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    "title": "Comment évacuer l'air chaud d'un climatiseur mobile ?",
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    "description": "Un climatiseur mobile monobloc ne fabrique pas du froid, il déplace de la chaleur. Il prend l'air de la pièce, le refroidit, et rejette dehors les calories...",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Un climatiseur mobile monobloc ne fabrique pas du froid, il déplace de la chaleur. Il prend l'air de la pièce, le refroidit, et rejette dehors les calories récupérées par un gros tuyau souple. Tout le monde connaît cette partie. Ce qu'on oublie presque toujours, c'est que l'air soufflé dehors doit bien être remplacé par quelque chose : de l'air extérieur, à 32 degrés, qui rentre par la fenêtre entrebâillée, le bas de la porte et les coffres de volet roulant. C'est de là que vient la déception de la plupart des acheteurs. Le tuyau est bien branché, la machine tourne à fond, et la pièce reste à 27 degrés. Cet article prend le problème par ce bout : ce qui compte, ce n'est pas seulement par où sort l'air chaud, c'est ce qui rentre pendant ce temps.\n\n  **Le vrai chiffre à retenir**\n\nUn monobloc de 2,5 kW de froid consomme environ 1 000 W à la prise. Il extrait entre 150 et 250 m3 d'air par heure de votre pièce pour refroidir son condenseur. Cet air part dehors, et un volume équivalent rentre par les défauts d'étanchéité. Sur une chambre de 20 m2, cela représente un renouvellement complet toutes les vingt minutes environ.\n\n## Pourquoi le tuyau doit sortir, et pourquoi il ne suffit pas\n\nLe principe est celui du réfrigérateur. Un compresseur fait circuler un fluide qui absorbe la chaleur d'un côté (l'évaporateur, dans la pièce) et la relâche de l'autre (le condenseur). Sur un frigo, le condenseur est la grille noire derrière l'appareil, et la chaleur part dans la cuisine. Sur un climatiseur mobile, elle doit partir dehors, sinon vous chauffez la pièce que vous essayez de refroidir. Un monobloc dont le tuyau reste à l'intérieur produit un bilan thermique négatif : il ajoute la chaleur du condenseur plus celle du moteur électrique.\n\nLe tuyau, donc, sort. Jusqu'ici, rien de discutable. Le problème arrive juste après. Sur un monobloc, l'air qui refroidit le condenseur est **prélevé dans la pièce elle-même**. La machine met votre logement en légère dépression, et cette dépression aspire de l'air chaud par toutes les fuites de l'enveloppe. Vous refroidissez d'un côté, vous faites entrer de la chaleur de l'autre. Le rendement affiché sur la boîte suppose que le condenseur est alimenté par de l'air extérieur, ce qui n'est jamais le cas avec un monobloc.\n\nIl existe une variante qui règle ce défaut : les modèles à double gaine. Un tuyau prend l'air dehors, l'envoie sur le condenseur, un second le renvoie dehors. La pièce n'est plus mise en dépression. Ces appareils sont plus chers et plus rares en grande surface, mais si vous achetez pour la dizaine d'étés qui vient, cela mérite d'être regardé. La différence de confort ressenti est nette, surtout dans les logements récents bien isolés où la moindre entrée d'air se sent.\n\n## Où poser l'appareil dans la pièce\n\nLe tuyau d'évacuation est un radiateur. Il fait facilement 50 degrés en surface quand la machine tourne depuis dix minutes. Chaque mètre de tuyau qui traverse la chambre restitue de la chaleur dans la chambre. La règle qui en découle est simple : **l'appareil se place le plus près possible de l'ouverture**, quitte à ce qu'il soit mal placé pour souffler.\n\nBeaucoup de notices donnent une longueur maximale de gaine, souvent entre 1,5 et 2 mètres, et beaucoup d'utilisateurs achètent une rallonge de tuyau pour mettre la machine au milieu de la pièce. C'est une erreur qui coûte cher. Allonger la gaine augmente les pertes de charge, le ventilateur force, et la surface chaude exposée à la pièce grandit d'autant. Si vous devez vraiment éloigner l'appareil, entourez la gaine d'une manchette isolante : un manchon de mousse pour tuyauterie de chauffage, vendu quelques euros au mètre, fait le travail.