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    "title": "Découvrez les plantations parfaites pour votre oasis de verdure en juin : fleurs, légumes et arbustes à ne pas manquer !",
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    "content_markdown": "**Juin est un mois de rattrapage, pas un mois de plantation**. La moitié de ce qu'on aurait voulu mettre en terre aurait dû l'être six semaines plus tôt, et ce qu'on plante maintenant devra passer son premier été à s'enraciner pendant que le sol chauffe. Ça ne veut pas dire qu'il faut renoncer : ça veut dire qu'on ne choisit pas les mêmes plantes qu'en avril, et qu'on accepte d'arroser. Sur la côte, entre le sable, le vent et les arrêtés de restriction d'eau, cette deuxième condition pèse plus lourd que la première.\n\n## Ce qu'il est trop tard pour semer\n\nAutant commencer par là, ça évite des déceptions. Les pois et les fèves sont hors saison : semés en juin, ils montent en fleur sans produire dès que la température dépasse 25 degrés. Les radis de printemps deviennent piquants et creux. Les tomates semées maintenant n'auront pas le temps de mûrir avant octobre, même si des plants déjà formés, achetés en godet jusqu'à la mi-juin, donnent encore une récolte correcte.\n\nMême logique côté ornement. Les bulbes de printemps (tulipes, narcisses, jacinthes) se plantent en octobre et novembre, pas maintenant. Les tubercules de dahlia se mettent en terre en avril et mai ; en juin on n'achète plus des tubercules mais des plants déjà démarrés en conteneur, plus chers, mais qui fleuriront en août.\n\n  **Les faux départs de juin**\n\nPois, fèves et radis de printemps montent en graine dès que le thermomètre passe 25 degrés. Les tomates en semis n'arrivent plus à maturité. Les bulbes de printemps attendront octobre. Pour les dahlias, achetez des plants en conteneur plutôt que des tubercules : la floraison arrivera en août au lieu de ne jamais venir.\n\n## Le potager de juin : les semis qui tiennent encore\n\n**Les haricots verts sont le meilleur choix du mois**. Semés en poquets de cinq ou six graines tous les 40 cm, ils lèvent en une semaine dans un sol à 18 degrés et se récoltent au bout de cinquante à soixante jours. Un semis du 10 juin donne des gousses vers le 5 août. En échelonnant trois semis à quinze jours d'écart, on tient jusqu'aux premières fraîcheurs d'octobre.\n\nLes courgettes plantées en godet en juin rattrapent presque celles de mai : la plante pousse vite quand le sol est chaud. Deux pieds suffisent largement pour une famille, ce que tout le monde comprend vers le 20 juillet, quand le troisième pied produit sa dixième courgette de la semaine.\n\nJuin est aussi le mois des légumes d'hiver, ce que l'on oublie souvent parce qu'on pense récolte immédiate. Les poireaux d'hiver se plantent de juin à mi-juillet, les choux d'hiver et les chicorées de la même façon, les carottes de conservation se sèment jusqu'à la mi-juillet. Ce sont ces plantations-là qui rempliront le panier en janvier.\n\n### Salades et aromatiques, à condition de les mettre à l'ombre\n\nLes laitues semées en juin germent mal au-delà de 25 degrés : la graine entre en dormance. La parade consiste à semer en fin de journée, dans un sillon arrosé la veille, et à couvrir d'un voile d'ombrage le temps de la levée. Les batavias et les feuilles de chêne tiennent mieux la chaleur que les laitues pommées. Côté aromatiques, le basilic, la ciboulette et le persil se plantent sans difficulté en juin ; le persil met trois semaines à lever, il ne faut pas conclure trop vite à un échec.