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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Un « paradis écologique », ça ne veut rien dire, et le problème de ce genre de promesse c'est qu'elle pousse à commencer par le mauvais bout. La plupart des gens attaquent par les ampoules et les multiprises à interrupteur, parce que c'est facile et immédiat, puis s'arrêtent là. Or dans une maison de la Côte d'Amour, l'éclairage pèse quelques pour cent de la facture quand le chauffage en pèse les deux tiers. Cet article prend donc la question par l'ordre des dépenses : que faire en premier, avec quel budget, et pour quel gain réel. Le classement n'a rien d'intuitif.\n\n  **Où part la chaleur**\n\nDans une maison mal isolée, l'ADEME situe les déperditions autour de 25 à 30 % par la toiture, 20 à 25 % par les murs, autant par le renouvellement d'air et les fuites, 10 à 15 % par les fenêtres, le reste par le plancher bas et les ponts thermiques. La toiture arrive donc largement en tête, et c'est aussi le poste le moins cher à traiter au mètre carré.\n\n## Premier euro : les combles\n\nIsoler des combles perdus reste l'opération la plus rentable du bâtiment résidentiel, et de loin. On souffle de la laine minérale ou de la ouate de cellulose sur le plancher haut, une journée de chantier suffit pour une maison de plain-pied, et le coût au mètre carré se compte en dizaines d'euros posé. À côté, un chantier de mur par l'extérieur se chiffre autour de cent cinquante à deux cents euros du mètre carré.\n\nSur les pavillons des années 1960 et 1970 qu'on trouve derrière la côte, entre Pornichet et Saint-Nazaire, les combles ont souvent reçu dix centimètres de laine de verre à la construction. Elle s'est tassée, elle est grise, elle ne fait plus grand-chose. Passer à trente centimètres change la sensation dès le premier hiver, en particulier dans les chambres à l'étage.\n\n## Deuxième euro : l'air qui passe\n\nPersonne n'en parle et pourtant les fuites d'air pèsent autant que les murs. Bas de porte, trappe de comble, passages de gaines dans les cloisons, coffres de volets roulants, entrées de câbles au tableau. Le coffre de volet roulant est le champion toutes catégories : un volume ouvert sur l'extérieur, juste au-dessus de la fenêtre, en général sans le moindre isolant.\n\nLe test coûte zéro euro et se fait un jour de vent, ce qui, ici, arrive assez souvent. On promène une bougie ou un simple bâton d'encens le long des menuiseries et des plinthes, fenêtres fermées, et on note où la flamme se couche. Un rouleau de joint mousse et une bombe de mousse expansive traitent ensuite la moitié des points repérés pour le prix d'un plein d'essence.\n\nUne réserve, quand même : une maison qu'on rend étanche doit respirer par ailleurs. Si vous bouchez tout sans ventilation mécanique, vous récupérez de la condensation dans les angles et des moisissures derrière les meubles. Les entrées d'air des menuiseries ne se calfeutrent pas.\n\n  **Le geste gratuit qui marche vraiment**\n\nBaisser le thermostat d'un degré fait baisser la consommation de chauffage d'environ 7 %. La consigne réglementaire est de 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans les chambres. Beaucoup de logements tournent à 21 ou 22 °C sans que personne ne l'ait décidé.\n\n## Troisième euro : la façon dont vous chauffez\n\nSur la presqu'île, le convecteur électrique domine encore largement dans les maisons construites avant 1990, et les résidences secondaires transformées en logement principal traînent parfois des grille-pain d'origine. Remplacer un convecteur par un modèle à inertie n'apporte pas grand-chose sur le compteur, contrairement à ce qu'on lit partout : c'est du confort, pas de l'économie. Le rendement d'une résistance est de 100 %, quelle que soit sa carrosserie.\n\nLe vrai saut se fait avec une pompe à chaleur, air-air ou air-eau, qui restitue trois à quatre kilowattheures de chaleur pour un kilowattheure consommé. Le climat océanique de la Loire-Atlantique lui va bien : les hivers y sont doux, et le coefficient de performance d'une pompe à chaleur s'effondre surtout par grand froid, ce qu'on connaît peu ici. En revanche l'air marin attaque l'unité extérieure. Prévoyez un modèle traité contre la corrosion saline et un rinçage à l'eau douce de temps en temps si vous êtes à moins d'un kilomètre du rivage.