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    "title": "Découvrez combien vous pourriez économiser avec une pompe à chaleur air/air en 2022 !",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "En 2022, la question de la pompe à chaleur air/air ne se posait plus dans les mêmes termes que deux ans plus tôt. Le bouclier tarifaire avait limité à 4 % la hausse du tarif réglementé de l'électricité en février, alors qu'elle aurait dépassé 30 % sans lui, et tout le monde savait que le plafond finirait par sauter. Les devis de pompes à chaleur ont explosé cet hiver-là, souvent chez des gens qui n'avaient jamais fait le calcul. Reprenons-le donc, avec les chiffres de l'époque, et sur le seul cas où il donnait un résultat franchement favorable : le remplacement de convecteurs électriques.\n\n## Ce que la machine fait de l'électricité qu'elle consomme\n\nUn convecteur transforme **1 kWh d'électricité en 1 kWh de chaleur**. C'est un plafond physique, aucune marque ne fait mieux. Une pompe à chaleur air/air ne produit pas de chaleur, elle la **déplace** : une unité extérieure prélève des calories dans l'air, un fluide frigorigène les transporte, des unités intérieures les relâchent dans les pièces. Le compresseur consomme de l'électricité pour faire circuler tout ça, et le rapport entre la chaleur rendue et l'électricité absorbée tourne entre 3 et 4 sur une saison entière.\n\nCe rapport dépend beaucoup de la température extérieure, ce qui donne un avantage réel au littoral atlantique. À Saint-Nazaire, la moyenne des minimales de janvier tourne autour de 4 degrés et les journées de gel se comptent sur les doigts d'une main la plupart des hivers. Une PAC air/air y travaille presque toujours dans sa zone de bon rendement, alors que la même machine installée en Haute-Loire passe des semaines en dessous de son point de bascule.\n\n  **Le calcul, avec les prix de 2022**\n\nUne maison de 100 m2 chauffée aux convecteurs consommait environ 12 000 kWh par an pour le chauffage seul, soit près de 2 100 euros au tarif réglementé de l'époque, autour de 0,17 euro le kWh. Avec un coefficient de performance saisonnier de 3,5, la même chaleur revenait à environ 3 400 kWh, soit 580 euros. Écart annuel : de l'ordre de 1 500 euros.\n\n## Là où le calcul ne tenait pas\n\nCe chiffre de 1 500 euros circulait beaucoup en 2022, y compris chez des installateurs qui l'appliquaient à n'importe quel logement. Il ne valait que pour le point de départ le plus défavorable, c'est-à-dire l'électrique direct.\n\nSur une maison déjà chauffée au gaz de ville, l'écart fondait, parce que le kWh de gaz était lui aussi sous bouclier tarifaire et coûtait bien moins cher au kilowattheure utile. Sur une maison mal isolée, le gain existait, mais la machine devait être plus puissante, donc plus chère, et tournait plus souvent à pleine charge, donc à un rendement inférieur à celui de la fiche technique. Et dans une maison où l'on ne chauffait que deux pièces, l'installation multisplit revenait à équiper des pièces qu'on ne chauffait pas.\n\n  **L'argument qui ne valait rien**\n\n« Vous rentabilisez en trois ans » a été entendu partout durant l'hiver 2022. Sur une installation à 10 000 euros et un gain de 1 500 euros par an, le retour se situait entre six et sept ans, entretien déduit, et davantage si le logement partait d'autre chose que du convecteur. Trois ans supposait un gain annuel de 3 300 euros, soit une facture de chauffage que très peu de foyers avaient.\n\n## Les postes que les devis oubliaient\n\nUne pompe à chaleur air/air demande un entretien. Nettoyage des filtres des unités intérieures toutes les trois semaines en saison, et contrôle annuel par un professionnel, facturé entre 120 et 200 euros. Au-delà d'une certaine charge de fluide frigorigène, ce contrôle devient obligatoire.\n\nIl y a aussi la corrosion, sujet local. Une unité extérieure posée face au large, sur le front de mer de Pornichet ou sur les hauteurs de La Baule, prend du sel en continu. Les modèles sans traitement anticorrosion des batteries perdent en efficacité en quelques années, et le remplacement de l'échangeur coûte cher. Un rinçage à l'eau douce au printemps et à l'automne repousse le problème de plusieurs années.