\n\n![Massif de fleurs d'été en pleine floraison dans un jardin de bord de mer](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2023/06/decouvrez-les-plantations-parfaites-pour-votre-oasis-de-verdure-en-juin-fleurs-legumes-et-arbustes-a-ne-pas-manquer-1.webp)\n\n  **Le trio qui marche en juin**\n\nHaricots verts en semis échelonnés tous les quinze jours, courgettes en godet, poireaux d'hiver en plantation. Un semis de haricots du 10 juin se récolte vers le 5 août. Les poireaux mis en terre maintenant se ramassent entre novembre et mars, quand le potager ne donne plus grand-chose d'autre.\n\n## Les fleurs qui supportent d'être plantées en pleine chaleur\n\nLe critère n'est pas la beauté, c'est la reprise. Une plante installée en juin doit fabriquer ses racines pendant que ses feuilles transpirent, ce qui élimine tout ce qui est fragile ou en fleur au moment de la plantation.\n\nPour les coins ombragés, les bégonias tubéreux et les impatiens de Nouvelle-Guinée restent le choix le plus sûr. Ils fleurissent sans soleil direct, ce qui règle le problème des massifs sous les arbres et des façades nord, nombreuses dans les rues étroites des centres-bourgs. Les fuchsias tiennent aussi très bien en pot à mi-ombre.\n\nEn plein soleil et en sol sableux, les gauras, les gaillardes, les agapanthes et les sauges arbustives supportent la sécheresse une fois installées. Les agapanthes, en particulier, sont chez elles sur le littoral : elles encaissent le vent salé et les sols pauvres, et fleurissent en juillet et août. Les cosmos et les zinnias, semés directement en place début juin, fleurissent à partir de fin juillet et jusqu'aux gelées, pour le prix d'un sachet de graines.\n\n### Le vent salé, contrainte locale numéro un\n\nÀ moins d'un kilomètre du trait de côte, les embruns brûlent le feuillage des espèces sensibles, surtout après un coup de vent d'ouest. Les massifs exposés demandent des plantes qui l'acceptent : tamaris, escallonia, eleagnus, griselinia, atriplex. Une haie brise-vent de ces espèces protège tout ce qui pousse derrière elle sur une distance égale à dix fois sa hauteur, ce qui change complètement la donne dans un jardin de lotissement.\n\n  **À moins d'un kilomètre de la mer**\n\nLes embruns d'ouest brûlent le feuillage des espèces sensibles en une nuit de coup de vent. Tamaris, escallonia, eleagnus et griselinia encaissent. Une haie brise-vent protège une bande de jardin égale à dix fois sa hauteur : une haie de 2 mètres met 20 mètres de terrain à l'abri.\n\n## Les arbustes, à planter maintenant seulement si l'on arrose\n\nUn arbuste vendu en conteneur peut techniquement se planter toute l'année. Dans les faits, une plantation de juin demande un arrosage suivi pendant tout le premier été, à raison de dix litres par semaine et par pied, en une seule fois plutôt qu'en petites doses quotidiennes, pour que l'eau descende là où les racines vont aller.\n\nLes hortensias illustrent bien le problème. Ils poussent parfaitement dans la région, en terre acide et à mi-ombre, mais leurs grandes feuilles transpirent énormément et un pied planté en juin flétrit au premier jour de vent chaud. Si vous en avez la possibilité, **attendez octobre** : les pluies d'automne font le travail à votre place et la reprise est bien meilleure. Même remarque pour le forsythia, souvent conseillé en juin dans les listes de plantation, alors qu'il fleurit en mars sur le bois de l'année précédente et n'a rien à gagner à être installé en pleine chaleur.\n\nLes arbustes qui acceptent le mieux une plantation estivale sont ceux au feuillage coriace et à petites feuilles : lavandes, romarins, cistes, santolines, escallonias. Ils viennent de milieux secs et perdent peu d'eau, ce qui leur permet de s'installer pendant l'été.