\n\nTrois autres points de bon sens à l'installation. L'appareil doit être posé à plat, sur un sol dur : incliné, le compresseur peut se mettre en sécurité et l'eau de condensation ne s'évacue plus correctement. Il faut lui laisser une trentaine de centimètres de dégagement à l'arrière et sur les côtés, sinon il réaspire son propre air. Et le tuyau doit descendre légèrement vers l'extérieur, jamais former une boucle basse : la condensation qui se forme dedans doit pouvoir couler dehors et pas revenir dans la machine.\n\n  **L'erreur qui annule tout le reste**\n\nPasser le tuyau par une fenêtre entrebâillée sans rien calfeutrer. L'ouverture de 20 cm laisse entrer autant de chaleur que la machine en évacue. Sur une journée à 33 degrés, la température de la pièce descend de deux degrés au mieux, alors que l'appareil consomme 1 kW en continu. C'est le cas de figure le plus répandu, et c'est aussi celui qui donne les avis en ligne les plus mauvais sur des appareils qui ne le méritent pas.\n\n![Gaine souple d'un climatiseur mobile passant par l'ouverture d'une fenêtre](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2022/07/evacuation-dair-chaud-dun-climatiseur-mobile.webp)\n\n## Les six sorties possibles, classées par ce qu'elles valent vraiment\n\nIl y a six façons courantes de faire sortir cette gaine. Elles ne se valent pas du tout, et le critère de tri n'est pas la facilité de pose mais l'étanchéité obtenue une fois le tuyau en place.\n\n### Le kit de calfeutrage en tissu\n\nC'est la solution que je conseille en premier à quelqu'un qui est locataire. Une toile souple se fixe au pourtour du dormant par une bande auto-agrippante, se ferme par une fermeture éclair centrale, et le tuyau passe par cette fermeture. La fenêtre reste ouverte derrière, mais l'ouverture est bouchée. Comptez entre 20 et 40 euros selon la taille et la qualité de la bande adhésive.\n\nDeux limites. Sur une fenêtre oscillo-battante, la toile a tendance à faire des plis en haut, là où le vantail s'écarte le plus, et il faut souvent ajouter un morceau de mousse. Et la bande auto-agrippante laisse parfois des traces de colle sur les dormants en PVC blanc si on la retire au bout de trois mois de canicule. Chauffez-la légèrement au sèche-cheveux pour la décoller proprement.\n\n### La plaque de calfeutrage rigide sur mesure\n\nPlus propre et plus durable. On découpe un panneau de PVC alvéolaire ou de contreplaqué à la dimension exacte de l'ouvrant, on y perce un trou au diamètre du tuyau, souvent 13 ou 15 cm, et on cale le panneau à la place de l'air. Un joint de mousse adhésive sur le pourtour finit le travail. C'est la solution qui donne les meilleurs résultats mesurés, et la plus laide. Sur une fenêtre de salon exposée à la rue, cela se voit. Sur une chambre à coucher, personne ne s'en plaint.\n\n### Le trou dans le mur\n\nUn carottage de 130 mm dans un mur non porteur, avec une grille extérieure et un bouchon isolant pour l'hiver, règle le problème une fois pour toutes. Cela suppose de savoir ce qu'il y a dans le mur, de ne pas être en copropriété avec un règlement strict sur les façades, et d'accepter le prix : entre 200 et 400 euros posé par un artisan, selon l'épaisseur et la nature du mur. Pour un propriétaire qui compte utiliser sa climatisation tous les étés, c'est le meilleur rapport entre le coût et le confort. À ce niveau de budget, il faut quand même se demander si un vrai split mural fixe, plus silencieux et deux fois plus efficace, ne serait pas le bon achat.\n\n  **Ce qui marche le mieux pour un locataire**\n\nUn kit tissu de bonne qualité, complété par un boudin de mousse dans les angles mal fermés, et une gaine isolée la plus courte possible. Cette combinaison coûte moins de 60 euros et fait gagner trois à quatre degrés par rapport à la même machine posée avec la fenêtre simplement entrouverte. Aucun percement, rien d'irréversible.\n\n### La chatière\n\nL'idée revient souvent sur les forums parce que le trou existe déjà et qu'il fait à peu près le bon diamètre. En pratique, une chatière standard mesure 15 à 20 cm de côté, ce qui passe tout juste, et son battant ne se referme plus autour du tuyau. Il faut donc calfeutrer quand même. Ajoutez que le chat perd son accès pendant deux mois, et que le tuyau posé au ras du sol se fait mordre. Cela dépanne, ce n'est pas une installation.