est un festival de proximité, avec une poignée d’auteurs présents, un public local et quelques visiteurs de la Côte d’Amour qui font le déplacement depuis La Baule ou Saint-Nazaire. Présenté comme tel, il tient très bien la route. Présenté comme un rendez-vous majeur du neuvième art, il décevrait.\n\nLa cinquième édition marque quand même une forme d’installation. Un festival qui passe le cap des cinq ans a trouvé ses bénévoles, ses partenaires et son public, ce qui est la partie difficile. Pornichet a d’ailleurs pris l’habitude de ces rendez-vous culturels réguliers, comme le montre [le bilan des temps forts de l’année 2024 dans la commune](https://www.nouvelouest.com/retrospective-2024-les-moments-marquants-a-pornichet.html).\n\n  **Ce qui fonctionne le mieux**\n\nL’ancrage scolaire. Les ateliers menés en classe avant le festival transforment une sortie culturelle en événement attendu par les enfants, et amènent à l’hippodrome des familles qui ne seraient pas venues autrement.\n\n## Les auteurs, et la question de la diversité des styles\n\nLa programmation mêle des auteurs de bande dessinée franco-belge et des dessinateurs venus d’autres traditions graphiques, notamment asiatiques. C’est le genre de **mélange de styles** qui passe inaperçu sur un programme et qui saute aux yeux dans une exposition : le rapport à la page, au découpage, au noir et blanc n’a rien à voir d’une école à l’autre. Pour un lecteur habitué à un seul type d’album, une heure passée à comparer les planches vaut mieux qu’un long discours sur la richesse du neuvième art. Nous étions déjà revenus sur [l’exposition consacrée à l’auteur Nicoby](https://www.nouvelouest.com/pornichet-rencontrez-nicoby-lauteur-de-bd-lors-dune-exposition-captivante.html).\n\n  **À caler dans l’agenda**\n\nLes 5 et 6 avril 2025, sur deux jours pleins. Les réservations pour les ateliers et les spectacles ouvrent en amont : c’est la seule partie du festival où attendre le dernier moment se paie.\n\n## Avant de partir\n\nL’hippodrome se trouve à l’écart du front de mer, ce qui règle la question du stationnement mais suppose de venir en voiture ou en bus si l’on loge du côté de la plage. Prévoyez de quoi porter les albums achetés, un sac tient mieux qu’une pile sous le bras dans une file de dédicace. Et si vous venez avec de jeunes enfants, l’espace ludique aménagé sur place offre une pause entre deux stands. Le programme détaillé, les horaires et les modalités de réservation sont publiés par la ville, [ici](https://www.pornichet.fr/node/9394).",
    "content_html": "<p>Un festival de bande dessinée qui se tient dans un hippodrome, ça surprend la première fois qu’on le lit sur une affiche. C’est pourtant là, dans les bâtiments de l’hippodrome de Pornichet, que Déam’bulle installe sa cinquième édition les <strong>samedi 5 et dimanche 6 avril 2025</strong>. Ce choix de lieu n’a rien d’anecdotique : il explique la gratuité de l’entrée, la place laissée aux poussettes, et le fait qu’un festival de cette taille puisse tenir sur un seul week-end sans saturer le centre-ville. C’est par là qu’il faut commencer si on veut savoir à quoi ressemble la visite.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Les trois informations utiles</strong>\n<p>Samedi 5 et dimanche 6 avril 2025, à l’hippodrome de Pornichet. Entrée gratuite, sauf pour les spectacles et les ateliers, qui se réservent séparément. Dédicaces, expositions, ateliers de dessin et espace enfants sur place, avec buvette et petite restauration.</p>\n</aside>\n\n<h2>Pourquoi l’hippodrome et pas la salle des fêtes</h2>\n<p>Une salle municipale classique aurait imposé de choisir entre les tables de dédicaces et l’espace d’exposition. L’hippodrome, lui, offre de la surface et du parking, ce qui compte beaucoup un dimanche d’avril quand il pleut et que trois cents personnes arrivent en même temps. Les auteurs disposent de vraies tables, les files d’attente ne bloquent pas les allées, et les ateliers peuvent se tenir dans un espace à part, sans que le bruit d’à côté couvre les consignes.</p>\n<p>Il y a aussi un effet moins visible. Un hippodrome est un équipement que beaucoup de Pornichétins connaissent pour les courses du mardi ou du jeudi soir, et pas du tout pour la culture. Y poser un festival de BD amène dans le bâtiment des gens qui n’y avaient jamais mis les pieds, et inversement. Sur une commune de 11 000 habitants environ, ce genre de croisement n’est pas rien.</p>\n\n<h2>Ce qu’on y fait concrètement</h2>\n<p>Le cœur du week-end reste la dédicace. Des auteurs s’installent, on fait la queue avec son album, on repart avec un dessin. C’est lent, c’est le principe, et il vaut mieux arriver tôt pour les noms les plus demandés. Autour, il y a des expositions de planches originales, qui valent le détour même quand on ne connaît pas la série : voir le crayonné sous l’encrage change la façon dont on lit une case.