\n\n![Rangs de légumes du potager prêts à être récoltés en été](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2023/06/decouvrez-les-plantations-parfaites-pour-votre-oasis-de-verdure-en-juin-fleurs-legumes-et-arbustes-a-ne-pas-manquer-2.webp)\n\n  **Arroser moins souvent, mais davantage**\n\n**Dix litres par pied et par semaine, en une seule fois**, valent mieux que deux litres tous les jours : l'eau descend à 20 ou 30 cm et les racines suivent. Arrosez le soir après 20 h, et paillez sur 7 à 10 cm. Un paillage de tontes séchées ou de broyat divise par deux les besoins en eau d'un massif.\n\nReste le cas des plantes en pot, qui concernent beaucoup de jardins de bourg et de terrasses en front de mer. En juin, un pot de 30 cm exposé au sud sèche en une journée et demie, et l'eau qu'on y verse ressort par le fond sans avoir mouillé la motte quand la terre s'est rétractée. Le réflexe utile consiste à plonger le pot entier dans une bassine un quart d'heure, une fois par semaine, plutôt que d'ajouter un arrosoir par-dessus. Les soucoupes, elles, sont à vider : l'eau qui stagne dessous asphyxie les racines et attire les moustiques.\n\n## Le sol sableux, l'autre sujet dont personne ne parle\n\nUne grande partie des jardins de la Côte d'Amour repose sur du sable ou du limon sableux. L'eau y descend en quelques minutes et emporte les éléments nutritifs avec elle. Un arrosage abondant sur ce type de sol traverse la zone racinaire sans s'y arrêter, ce qui explique bien des plantations ratées malgré des arrosages consciencieux.\n\nDeux gestes corrigent le tir. Le premier consiste à incorporer du compost mûr à la plantation, deux ou trois pelletées par trou, pour donner au sable la capacité de retenir l'eau qui lui manque. Le second est le paillage, qui limite l'évaporation en surface. Sur un sol nu exposé plein sud en juillet, la couche superficielle sèche en une journée ; sous 8 cm de broyat, elle reste humide trois à quatre jours.\n\nUn mot enfin sur les restrictions : en été, les arrêtés préfectoraux limitent régulièrement l'arrosage des jardins à certaines plages horaires, voire l'interdisent. Ce paramètre devrait entrer dans le choix des plantes autant que la couleur des fleurs. Planter en juin des espèces qui réclament de l'eau tous les deux jours, c'est prendre le risque de les perdre en août sur décision préfectorale.",
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Les tomates semées maintenant n'auront pas le temps de mûrir avant octobre, même si des plants déjà formés, achetés en godet jusqu'à la mi-juin, donnent encore une récolte correcte.</p>\n\n<p>Même logique côté ornement. Les bulbes de printemps (tulipes, narcisses, jacinthes) se plantent en octobre et novembre, pas maintenant. Les tubercules de dahlia se mettent en terre en avril et mai ; en juin on n'achète plus des tubercules mais des plants déjà démarrés en conteneur, plus chers, mais qui fleuriront en août.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Les faux départs de juin</strong>\n<p>Pois, fèves et radis de printemps montent en graine dès que le thermomètre passe 25 degrés. Les tomates en semis n'arrivent plus à maturité. Les bulbes de printemps attendront octobre. Pour les dahlias, achetez des plants en conteneur plutôt que des tubercules : la floraison arrivera en août au lieu de ne jamais venir.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le potager de juin : les semis qui tiennent encore</h2>\n\n<p><strong>Les haricots verts sont le meilleur choix du mois</strong>. Semés en poquets de cinq ou six graines tous les 40 cm, ils lèvent en une semaine dans un sol à 18 degrés et se récoltent au bout de cinquante à soixante jours. Un semis du 10 juin donne des gousses vers le 5 août. En échelonnant trois semis à quinze jours d'écart, on tient jusqu'aux premières fraîcheurs d'octobre.</p>\n\n<p>Les courgettes plantées en godet en juin rattrapent presque celles de mai : la plante pousse vite quand le sol est chaud. Deux pieds suffisent largement pour une famille, ce que tout le monde comprend vers le 20 juillet, quand le troisième pied produit sa dixième courgette de la semaine.