\n\n### Le perçage du vitrage\n\nUn vitrier peut découper un disque dans une vitre. Sur du simple vitrage ancien, c'est faisable pour une centaine d'euros. Sur du double vitrage, oubliez : percer casse l'étanchéité de la lame d'argon, le vitrage s'embue de l'intérieur en quelques mois et il faut changer tout le panneau. Le second inconvénient est qu'on fige l'installation. Le climatiseur mobile perd ce qui fait son intérêt, la possibilité de le rouler dans une autre pièce.\n\n### La cheminée\n\nÀ déconseiller franchement. Un conduit de cheminée est long, coudé, et il n'a pas été pensé pour recevoir de l'air chargé en humidité. La condensation se forme sur les parois froides, ruisselle, et va tacher le conduit et parfois le plafond en dessous. Le ventilateur du climatiseur n'est pas dimensionné pour vaincre les pertes de charge d'un conduit de plusieurs mètres, et une partie de l'air rejeté redescend. Si votre seule sortie est une cheminée, il vaut mieux réfléchir à un autre mode de rafraîchissement.\n\n## Ce qu'il reste à faire une fois le tuyau posé\n\nL'évacuation bien traitée, deux gestes ordinaires font encore gagner du confort. Le premier est de fermer les volets côté soleil avant que la pièce ne chauffe, c'est-à-dire le matin, pas à 16 heures quand la façade a déjà pris. Un volet extérieur arrête la plus grande partie du rayonnement avant qu'il ne traverse le vitrage, un rideau intérieur beaucoup moins.\n\nLe second est d'entretenir les filtres. Un filtre encrassé fait chuter le débit d'air sur l'évaporateur, la machine givre par intermittence et son rendement s'effondre sans qu'aucun voyant ne s'allume. Un rinçage à l'eau tiède toutes les deux semaines pendant la saison de chauffe suffit, et ça prend cinq minutes.\n\n  **Le réglage que peu de gens font**\n\nNe descendez pas la consigne à 18 degrés. Le compresseur d'un monobloc est en tout ou rien : il tournera en continu sans jamais atteindre la cible, pour un résultat identique à une consigne de 25 degrés, mais avec le double de consommation et le bruit qui va avec. Réglez sur 25 ou 26 degrés et laissez la machine cycler.\n\nUn dernier mot sur le bruit, puisque c'est la raison numéro un des retours en magasin. Le compresseur et le ventilateur sont dans la pièce, contrairement à un split où ils sont dehors. Les modèles courants tournent entre 55 et 65 dB, c'est-à-dire le niveau d'une conversation animée à un mètre. Dans une chambre, cela empêche beaucoup de gens de dormir. Regardez cette valeur sur la fiche technique avant le prix, elle décide plus souvent que la puissance frigorifique si l'appareil finira par servir ou par prendre la poussière dans le garage.",
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Il extrait entre 150 et 250 m3 d'air par heure de votre pièce pour refroidir son condenseur. Cet air part dehors, et un volume équivalent rentre par les défauts d'étanchéité. Sur une chambre de 20 m2, cela représente un renouvellement complet toutes les vingt minutes environ.</p>\n</aside>\n\n<h2>Pourquoi le tuyau doit sortir, et pourquoi il ne suffit pas</h2>\n\n<p>Le principe est celui du réfrigérateur. Un compresseur fait circuler un fluide qui absorbe la chaleur d'un côté (l'évaporateur, dans la pièce) et la relâche de l'autre (le condenseur). Sur un frigo, le condenseur est la grille noire derrière l'appareil, et la chaleur part dans la cuisine. Sur un climatiseur mobile, elle doit partir dehors, sinon vous chauffez la pièce que vous essayez de refroidir. Un monobloc dont le tuyau reste à l'intérieur produit un bilan thermique négatif : il ajoute la chaleur du condenseur plus celle du moteur électrique.</p>\n\n<p>Le tuyau, donc, sort. Jusqu'ici, rien de discutable. Le problème arrive juste après. Sur un monobloc, l'air qui refroidit le condenseur est <b>prélevé dans la pièce elle-même</b>. La machine met votre logement en légère dépression, et cette dépression aspire de l'air chaud par toutes les fuites de l'enveloppe. Vous refroidissez d'un côté, vous faites entrer de la chaleur de l'autre. Le rendement affiché sur la boîte suppose que le condenseur est alimenté par de l'air extérieur, ce qui n'est jamais le cas avec un monobloc.</p>\n\n<p>Il existe une variante qui règle ce défaut : les modèles à double gaine. Un tuyau prend l'air dehors, l'envoie sur le condenseur, un second le renvoie dehors. La pièce n'est plus mise en dépression. Ces appareils sont plus chers et plus rares en grande surface, mais si vous achetez pour la dizaine d'étés qui vient, cela mérite d'être regardé. La différence de confort ressenti est nette, surtout dans les logements récents bien isolés où la moindre entrée d'air se sent.