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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Leurs performances thermiques se tiennent à quelques centièmes près, donc le débat sur « lequel isole le mieux » se règle en une phrase : les deux, à peu près pareil. La vraie question porte sur l'endroit où va la plaque. Un soubassement enterré, une dalle sous chape, une toiture-terrasse : **le polystyrène extrudé est le seul des deux à tenir dans ces trois cas**. Un mur par l'extérieur, des combles perdus, un doublage intérieur : le polystyrène expansé fait le même travail pour 40 % de moins. Tout le reste de la comparaison découle de ces deux listes.\n\n## Deux mousses, deux procédés, une différence de structure\n\nLes deux matériaux partent du même monomère, le styrène, dérivé du pétrole. Ce qui les sépare, c'est ce qui arrive ensuite.\n\nLe **polystyrène expansé**, abrégé PSE ou EPS, part de billes pré-expansées à la vapeur d'eau avec un agent gonflant, le pentane. Les billes gonflent, on les coule dans un moule, elles se soudent entre elles sous l'effet de la chaleur. Le bloc obtenu est un empilement de perles collées : si vous cassez une plaque, la fracture suit le contour des billes, elle ne les traverse pas. Entre ces perles subsistent des micro-interstices, et c'est par là que l'eau circule.\n\nLe **polystyrène extrudé**, abrégé XPS, sort d'une extrudeuse. Le polystyrène est fondu, mélangé à un agent gonflant sous pression puis poussé à travers une filière. En détendant, la mousse forme des cellules fermées de façon homogène, sans frontière de bille. Le résultat est plus dense, plus dur sous le doigt, et pratiquement étanche. Une plaque cassée montre une tranche lisse, uniformément alvéolée.\n\n  **Les chiffres qui séparent vraiment les deux**\n\nConductivité thermique : 0,030 à 0,038 W/m.K pour le PSE selon qu'il est blanc ou graphité, 0,029 à 0,036 pour le XPS. Résistance à la compression : 60 à 200 kPa pour le PSE courant, 200 à 700 kPa pour le XPS. Absorption d'eau par immersion prolongée : 2 à 5 % pour le PSE, moins de 0,7 % pour le XPS. Sur le thermique, l'écart est marginal. Sur l'eau et la charge, il est d'un facteur trois à dix.\n\n## Le PSE, le choix par défaut là où c'est sec\n\nLe polystyrène expansé est l'isolant le plus posé en France, et pour une raison qui n'a rien de mystérieux : il coûte peu cher, il pèse trois fois rien et un couvreur le découpe au couteau à lame longue.\n\nUn panneau blanc standard de 100 mm affiche un lambda de 0,038 W/m.K. Sa version graphitée, grise, descend à 0,030 ou 0,031 grâce aux particules de graphite qui renvoient le rayonnement infrarouge. Pour une même résistance thermique, la version grise fait gagner 3 à 4 cm d'épaisseur, ce qui compte sur une isolation par l'extérieur où chaque centimètre déborde sur les tableaux de fenêtre et les débords de toit.\n\nSes défauts, il faut les prendre au sérieux plutôt que les balayer. La plaque casse net quand on la manipule mal, elle ne supporte pas la torsion, elle ne tient pas de charge ponctuelle. Elle n'apporte à peu près rien en acoustique, et croire l'inverse est l'erreur la plus répandue sur les chantiers de doublage : une plaque de PSE derrière du plâtre peut même dégrader l'isolement d'une paroi en créant un effet de masse-ressort-masse mal accordé. Il existe une variante élastifiée, le PSE-SE, conçue pour les sous-chapes acoustiques, et elle seule règle ce problème.