\n\n## Le solaire, oui, mais pas en premier\n\nPoser des panneaux sur une maison passoire revient à remplir un seau percé. L'ordre logique reste isolation, puis ventilation, puis production. Cela dit, une fois le bâti tenu, l'autoconsommation photovoltaïque a du sens sur cette côte : on y compte de bonnes heures d'ensoleillement pour une latitude de 47 degrés, autour de 1 100 kWh produits par an et par kilowatt-crête installé.\n\nLe calcul se fait sur ce que vous consommez pendant la journée, pas sur ce que vous produisez. Un couple absent de 8 h à 19 h autoconsomme mal, sauf à décaler le chauffe-eau et le lave-linge en milieu de journée. Un retraité, un télétravailleur ou une famille avec des enfants à la maison le mercredi, c'est autre chose.\n\n  **Avant de signer quoi que ce soit**\n\nFaites établir au moins trois devis par des entreprises certifiées RGE, condition d'accès à MaPrimeRénov' et aux certificats d'économies d'énergie. Et méfiez-vous du démarchage téléphonique sur l'isolation et les pompes à chaleur : il est interdit depuis 2023, une entreprise qui vous appelle sans que vous l'ayez sollicitée est déjà hors des clous.\n\n## Les petits gestes, à leur juste place\n\nLes LED, le séchage à l'air libre, la machine remplie, la multiprise coupée la nuit : tout ça est vrai, tout ça se garde, et tout ça représente quelques dizaines d'euros par an. Ce sont des habitudes, pas un plan de rénovation. Les mettre sur le même plan qu'une isolation de combles, comme le font la plupart des listes de conseils, brouille complètement la hiérarchie.\n\nSi vous ne deviez retenir qu'une chose : commencez par un audit énergétique ou au minimum un DPE récent, faites chiffrer la toiture, et gardez les gestes du quotidien pour ce qu'ils sont, un accompagnement du reste.\n\n  **L'ordre à suivre**\n\nCombles, puis fuites d'air, puis ventilation, puis murs et menuiseries, puis système de chauffage, puis production solaire. Prendre ces étapes dans le désordre coûte plus cher pour un résultat moindre, et c'est l'erreur la plus fréquente sur les chantiers de rénovation.",
    "content_html": "<p>Un « paradis écologique », ça ne veut rien dire, et le problème de ce genre de promesse c'est qu'elle pousse à commencer par le mauvais bout. La plupart des gens attaquent par les ampoules et les multiprises à interrupteur, parce que c'est facile et immédiat, puis s'arrêtent là. Or dans une maison de la Côte d'Amour, l'éclairage pèse quelques pour cent de la facture quand le chauffage en pèse les deux tiers. Cet article prend donc la question par l'ordre des dépenses : que faire en premier, avec quel budget, et pour quel gain réel. Le classement n'a rien d'intuitif.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Où part la chaleur</strong>\n<p>Dans une maison mal isolée, l'ADEME situe les déperditions autour de 25 à 30 % par la toiture, 20 à 25 % par les murs, autant par le renouvellement d'air et les fuites, 10 à 15 % par les fenêtres, le reste par le plancher bas et les ponts thermiques. La toiture arrive donc largement en tête, et c'est aussi le poste le moins cher à traiter au mètre carré.</p>\n</aside>\n\n<h2>Premier euro : les combles</h2>\n<p>Isoler des combles perdus reste l'opération la plus rentable du bâtiment résidentiel, et de loin. On souffle de la laine minérale ou de la ouate de cellulose sur le plancher haut, une journée de chantier suffit pour une maison de plain-pied, et le coût au mètre carré se compte en dizaines d'euros posé. À côté, un chantier de mur par l'extérieur se chiffre autour de cent cinquante à deux cents euros du mètre carré.</p>\n<p>Sur les pavillons des années 1960 et 1970 qu'on trouve derrière la côte, entre Pornichet et Saint-Nazaire, les combles ont souvent reçu dix centimètres de laine de verre à la construction. Elle s'est tassée, elle est grise, elle ne fait plus grand-chose. Passer à trente centimètres change la sensation dès le premier hiver, en particulier dans les chambres à l'étage.</p>\n\n<h2>Deuxième euro : l'air qui passe</h2>\n<p>Personne n'en parle et pourtant les fuites d'air pèsent autant que les murs. Bas de porte, trappe de comble, passages de gaines dans les cloisons, coffres de volets roulants, entrées de câbles au tableau. Le coffre de volet roulant est le champion toutes catégories : un volume ouvert sur l'extérieur, juste au-dessus de la fenêtre, en général sans le moindre isolant.