</p>\n\n<h2>Où poser l'appareil dans la pièce</h2>\n\n<p>Le tuyau d'évacuation est un radiateur. Il fait facilement 50 degrés en surface quand la machine tourne depuis dix minutes. Chaque mètre de tuyau qui traverse la chambre restitue de la chaleur dans la chambre. La règle qui en découle est simple : <b>l'appareil se place le plus près possible de l'ouverture</b>, quitte à ce qu'il soit mal placé pour souffler.</p>\n\n<p>Beaucoup de notices donnent une longueur maximale de gaine, souvent entre 1,5 et 2 mètres, et beaucoup d'utilisateurs achètent une rallonge de tuyau pour mettre la machine au milieu de la pièce. C'est une erreur qui coûte cher. Allonger la gaine augmente les pertes de charge, le ventilateur force, et la surface chaude exposée à la pièce grandit d'autant. Si vous devez vraiment éloigner l'appareil, entourez la gaine d'une manchette isolante : un manchon de mousse pour tuyauterie de chauffage, vendu quelques euros au mètre, fait le travail.</p>\n\n<p>Trois autres points de bon sens à l'installation. L'appareil doit être posé à plat, sur un sol dur : incliné, le compresseur peut se mettre en sécurité et l'eau de condensation ne s'évacue plus correctement. Il faut lui laisser une trentaine de centimètres de dégagement à l'arrière et sur les côtés, sinon il réaspire son propre air. Et le tuyau doit descendre légèrement vers l'extérieur, jamais former une boucle basse : la condensation qui se forme dedans doit pouvoir couler dehors et pas revenir dans la machine.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>L'erreur qui annule tout le reste</strong>\n<p>Passer le tuyau par une fenêtre entrebâillée sans rien calfeutrer. L'ouverture de 20 cm laisse entrer autant de chaleur que la machine en évacue. Sur une journée à 33 degrés, la température de la pièce descend de deux degrés au mieux, alors que l'appareil consomme 1 kW en continu. C'est le cas de figure le plus répandu, et c'est aussi celui qui donne les avis en ligne les plus mauvais sur des appareils qui ne le méritent pas.</p>\n</aside>\n\n<img src=\"/wp-content/uploads/2022/07/evacuation-dair-chaud-dun-climatiseur-mobile.webp\" alt=\"Gaine souple d'un climatiseur mobile passant par l'ouverture d'une fenêtre\" width=\"640\" height=\"425\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n\n<h2>Les six sorties possibles, classées par ce qu'elles valent vraiment</h2>\n\n<p>Il y a six façons courantes de faire sortir cette gaine. Elles ne se valent pas du tout, et le critère de tri n'est pas la facilité de pose mais l'étanchéité obtenue une fois le tuyau en place.</p>\n\n<h3>Le kit de calfeutrage en tissu</h3>\n\n<p>C'est la solution que je conseille en premier à quelqu'un qui est locataire. Une toile souple se fixe au pourtour du dormant par une bande auto-agrippante, se ferme par une fermeture éclair centrale, et le tuyau passe par cette fermeture. La fenêtre reste ouverte derrière, mais l'ouverture est bouchée. Comptez entre 20 et 40 euros selon la taille et la qualité de la bande adhésive.</p>\n\n<p>Deux limites. Sur une fenêtre oscillo-battante, la toile a tendance à faire des plis en haut, là où le vantail s'écarte le plus, et il faut souvent ajouter un morceau de mousse. Et la bande auto-agrippante laisse parfois des traces de colle sur les dormants en PVC blanc si on la retire au bout de trois mois de canicule. Chauffez-la légèrement au sèche-cheveux pour la décoller proprement.</p>\n\n<h3>La plaque de calfeutrage rigide sur mesure</h3>\n\n<p>Plus propre et plus durable. On découpe un panneau de PVC alvéolaire ou de contreplaqué à la dimension exacte de l'ouvrant, on y perce un trou au diamètre du tuyau, souvent 13 ou 15 cm, et on cale le panneau à la place de l'air. Un joint de mousse adhésive sur le pourtour finit le travail. C'est la solution qui donne les meilleurs résultats mesurés, et la plus laide. Sur une fenêtre de salon exposée à la rue, cela se voit. Sur une chambre à coucher, personne ne s'en plaint.