\n\n  **Les rongeurs et le feu, deux limites communes**\n\nLes deux matériaux sont classés Euroclasse E : ils fondent vers 100 °C et brûlent en dégageant une fumée noire très toxique. En isolation intérieure, la réglementation impose un écran de protection, en pratique une plaque de plâtre de 13 mm au minimum. Aucun des deux ne résiste aux rongeurs, qui creusent volontiers des galeries dans le PSE. En ITE, la grille anti-rongeurs en bas de mur n'est pas une option de confort.\n\n## Le XPS, quand il y a de l'eau ou de la charge\n\nLe polystyrène extrudé coûte à peu près le double au mètre carré. On l'achète pour deux propriétés que le PSE ne peut pas offrir.\n\nLa première est l'étanchéité. Ses cellules fermées ne laissent pratiquement pas entrer l'eau, ce qui autorise le contact direct avec la terre ou avec une dalle humide. Un isolant qui prend l'eau perd sa performance, et il la perd vite : quelques pour cent d'humidité volumique suffisent à dégrader nettement le lambda. C'est ce qui interdit le PSE en soubassement enterré.\n\nLa seconde est la résistance mécanique. Un XPS de classe 300 encaisse 300 kPa, soit 30 tonnes au mètre carré, sans se déformer de plus de 10 %. On peut couler une chape dessus, faire rouler une brouette dessus pendant le chantier, poser une terrasse sur plots par-dessus.\n\n![Pose de plaques de polystyrène sur un mur extérieur en cours d'isolation](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2022/07/isolation-dun-mur-exterieur-avec-un-polystyrene-expanse.webp)\n\nUne réserve tout de même, et elle est sérieuse en rénovation. L'étanchéité du XPS est un avantage sur une dalle, elle devient un problème sur un mur ancien en pierre ou en terre, qui a besoin d'évacuer sa vapeur d'eau vers l'extérieur. **Poser du XPS en isolation extérieure sur une maison de pays revient à emballer un mur humide dans un sac plastique.** Les désordres apparaissent au bout de trois à cinq hivers, sous forme de salpêtre en pied de mur et de décollement d'enduit.\n\n  **Le calcul d'épaisseur, en une ligne**\n\nLa résistance thermique R se calcule en divisant l'épaisseur en mètres par le lambda. Pour atteindre le R de 3,7 exigé sur un mur par les aides à la rénovation, il faut 11,8 cm de PSE graphité à 0,031, ou 14 cm de PSE blanc à 0,038. Pour les 7 de résistance demandés en combles perdus, on monte à 22 cm en graphité et 27 cm en blanc. Faites ce calcul avant de comparer deux devis : c'est souvent lui qui explique l'écart de prix.\n\n## Où poser quoi, poste par poste\n\nSur un mur par l'extérieur sous enduit mince, le PSE graphité est le standard du marché, entre 12 et 16 cm selon le lambda retenu. Le XPS n'apporte rien de plus et coûte plus cher, sauf sur les 40 premiers centimètres au-dessus du terrain, où la remontée d'humidité justifie un relevé en XPS.\n\nSur un doublage intérieur, le complexe PSE plus plaque de plâtre reste le moins cher, avec les mêmes 12 à 14 cm. La contrainte, ici, n'est pas thermique mais géométrique : cette épaisseur mange 1,5 m² au sol dans une chambre de 12 m², et impose de déplacer prises, radiateurs et embrasures.\n\nSur un plancher bas, dalle sur terre-plein ou sol de garage, le XPS s'impose seul. Il faut viser un R d'au moins 3, soit 10 à 12 cm, et une classe de compression adaptée à ce qui roulera dessus.\n\n**En combles perdus, ni l'un ni l'autre.** La laine soufflée, minérale ou de cellulose, coûte trois fois moins cher pour la même performance, se pose en une journée et épouse les irrégularités du plancher. Voir du PSE en combles perdus, c'est le signe d'un devis mal pensé.\n\nEn toiture-terrasse, deux écoles cohabitent : le PSE sous étanchéité en toiture chaude classique, le XPS posé au-dessus de l'étanchéité en toiture inversée, où il protège la membrane du choc thermique tout en isolant.