\n\nDernier poste, le plus discret : la climatisation. Une machine réversible finit toujours par servir en été, et cette consommation-là n'existait pas avant. Comptez quelques dizaines d'euros par saison sur la côte, davantage à l'intérieur des terres.\n\n  **Ce que 2022 a changé sur les délais**\n\nLes installateurs étaient débordés dès septembre 2022, et les délais de pose annoncés dépassaient couramment trois mois sur le secteur nazairien, contre quelques semaines les années précédentes. Ceux qui ont signé au printemps ont été chauffés pour l'hiver, les autres ont attendu.\n\n## Les réglages qui faisaient la différence\n\nLa consigne d'abord. Une pièce de vie à 19 ou 20 degrés en hiver, des chambres à 17, et l'on gagne environ 7 % de consommation par degré non chauffé. C'est le levier le plus efficace, et il est gratuit.\n\nLe mode de fonctionnement ensuite. Sur une PAC, couper franchement pendant la journée puis relancer à fond le soir coûte plus cher qu'un abaissement de deux ou trois degrés : la remise en température se fait à pleine puissance, dans la zone où le rendement est le moins bon. Les modes Économie et Nuit des télécommandes servent précisément à cela.\n\nL'isolation enfin. Une PAC posée sur des combles non isolés chauffe le ciel avec un meilleur rendement, ce qui reste du gaspillage. Un tiers des pertes d'une maison ancienne part par la toiture, et l'isolation des combles perdus coûtait alors une fraction du prix de la pompe à chaleur.\n\n  **Le cas où ça valait clairement le coup**\n\nMaison des années 1970 ou 1980 sur la Côte d'Amour, chauffage par convecteurs, combles déjà isolés, occupation à l'année. Là, la PAC air/air divisait la facture de chauffage par trois, se remboursait en six ou sept ans, et apportait la climatisation en prime. Partout ailleurs, il fallait sortir la calculette avant de signer.\n\nUn mot sur ce qu'on ne pouvait pas savoir alors. Les projections faites fin 2022 reposaient sur des prix de l'électricité maintenus artificiellement bas et sur un bouclier tarifaire présenté comme provisoire. Les devis signés cet hiver-là ont été calculés sur une hypothèse, pas sur une certitude. C'est la limite de tout calcul de rentabilité en période de crise énergétique, et cela n'enlève rien au raisonnement de fond : la PAC air/air reste intéressante quand elle remplace du convecteur dans un logement isolé, et discutable partout ailleurs.",
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Une pompe à chaleur air/air ne produit pas de chaleur, elle la <strong>déplace</strong> : une unité extérieure prélève des calories dans l'air, un fluide frigorigène les transporte, des unités intérieures les relâchent dans les pièces. Le compresseur consomme de l'électricité pour faire circuler tout ça, et le rapport entre la chaleur rendue et l'électricité absorbée tourne entre 3 et 4 sur une saison entière.</p>\n<p>Ce rapport dépend beaucoup de la température extérieure, ce qui donne un avantage réel au littoral atlantique. À Saint-Nazaire, la moyenne des minimales de janvier tourne autour de 4 degrés et les journées de gel se comptent sur les doigts d'une main la plupart des hivers. Une PAC air/air y travaille presque toujours dans sa zone de bon rendement, alors que la même machine installée en Haute-Loire passe des semaines en dessous de son point de bascule.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Le calcul, avec les prix de 2022</strong>\n<p>Une maison de 100 m2 chauffée aux convecteurs consommait environ 12 000 kWh par an pour le chauffage seul, soit près de 2 100 euros au tarif réglementé de l'époque, autour de 0,17 euro le kWh. Avec un coefficient de performance saisonnier de 3,5, la même chaleur revenait à environ 3 400 kWh, soit 580 euros. Écart annuel : de l'ordre de 1 500 euros.</p>\n</aside>\n\n<h2>Là où le calcul ne tenait pas</h2>\n<p>Ce chiffre de 1 500 euros circulait beaucoup en 2022, y compris chez des installateurs qui l'appliquaient à n'importe quel logement. Il ne valait que pour le point de départ le plus défavorable, c'est-à-dire l'électrique direct.