</p>\n\n<h3>Le trou dans le mur</h3>\n\n<p>Un carottage de 130 mm dans un mur non porteur, avec une grille extérieure et un bouchon isolant pour l'hiver, règle le problème une fois pour toutes. Cela suppose de savoir ce qu'il y a dans le mur, de ne pas être en copropriété avec un règlement strict sur les façades, et d'accepter le prix : entre 200 et 400 euros posé par un artisan, selon l'épaisseur et la nature du mur. Pour un propriétaire qui compte utiliser sa climatisation tous les étés, c'est le meilleur rapport entre le coût et le confort. À ce niveau de budget, il faut quand même se demander si un vrai split mural fixe, plus silencieux et deux fois plus efficace, ne serait pas le bon achat.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui marche le mieux pour un locataire</strong>\n<p>Un kit tissu de bonne qualité, complété par un boudin de mousse dans les angles mal fermés, et une gaine isolée la plus courte possible. Cette combinaison coûte moins de 60 euros et fait gagner trois à quatre degrés par rapport à la même machine posée avec la fenêtre simplement entrouverte. Aucun percement, rien d'irréversible.</p>\n</aside>\n\n<h3>La chatière</h3>\n\n<p>L'idée revient souvent sur les forums parce que le trou existe déjà et qu'il fait à peu près le bon diamètre. En pratique, une chatière standard mesure 15 à 20 cm de côté, ce qui passe tout juste, et son battant ne se referme plus autour du tuyau. Il faut donc calfeutrer quand même. Ajoutez que le chat perd son accès pendant deux mois, et que le tuyau posé au ras du sol se fait mordre. Cela dépanne, ce n'est pas une installation.</p>\n\n<h3>Le perçage du vitrage</h3>\n\n<p>Un vitrier peut découper un disque dans une vitre. Sur du simple vitrage ancien, c'est faisable pour une centaine d'euros. Sur du double vitrage, oubliez : percer casse l'étanchéité de la lame d'argon, le vitrage s'embue de l'intérieur en quelques mois et il faut changer tout le panneau. Le second inconvénient est qu'on fige l'installation. Le climatiseur mobile perd ce qui fait son intérêt, la possibilité de le rouler dans une autre pièce.</p>\n\n<h3>La cheminée</h3>\n\n<p>À déconseiller franchement. Un conduit de cheminée est long, coudé, et il n'a pas été pensé pour recevoir de l'air chargé en humidité. La condensation se forme sur les parois froides, ruisselle, et va tacher le conduit et parfois le plafond en dessous. Le ventilateur du climatiseur n'est pas dimensionné pour vaincre les pertes de charge d'un conduit de plusieurs mètres, et une partie de l'air rejeté redescend. Si votre seule sortie est une cheminée, il vaut mieux réfléchir à un autre mode de rafraîchissement.</p>\n\n<h2>Ce qu'il reste à faire une fois le tuyau posé</h2>\n\n<p>L'évacuation bien traitée, deux gestes ordinaires font encore gagner du confort. Le premier est de fermer les volets côté soleil avant que la pièce ne chauffe, c'est-à-dire le matin, pas à 16 heures quand la façade a déjà pris. Un volet extérieur arrête la plus grande partie du rayonnement avant qu'il ne traverse le vitrage, un rideau intérieur beaucoup moins.</p>\n\n<p>Le second est d'entretenir les filtres. Un filtre encrassé fait chuter le débit d'air sur l'évaporateur, la machine givre par intermittence et son rendement s'effondre sans qu'aucun voyant ne s'allume. Un rinçage à l'eau tiède toutes les deux semaines pendant la saison de chauffe suffit, et ça prend cinq minutes.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Le réglage que peu de gens font</strong>\n<p>Ne descendez pas la consigne à 18 degrés. Le compresseur d'un monobloc est en tout ou rien : il tournera en continu sans jamais atteindre la cible, pour un résultat identique à une consigne de 25 degrés, mais avec le double de consommation et le bruit qui va avec. Réglez sur 25 ou 26 degrés et laissez la machine cycler.</p>\n</aside>\n\n<p>Un dernier mot sur le bruit, puisque c'est la raison numéro un des retours en magasin. Le compresseur et le ventilateur sont dans la pièce, contrairement à un split où ils sont dehors. Les modèles courants tournent entre 55 et 65 dB, c'est-à-dire le niveau d'une conversation animée à un mètre. Dans une chambre, cela empêche beaucoup de gens de dormir. Regardez cette valeur sur la fiche technique avant le prix, elle décide plus souvent que la puissance frigorifique si l'appareil finira par servir ou par prendre la poussière dans le garage.</p>",
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