\n\n  **Le montage qui marche en soubassement**\n\nXPS de classe 300 en panneaux à feuillure, collé au bitume à froid contre le mur enterré, protégé par une membrane à excroissances côté terre, et remonté jusqu'à 15 cm au-dessus du niveau fini du terrain. C'est le seul montage qui règle à la fois le pont thermique du pied de mur et la pression d'eau du remblai, et il se fait une fois pour toutes au moment du terrassement.\n\n## Le confort d'été, où il faut arrêter de raconter n'importe quoi\n\nOn lit souvent que le polystyrène extrudé apporte un bon confort d'été en isolation par l'extérieur. C'est faux, et la physique du matériau le dit en deux lignes. Le confort d'été dépend du déphasage, c'est-à-dire du temps que met la chaleur pour traverser la paroi, et le déphasage dépend de la masse volumique du matériau et de sa capacité thermique.\n\nUn XPS pèse 30 à 40 kg/m³, un PSE entre 15 et 30. Une couche de 14 cm de l'un ou de l'autre déphase à peine 2 ou 3 heures. À épaisseur égale, la fibre de bois, qui pèse 50 à 160 kg/m³, monte à 8 ou 10 heures, et la ouate de cellulose dans le même ordre. Sur une maison en parpaings, ce qui donne le déphasage, c'est le parpaing et l'inertie de la dalle, pas l'isolant polystyrène qu'on colle dessus.\n\n  **Ce que les aides exigent, et depuis quand**\n\nPour MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie, les seuils de résistance thermique sont fixés poste par poste : 3,7 pour un mur, 3 pour un plancher bas, 6 pour des rampants, 7 pour des combles perdus, 4,5 pour une toiture-terrasse. Les travaux doivent être confiés à une entreprise certifiée RGE, et le devis doit être signé après la demande d'aide, jamais avant. C'est sur ce dernier point que la plupart des dossiers se font recaler.\n\n## Le bilan environnemental, sans arrondir\n\nLes deux matériaux viennent de la pétrochimie et pèsent autour de 3 kg de CO₂ par kilogramme produit. Le PSE est techniquement recyclable, et des filières de reprise des chutes de chantier existent, mais la plus grande partie des plaques déposées en rénovation part encore en enfouissement ou en incinération, parce que les colles et les enduits qui y adhèrent rendent le tri coûteux.\n\nLe XPS traîne un passif supplémentaire. Ses agents gonflants ont longtemps été des hydrofluorocarbures à très fort pouvoir de réchauffement, plusieurs centaines de fois celui du CO₂. La réglementation européenne les a écartés de cet usage et les fabricants sont passés au dioxyde de carbone, mais des plaques d'ancienne génération sont encore en place dans les bâtiments des années 1990 et 2000, et leur dépose relâche ce gaz.\n\n## Tableau récapitulatif\n\n|  | **Polystyrène expansé (PSE)** | **Polystyrène extrudé (XPS)** |\n| --- | --- | --- |\n| Fabrication | Billes pré-expansées à la vapeur, moulées et soudées | Polystyrène fondu et poussé à travers une filière |\n| Conductivité (lambda) | 0,030 à 0,038 W/m.K | 0,029 à 0,036 W/m.K |\n| Compression | 60 à 200 kPa | 200 à 700 kPa |\n| Absorption d'eau | 2 à 5 % | Moins de 0,7 % |\n| Prix indicatif posé | Le moins cher du marché | Environ le double |\n| À utiliser pour | ITE sous enduit, doublage intérieur, toiture chaude | Soubassement, plancher bas, dalle, toiture inversée |\n| À éviter pour | Tout contact avec l'eau ou le sol, sols circulés | Murs anciens en pierre ou en terre, combles perdus |\n\nUn dernier conseil de lecture de devis. Un artisan qui écrit « isolation polystyrène 100 mm » sans préciser le lambda, la classe de compression et la référence du produit vous laisse comparer des choses qui ne sont pas comparables. Demandez la fiche technique. Entre deux plaques de même épaisseur, l'écart de performance peut atteindre 25 %.",