</p>\n<p>Les ateliers, eux, se réservent. Ils sont payants et les places partent vite, notamment ceux destinés aux enfants, où l’on repart avec sa propre planche. Des spectacles complètent le programme, également payants. Le reste, circulation, expos, rencontres avec les auteurs, ne coûte rien.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Le conseil qui fait gagner une heure</strong>\n<p>Si vous venez pour une dédicace précise, arrivez à l’ouverture et repérez la table avant de faire le tour. Les auteurs les plus attendus ferment souvent leur liste dans la matinée. Les expositions, elles, restent accessibles toute la journée : gardez-les pour l’après-midi.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le festival commence en classe, plusieurs semaines avant</h2>\n<p>La partie la plus intéressante de Déam’bulle ne se joue pas le week-end du festival, mais dans les écoles de la commune, des semaines plus tôt. Des auteurs interviennent en classe, Nicoby parmi eux, et font travailler les élèves sur le découpage, le personnage, la bulle. Les travaux se retrouvent ensuite exposés pendant le festival, ce qui donne aux enfants une raison très concrète de tirer leurs parents jusqu’à l’hippodrome le samedi matin. Nous avions raconté <a href=\"https://www.nouvelouest.com/pornichet-les-eleves-se-mobilisent-pour-le-prochain-festival-de-bande-dessinee-deambulle.html\">comment les élèves se mobilisent en amont de l’édition</a>.</p>\n<p>Ce travail en amont explique la fréquentation familiale du week-end. Un festival BD qui ne ferait que poser des auteurs derrière des tables attire les collectionneurs et les lecteurs déjà convaincus. Celui-ci amène aussi des familles qui n’achètent qu’un album par an et qui viennent voir le dessin de leur fils punaisé au mur.</p>\n\n<h2>Ce que le festival n’est pas</h2>\n<p>Autant le dire franchement : Déam’bulle n’est pas Angoulême, et n’essaie pas de l’être. On n’y trouve pas des dizaines de stands d’éditeurs, pas de marché de l’édition, pas de prix qui pèse sur les ventes nationales. C’est un festival de proximité, avec une poignée d’auteurs présents, un public local et quelques visiteurs de la Côte d’Amour qui font le déplacement depuis La Baule ou Saint-Nazaire. Présenté comme tel, il tient très bien la route. Présenté comme un rendez-vous majeur du neuvième art, il décevrait.</p>\n<p>La cinquième édition marque quand même une forme d’installation. Un festival qui passe le cap des cinq ans a trouvé ses bénévoles, ses partenaires et son public, ce qui est la partie difficile. Pornichet a d’ailleurs pris l’habitude de ces rendez-vous culturels réguliers, comme le montre <a href=\"https://www.nouvelouest.com/retrospective-2024-les-moments-marquants-a-pornichet.html\">le bilan des temps forts de l’année 2024 dans la commune</a>.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui fonctionne le mieux</strong>\n<p>L’ancrage scolaire. Les ateliers menés en classe avant le festival transforment une sortie culturelle en événement attendu par les enfants, et amènent à l’hippodrome des familles qui ne seraient pas venues autrement.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les auteurs, et la question de la diversité des styles</h2>\n<p>La programmation mêle des auteurs de bande dessinée franco-belge et des dessinateurs venus d’autres traditions graphiques, notamment asiatiques. C’est le genre de <strong>mélange de styles</strong> qui passe inaperçu sur un programme et qui saute aux yeux dans une exposition : le rapport à la page, au découpage, au noir et blanc n’a rien à voir d’une école à l’autre. Pour un lecteur habitué à un seul type d’album, une heure passée à comparer les planches vaut mieux qu’un long discours sur la richesse du neuvième art. Nous étions déjà revenus sur <a href=\"https://www.nouvelouest.com/pornichet-rencontrez-nicoby-lauteur-de-bd-lors-dune-exposition-captivante.html\">l’exposition consacrée à l’auteur Nicoby</a>.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>À caler dans l’agenda</strong>\n<p>Les 5 et 6 avril 2025, sur deux jours pleins. Les réservations pour les ateliers et les spectacles ouvrent en amont : c’est la seule partie du festival où attendre le dernier moment se paie.</p>\n</aside>\n\n<h2>Avant de partir</h2>\n<p>L’hippodrome se trouve à l’écart du front de mer, ce qui règle la question du stationnement mais suppose de venir en voiture ou en bus si l’on loge du côté de la plage. Prévoyez de quoi porter les albums achetés, un sac tient mieux qu’une pile sous le bras dans une file de dédicace. Et si vous venez avec de jeunes enfants, l’espace ludique aménagé sur place offre une pause entre deux stands. Le programme détaillé, les horaires et les modalités de réservation sont publiés par la ville, <a href=\"https://www.pornichet.fr/node/9394\">ici</a>.</p>",
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