</p>\n\n<p>Juin est aussi le mois des légumes d'hiver, ce que l'on oublie souvent parce qu'on pense récolte immédiate. Les poireaux d'hiver se plantent de juin à mi-juillet, les choux d'hiver et les chicorées de la même façon, les carottes de conservation se sèment jusqu'à la mi-juillet. Ce sont ces plantations-là qui rempliront le panier en janvier.</p>\n\n<h3>Salades et aromatiques, à condition de les mettre à l'ombre</h3>\n\n<p>Les laitues semées en juin germent mal au-delà de 25 degrés : la graine entre en dormance. La parade consiste à semer en fin de journée, dans un sillon arrosé la veille, et à couvrir d'un voile d'ombrage le temps de la levée. Les batavias et les feuilles de chêne tiennent mieux la chaleur que les laitues pommées. Côté aromatiques, le basilic, la ciboulette et le persil se plantent sans difficulté en juin ; le persil met trois semaines à lever, il ne faut pas conclure trop vite à un échec.</p>\n\n<img src=\"/wp-content/uploads/2023/06/decouvrez-les-plantations-parfaites-pour-votre-oasis-de-verdure-en-juin-fleurs-legumes-et-arbustes-a-ne-pas-manquer-1.webp\" alt=\"Massif de fleurs d'été en pleine floraison dans un jardin de bord de mer\" width=\"800\" height=\"800\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le trio qui marche en juin</strong>\n<p>Haricots verts en semis échelonnés tous les quinze jours, courgettes en godet, poireaux d'hiver en plantation. Un semis de haricots du 10 juin se récolte vers le 5 août. Les poireaux mis en terre maintenant se ramassent entre novembre et mars, quand le potager ne donne plus grand-chose d'autre.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les fleurs qui supportent d'être plantées en pleine chaleur</h2>\n\n<p>Le critère n'est pas la beauté, c'est la reprise. Une plante installée en juin doit fabriquer ses racines pendant que ses feuilles transpirent, ce qui élimine tout ce qui est fragile ou en fleur au moment de la plantation.</p>\n\n<p>Pour les coins ombragés, les bégonias tubéreux et les impatiens de Nouvelle-Guinée restent le choix le plus sûr. Ils fleurissent sans soleil direct, ce qui règle le problème des massifs sous les arbres et des façades nord, nombreuses dans les rues étroites des centres-bourgs. Les fuchsias tiennent aussi très bien en pot à mi-ombre.</p>\n\n<p>En plein soleil et en sol sableux, les gauras, les gaillardes, les agapanthes et les sauges arbustives supportent la sécheresse une fois installées. Les agapanthes, en particulier, sont chez elles sur le littoral : elles encaissent le vent salé et les sols pauvres, et fleurissent en juillet et août. Les cosmos et les zinnias, semés directement en place début juin, fleurissent à partir de fin juillet et jusqu'aux gelées, pour le prix d'un sachet de graines.</p>\n\n<h3>Le vent salé, contrainte locale numéro un</h3>\n\n<p>À moins d'un kilomètre du trait de côte, les embruns brûlent le feuillage des espèces sensibles, surtout après un coup de vent d'ouest. Les massifs exposés demandent des plantes qui l'acceptent : tamaris, escallonia, eleagnus, griselinia, atriplex. Une haie brise-vent de ces espèces protège tout ce qui pousse derrière elle sur une distance égale à dix fois sa hauteur, ce qui change complètement la donne dans un jardin de lotissement.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>À moins d'un kilomètre de la mer</strong>\n<p>Les embruns d'ouest brûlent le feuillage des espèces sensibles en une nuit de coup de vent. Tamaris, escallonia, eleagnus et griselinia encaissent. Une haie brise-vent protège une bande de jardin égale à dix fois sa hauteur : une haie de 2 mètres met 20 mètres de terrain à l'abri.