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Les billes gonflent, on les coule dans un moule, elles se soudent entre elles sous l'effet de la chaleur. Le bloc obtenu est un empilement de perles collées : si vous cassez une plaque, la fracture suit le contour des billes, elle ne les traverse pas. Entre ces perles subsistent des micro-interstices, et c'est par là que l'eau circule.</p>\n\n<p>Le <strong>polystyrène extrudé</strong>, abrégé XPS, sort d'une extrudeuse. Le polystyrène est fondu, mélangé à un agent gonflant sous pression puis poussé à travers une filière. En détendant, la mousse forme des cellules fermées de façon homogène, sans frontière de bille. Le résultat est plus dense, plus dur sous le doigt, et pratiquement étanche. Une plaque cassée montre une tranche lisse, uniformément alvéolée.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Les chiffres qui séparent vraiment les deux</strong>\n<p>Conductivité thermique : 0,030 à 0,038 W/m.K pour le PSE selon qu'il est blanc ou graphité, 0,029 à 0,036 pour le XPS. Résistance à la compression : 60 à 200 kPa pour le PSE courant, 200 à 700 kPa pour le XPS. Absorption d'eau par immersion prolongée : 2 à 5 % pour le PSE, moins de 0,7 % pour le XPS. Sur le thermique, l'écart est marginal. Sur l'eau et la charge, il est d'un facteur trois à dix.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le PSE, le choix par défaut là où c'est sec</h2>\n\n<p>Le polystyrène expansé est l'isolant le plus posé en France, et pour une raison qui n'a rien de mystérieux : il coûte peu cher, il pèse trois fois rien et un couvreur le découpe au couteau à lame longue.</p>\n\n<p>Un panneau blanc standard de 100 mm affiche un lambda de 0,038 W/m.K. Sa version graphitée, grise, descend à 0,030 ou 0,031 grâce aux particules de graphite qui renvoient le rayonnement infrarouge. Pour une même résistance thermique, la version grise fait gagner 3 à 4 cm d'épaisseur, ce qui compte sur une isolation par l'extérieur où chaque centimètre déborde sur les tableaux de fenêtre et les débords de toit.</p>\n\n<p>Ses défauts, il faut les prendre au sérieux plutôt que les balayer. La plaque casse net quand on la manipule mal, elle ne supporte pas la torsion, elle ne tient pas de charge ponctuelle. Elle n'apporte à peu près rien en acoustique, et croire l'inverse est l'erreur la plus répandue sur les chantiers de doublage : une plaque de PSE derrière du plâtre peut même dégrader l'isolement d'une paroi en créant un effet de masse-ressort-masse mal accordé. Il existe une variante élastifiée, le PSE-SE, conçue pour les sous-chapes acoustiques, et elle seule règle ce problème.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Les rongeurs et le feu, deux limites communes</strong>\n<p>Les deux matériaux sont classés Euroclasse E : ils fondent vers 100 °C et brûlent en dégageant une fumée noire très toxique. En isolation intérieure, la réglementation impose un écran de protection, en pratique une plaque de plâtre de 13 mm au minimum. Aucun des deux ne résiste aux rongeurs, qui creusent volontiers des galeries dans le PSE. En ITE, la grille anti-rongeurs en bas de mur n'est pas une option de confort.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le XPS, quand il y a de l'eau ou de la charge</h2>\n\n<p>Le polystyrène extrudé coûte à peu près le double au mètre carré. On l'achète pour deux propriétés que le PSE ne peut pas offrir.</p>\n\n<p>La première est l'étanchéité. Ses cellules fermées ne laissent pratiquement pas entrer l'eau, ce qui autorise le contact direct avec la terre ou avec une dalle humide. Un isolant qui prend l'eau perd sa performance, et il la perd vite : quelques pour cent d'humidité volumique suffisent à dégrader nettement le lambda. C'est ce qui interdit le PSE en soubassement enterré.