</p>\n<p>Le test coûte zéro euro et se fait un jour de vent, ce qui, ici, arrive assez souvent. On promène une bougie ou un simple bâton d'encens le long des menuiseries et des plinthes, fenêtres fermées, et on note où la flamme se couche. Un rouleau de joint mousse et une bombe de mousse expansive traitent ensuite la moitié des points repérés pour le prix d'un plein d'essence.</p>\n<p>Une réserve, quand même : une maison qu'on rend étanche doit respirer par ailleurs. Si vous bouchez tout sans ventilation mécanique, vous récupérez de la condensation dans les angles et des moisissures derrière les meubles. Les entrées d'air des menuiseries ne se calfeutrent pas.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le geste gratuit qui marche vraiment</strong>\n<p>Baisser le thermostat d'un degré fait baisser la consommation de chauffage d'environ 7 %. La consigne réglementaire est de 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans les chambres. Beaucoup de logements tournent à 21 ou 22 °C sans que personne ne l'ait décidé.</p>\n</aside>\n\n<h2>Troisième euro : la façon dont vous chauffez</h2>\n<p>Sur la presqu'île, le convecteur électrique domine encore largement dans les maisons construites avant 1990, et les résidences secondaires transformées en logement principal traînent parfois des grille-pain d'origine. Remplacer un convecteur par un modèle à inertie n'apporte pas grand-chose sur le compteur, contrairement à ce qu'on lit partout : c'est du confort, pas de l'économie. Le rendement d'une résistance est de 100 %, quelle que soit sa carrosserie.</p>\n<p>Le vrai saut se fait avec une pompe à chaleur, air-air ou air-eau, qui restitue trois à quatre kilowattheures de chaleur pour un kilowattheure consommé. Le climat océanique de la Loire-Atlantique lui va bien : les hivers y sont doux, et le coefficient de performance d'une pompe à chaleur s'effondre surtout par grand froid, ce qu'on connaît peu ici. En revanche l'air marin attaque l'unité extérieure. Prévoyez un modèle traité contre la corrosion saline et un rinçage à l'eau douce de temps en temps si vous êtes à moins d'un kilomètre du rivage.</p>\n\n<h2>Le solaire, oui, mais pas en premier</h2>\n<p>Poser des panneaux sur une maison passoire revient à remplir un seau percé. L'ordre logique reste isolation, puis ventilation, puis production. Cela dit, une fois le bâti tenu, l'autoconsommation photovoltaïque a du sens sur cette côte : on y compte de bonnes heures d'ensoleillement pour une latitude de 47 degrés, autour de 1 100 kWh produits par an et par kilowatt-crête installé.</p>\n<p>Le calcul se fait sur ce que vous consommez pendant la journée, pas sur ce que vous produisez. Un couple absent de 8 h à 19 h autoconsomme mal, sauf à décaler le chauffe-eau et le lave-linge en milieu de journée. Un retraité, un télétravailleur ou une famille avec des enfants à la maison le mercredi, c'est autre chose.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Avant de signer quoi que ce soit</strong>\n<p>Faites établir au moins trois devis par des entreprises certifiées RGE, condition d'accès à MaPrimeRénov' et aux certificats d'économies d'énergie. Et méfiez-vous du démarchage téléphonique sur l'isolation et les pompes à chaleur : il est interdit depuis 2023, une entreprise qui vous appelle sans que vous l'ayez sollicitée est déjà hors des clous.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les petits gestes, à leur juste place</h2>\n<p>Les LED, le séchage à l'air libre, la machine remplie, la multiprise coupée la nuit : tout ça est vrai, tout ça se garde, et tout ça représente quelques dizaines d'euros par an. Ce sont des habitudes, pas un plan de rénovation. Les mettre sur le même plan qu'une isolation de combles, comme le font la plupart des listes de conseils, brouille complètement la hiérarchie.</p>\n<p>Si vous ne deviez retenir qu'une chose : commencez par un audit énergétique ou au minimum un DPE récent, faites chiffrer la toiture, et gardez les gestes du quotidien pour ce qu'ils sont, un accompagnement du reste.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>L'ordre à suivre</strong>\n<p>Combles, puis fuites d'air, puis ventilation, puis murs et menuiseries, puis système de chauffage, puis production solaire. Prendre ces étapes dans le désordre coûte plus cher pour un résultat moindre, et c'est l'erreur la plus fréquente sur les chantiers de rénovation.</p>\n</aside>",
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