</p>\n<p>Sur une maison déjà chauffée au gaz de ville, l'écart fondait, parce que le kWh de gaz était lui aussi sous bouclier tarifaire et coûtait bien moins cher au kilowattheure utile. Sur une maison mal isolée, le gain existait, mais la machine devait être plus puissante, donc plus chère, et tournait plus souvent à pleine charge, donc à un rendement inférieur à celui de la fiche technique. Et dans une maison où l'on ne chauffait que deux pièces, l'installation multisplit revenait à équiper des pièces qu'on ne chauffait pas.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>L'argument qui ne valait rien</strong>\n<p>« Vous rentabilisez en trois ans » a été entendu partout durant l'hiver 2022. Sur une installation à 10 000 euros et un gain de 1 500 euros par an, le retour se situait entre six et sept ans, entretien déduit, et davantage si le logement partait d'autre chose que du convecteur. Trois ans supposait un gain annuel de 3 300 euros, soit une facture de chauffage que très peu de foyers avaient.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les postes que les devis oubliaient</h2>\n<p>Une pompe à chaleur air/air demande un entretien. Nettoyage des filtres des unités intérieures toutes les trois semaines en saison, et contrôle annuel par un professionnel, facturé entre 120 et 200 euros. Au-delà d'une certaine charge de fluide frigorigène, ce contrôle devient obligatoire.</p>\n<p>Il y a aussi la corrosion, sujet local. Une unité extérieure posée face au large, sur le front de mer de Pornichet ou sur les hauteurs de La Baule, prend du sel en continu. Les modèles sans traitement anticorrosion des batteries perdent en efficacité en quelques années, et le remplacement de l'échangeur coûte cher. Un rinçage à l'eau douce au printemps et à l'automne repousse le problème de plusieurs années.</p>\n<p>Dernier poste, le plus discret : la climatisation. Une machine réversible finit toujours par servir en été, et cette consommation-là n'existait pas avant. Comptez quelques dizaines d'euros par saison sur la côte, davantage à l'intérieur des terres.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Ce que 2022 a changé sur les délais</strong>\n<p>Les installateurs étaient débordés dès septembre 2022, et les délais de pose annoncés dépassaient couramment trois mois sur le secteur nazairien, contre quelques semaines les années précédentes. Ceux qui ont signé au printemps ont été chauffés pour l'hiver, les autres ont attendu.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les réglages qui faisaient la différence</h2>\n<p>La consigne d'abord. Une pièce de vie à 19 ou 20 degrés en hiver, des chambres à 17, et l'on gagne environ 7 % de consommation par degré non chauffé. C'est le levier le plus efficace, et il est gratuit.</p>\n<p>Le mode de fonctionnement ensuite. Sur une PAC, couper franchement pendant la journée puis relancer à fond le soir coûte plus cher qu'un abaissement de deux ou trois degrés : la remise en température se fait à pleine puissance, dans la zone où le rendement est le moins bon. Les modes Économie et Nuit des télécommandes servent précisément à cela.</p>\n<p>L'isolation enfin. Une PAC posée sur des combles non isolés chauffe le ciel avec un meilleur rendement, ce qui reste du gaspillage. Un tiers des pertes d'une maison ancienne part par la toiture, et l'isolation des combles perdus coûtait alors une fraction du prix de la pompe à chaleur.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le cas où ça valait clairement le coup</strong>\n<p>Maison des années 1970 ou 1980 sur la Côte d'Amour, chauffage par convecteurs, combles déjà isolés, occupation à l'année. Là, la PAC air/air divisait la facture de chauffage par trois, se remboursait en six ou sept ans, et apportait la climatisation en prime. Partout ailleurs, il fallait sortir la calculette avant de signer.</p>\n</aside>\n\n<p>Un mot sur ce qu'on ne pouvait pas savoir alors. Les projections faites fin 2022 reposaient sur des prix de l'électricité maintenus artificiellement bas et sur un bouclier tarifaire présenté comme provisoire. Les devis signés cet hiver-là ont été calculés sur une hypothèse, pas sur une certitude. C'est la limite de tout calcul de rentabilité en période de crise énergétique, et cela n'enlève rien au raisonnement de fond : la PAC air/air reste intéressante quand elle remplace du convecteur dans un logement isolé, et discutable partout ailleurs.</p>",
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