</p>\n\n<p>La seconde est la résistance mécanique. Un XPS de classe 300 encaisse 300 kPa, soit 30 tonnes au mètre carré, sans se déformer de plus de 10 %. On peut couler une chape dessus, faire rouler une brouette dessus pendant le chantier, poser une terrasse sur plots par-dessus.</p>\n\n<img src=\"/wp-content/uploads/2022/07/isolation-dun-mur-exterieur-avec-un-polystyrene-expanse.webp\" alt=\"Pose de plaques de polystyrène sur un mur extérieur en cours d'isolation\" width=\"640\" height=\"425\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n\n<p>Une réserve tout de même, et elle est sérieuse en rénovation. L'étanchéité du XPS est un avantage sur une dalle, elle devient un problème sur un mur ancien en pierre ou en terre, qui a besoin d'évacuer sa vapeur d'eau vers l'extérieur. <strong>Poser du XPS en isolation extérieure sur une maison de pays revient à emballer un mur humide dans un sac plastique.</strong> Les désordres apparaissent au bout de trois à cinq hivers, sous forme de salpêtre en pied de mur et de décollement d'enduit.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>Le calcul d'épaisseur, en une ligne</strong>\n<p>La résistance thermique R se calcule en divisant l'épaisseur en mètres par le lambda. Pour atteindre le R de 3,7 exigé sur un mur par les aides à la rénovation, il faut 11,8 cm de PSE graphité à 0,031, ou 14 cm de PSE blanc à 0,038. Pour les 7 de résistance demandés en combles perdus, on monte à 22 cm en graphité et 27 cm en blanc. Faites ce calcul avant de comparer deux devis : c'est souvent lui qui explique l'écart de prix.</p>\n</aside>\n\n<h2>Où poser quoi, poste par poste</h2>\n\n<p>Sur un mur par l'extérieur sous enduit mince, le PSE graphité est le standard du marché, entre 12 et 16 cm selon le lambda retenu. Le XPS n'apporte rien de plus et coûte plus cher, sauf sur les 40 premiers centimètres au-dessus du terrain, où la remontée d'humidité justifie un relevé en XPS.</p>\n\n<p>Sur un doublage intérieur, le complexe PSE plus plaque de plâtre reste le moins cher, avec les mêmes 12 à 14 cm. La contrainte, ici, n'est pas thermique mais géométrique : cette épaisseur mange 1,5 m² au sol dans une chambre de 12 m², et impose de déplacer prises, radiateurs et embrasures.</p>\n\n<p>Sur un plancher bas, dalle sur terre-plein ou sol de garage, le XPS s'impose seul. Il faut viser un R d'au moins 3, soit 10 à 12 cm, et une classe de compression adaptée à ce qui roulera dessus.</p>\n\n<p><strong>En combles perdus, ni l'un ni l'autre.</strong> La laine soufflée, minérale ou de cellulose, coûte trois fois moins cher pour la même performance, se pose en une journée et épouse les irrégularités du plancher. Voir du PSE en combles perdus, c'est le signe d'un devis mal pensé.</p>\n\n<p>En toiture-terrasse, deux écoles cohabitent : le PSE sous étanchéité en toiture chaude classique, le XPS posé au-dessus de l'étanchéité en toiture inversée, où il protège la membrane du choc thermique tout en isolant.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le montage qui marche en soubassement</strong>\n<p>XPS de classe 300 en panneaux à feuillure, collé au bitume à froid contre le mur enterré, protégé par une membrane à excroissances côté terre, et remonté jusqu'à 15 cm au-dessus du niveau fini du terrain. C'est le seul montage qui règle à la fois le pont thermique du pied de mur et la pression d'eau du remblai, et il se fait une fois pour toutes au moment du terrassement.