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les arbustes, à planter maintenant seulement si l'on arrose</h2>\n\n<p>Un arbuste vendu en conteneur peut techniquement se planter toute l'année. Dans les faits, une plantation de juin demande un arrosage suivi pendant tout le premier été, à raison de dix litres par semaine et par pied, en une seule fois plutôt qu'en petites doses quotidiennes, pour que l'eau descende là où les racines vont aller.</p>\n\n<p>Les hortensias illustrent bien le problème. Ils poussent parfaitement dans la région, en terre acide et à mi-ombre, mais leurs grandes feuilles transpirent énormément et un pied planté en juin flétrit au premier jour de vent chaud. Si vous en avez la possibilité, <strong>attendez octobre</strong> : les pluies d'automne font le travail à votre place et la reprise est bien meilleure. Même remarque pour le forsythia, souvent conseillé en juin dans les listes de plantation, alors qu'il fleurit en mars sur le bois de l'année précédente et n'a rien à gagner à être installé en pleine chaleur.</p>\n\n<p>Les arbustes qui acceptent le mieux une plantation estivale sont ceux au feuillage coriace et à petites feuilles : lavandes, romarins, cistes, santolines, escallonias. Ils viennent de milieux secs et perdent peu d'eau, ce qui leur permet de s'installer pendant l'été.</p>\n\n<img src=\"/wp-content/uploads/2023/06/decouvrez-les-plantations-parfaites-pour-votre-oasis-de-verdure-en-juin-fleurs-legumes-et-arbustes-a-ne-pas-manquer-2.webp\" alt=\"Rangs de légumes du potager prêts à être récoltés en été\" width=\"800\" height=\"800\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Arroser moins souvent, mais davantage</strong>\n<p><strong>Dix litres par pied et par semaine, en une seule fois</strong>, valent mieux que deux litres tous les jours : l'eau descend à 20 ou 30 cm et les racines suivent. Arrosez le soir après 20 h, et paillez sur 7 à 10 cm. Un paillage de tontes séchées ou de broyat divise par deux les besoins en eau d'un massif.</p>\n</aside>\n\n<p>Reste le cas des plantes en pot, qui concernent beaucoup de jardins de bourg et de terrasses en front de mer. En juin, un pot de 30 cm exposé au sud sèche en une journée et demie, et l'eau qu'on y verse ressort par le fond sans avoir mouillé la motte quand la terre s'est rétractée. Le réflexe utile consiste à plonger le pot entier dans une bassine un quart d'heure, une fois par semaine, plutôt que d'ajouter un arrosoir par-dessus. Les soucoupes, elles, sont à vider : l'eau qui stagne dessous asphyxie les racines et attire les moustiques.</p>\n\n<h2>Le sol sableux, l'autre sujet dont personne ne parle</h2>\n\n<p>Une grande partie des jardins de la Côte d'Amour repose sur du sable ou du limon sableux. L'eau y descend en quelques minutes et emporte les éléments nutritifs avec elle. Un arrosage abondant sur ce type de sol traverse la zone racinaire sans s'y arrêter, ce qui explique bien des plantations ratées malgré des arrosages consciencieux.</p>\n\n<p>Deux gestes corrigent le tir. Le premier consiste à incorporer du compost mûr à la plantation, deux ou trois pelletées par trou, pour donner au sable la capacité de retenir l'eau qui lui manque. Le second est le paillage, qui limite l'évaporation en surface. Sur un sol nu exposé plein sud en juillet, la couche superficielle sèche en une journée ; sous 8 cm de broyat, elle reste humide trois à quatre jours.</p>\n\n<p>Un mot enfin sur les restrictions : en été, les arrêtés préfectoraux limitent régulièrement l'arrosage des jardins à certaines plages horaires, voire l'interdisent. Ce paramètre devrait entrer dans le choix des plantes autant que la couleur des fleurs. Planter en juin des espèces qui réclament de l'eau tous les deux jours, c'est prendre le risque de les perdre en août sur décision préfectorale.</p>",
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