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le confort d'été, où il faut arrêter de raconter n'importe quoi</h2>\n\n<p>On lit souvent que le polystyrène extrudé apporte un bon confort d'été en isolation par l'extérieur. C'est faux, et la physique du matériau le dit en deux lignes. Le confort d'été dépend du déphasage, c'est-à-dire du temps que met la chaleur pour traverser la paroi, et le déphasage dépend de la masse volumique du matériau et de sa capacité thermique.</p>\n\n<p>Un XPS pèse 30 à 40 kg/m³, un PSE entre 15 et 30. Une couche de 14 cm de l'un ou de l'autre déphase à peine 2 ou 3 heures. À épaisseur égale, la fibre de bois, qui pèse 50 à 160 kg/m³, monte à 8 ou 10 heures, et la ouate de cellulose dans le même ordre. Sur une maison en parpaings, ce qui donne le déphasage, c'est le parpaing et l'inertie de la dalle, pas l'isolant polystyrène qu'on colle dessus.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Ce que les aides exigent, et depuis quand</strong>\n<p>Pour MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie, les seuils de résistance thermique sont fixés poste par poste : 3,7 pour un mur, 3 pour un plancher bas, 6 pour des rampants, 7 pour des combles perdus, 4,5 pour une toiture-terrasse. Les travaux doivent être confiés à une entreprise certifiée RGE, et le devis doit être signé après la demande d'aide, jamais avant. C'est sur ce dernier point que la plupart des dossiers se font recaler.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le bilan environnemental, sans arrondir</h2>\n\n<p>Les deux matériaux viennent de la pétrochimie et pèsent autour de 3 kg de CO₂ par kilogramme produit. Le PSE est techniquement recyclable, et des filières de reprise des chutes de chantier existent, mais la plus grande partie des plaques déposées en rénovation part encore en enfouissement ou en incinération, parce que les colles et les enduits qui y adhèrent rendent le tri coûteux.</p>\n\n<p>Le XPS traîne un passif supplémentaire. Ses agents gonflants ont longtemps été des hydrofluorocarbures à très fort pouvoir de réchauffement, plusieurs centaines de fois celui du CO₂. La réglementation européenne les a écartés de cet usage et les fabricants sont passés au dioxyde de carbone, mais des plaques d'ancienne génération sont encore en place dans les bâtiments des années 1990 et 2000, et leur dépose relâche ce gaz.</p>\n\n<h2>Tableau récapitulatif</h2>\n\n<table>\n<tbody>\n<tr><td></td><td><strong>Polystyrène expansé (PSE)</strong></td><td><strong>Polystyrène extrudé (XPS)</strong></td></tr>\n<tr><td>Fabrication</td><td>Billes pré-expansées à la vapeur, moulées et soudées</td><td>Polystyrène fondu et poussé à travers une filière</td></tr>\n<tr><td>Conductivité (lambda)</td><td>0,030 à 0,038 W/m.K</td><td>0,029 à 0,036 W/m.K</td></tr>\n<tr><td>Compression</td><td>60 à 200 kPa</td><td>200 à 700 kPa</td></tr>\n<tr><td>Absorption d'eau</td><td>2 à 5 %</td><td>Moins de 0,7 %</td></tr>\n<tr><td>Prix indicatif posé</td><td>Le moins cher du marché</td><td>Environ le double</td></tr>\n<tr><td>À utiliser pour</td><td>ITE sous enduit, doublage intérieur, toiture chaude</td><td>Soubassement, plancher bas, dalle, toiture inversée</td></tr>\n<tr><td>À éviter pour</td><td>Tout contact avec l'eau ou le sol, sols circulés</td><td>Murs anciens en pierre ou en terre, combles perdus</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n\n<p>Un dernier conseil de lecture de devis. Un artisan qui écrit « isolation polystyrène 100 mm » sans préciser le lambda, la classe de compression et la référence du produit vous laisse comparer des choses qui ne sont pas comparables. Demandez la fiche technique. Entre deux plaques de même épaisseur, l'écart de performance peut atteindre 25 %.</p>",
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