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    "title": "Le compostage, un geste écologique et bénéfique pour votre jardin",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Neuf composteurs sur dix qui puent le font pour la même raison : **trop d'épluchures, pas assez de matière sèche**. Le tas se tasse, l'air ne circule plus, la fermentation tourne à l'aigre et l'odeur monte jusqu'à la terrasse du voisin. Tout le reste, l'emplacement, le modèle du bac, la marque du composteur, pèse beaucoup moins que ce rapport entre le vert et le brun. C'est le seul réglage qui mérite qu'on s'y arrête.\n\n  **Deux volumes de brun pour un volume de vert**\n\nLe vert, ce sont les épluchures, le marc de café, la tonte fraîche, riches en azote et gorgés d'eau. Le brun, ce sont les feuilles mortes, le carton brun, les brindilles, la paille, riches en carbone. Visez environ deux tiers de brun pour un tiers de vert en volume. Un compost bien conduit passe d'un seau de cuisine à du terreau en huit à douze mois.\n\n## Le vrai problème d'un composteur de jardin\n\nLa cuisine produit du vert toute l'année, à peu près au même rythme. Le jardin produit du brun par vagues : un déluge de feuilles en novembre, presque rien en mars. D'où le décalage qui coince tout le monde au printemps, quand il reste des seaux d'épluchures et plus une feuille sèche à portée de main.\n\nLa parade tient en un geste : stocker. Un sac de jute ou une poubelle percée, remplie de feuilles mortes en novembre et rangée derrière l'abri, couvre les besoins jusqu'en juin. Le carton brun déchiré à la main fait le même travail, à condition de retirer les adhésifs et les encres brillantes.\n\n  **Le test de l'éponge**\n\nPrenez une poignée au milieu du tas et serrez. Si une ou deux gouttes perlent, l'humidité est bonne. Si l'eau coule, ajoutez du brun et brassez. Si la poignée s'effrite en poussière, arrosez à l'arrosoir, un demi-litre par brassée. Ce test prend dix secondes et remplace tous les thermomètres.\n\n## Où poser le bac, et pourquoi ce n'est pas le point le plus délicat\n\nÀ mi-ombre plutôt qu'en plein soleil, posé à même la terre pour que les vers montent, sur une surface à peu près plane : voilà pour le cadre général. Le paramètre qui compte vraiment, c'est **la distance à la porte de la cuisine**. Un composteur au fond du terrain, à quarante mètres, finit par ne plus recevoir grand-chose passé la première pluie de novembre. Quinze mètres, c'est déjà une contrainte. Cinq mètres, on y va en chaussons.\n\nSur la Côte d'Amour, ajoutez une variable locale : le vent d'ouest. Un composteur plein sud sur une parcelle exposée sèche à toute vitesse en juillet. Un mur, une haie de troènes ou un tas de bois côté mer suffisent à casser le courant d'air.\n\n  **Le tri des biodéchets devient obligatoire au 1er janvier 2024**\n\nLa loi anti-gaspillage impose à toutes les collectivités de proposer une solution de tri à la source des biodéchets à cette date : composteur individuel, bac partagé de quartier ou collecte séparée. Renseignez-vous auprès de votre intercommunalité, plusieurs distribuent des composteurs à tarif réduit, souvent entre 15 et 30 euros.\n\n## Ce qui entre, ce qui reste dehors\n\nLes coquilles d'œuf écrasées, le marc de café avec son filtre papier, les fanes, les épluchures, les fleurs fanées, les mouchoirs en papier : tout cela part sans discussion. La viande, le poisson et les produits laitiers attirent les rats, à réserver aux composteurs fermés et rotatifs. Les agrumes en grande quantité acidifient le tas.\n\nLes cendres de bois posent une question à part. En petite dose, une pelle par mois, elles apportent du potassium et corrigent l'acidité. Au-delà, elles bloquent la décomposition. Encore faut-il pouvoir en produire : plusieurs départements restreignent désormais le chauffage au bois, et les règles varient d'un territoire à l'autre, comme le montre [l'interdiction des cheminées à foyer ouvert dans certaines régions](https://www.nouvelouest.com/attention-a-linterdiction-des-cheminees-a-foyer-ouvert-dans-certaines-regions.html).\n\n  **Trois erreurs qui gâchent un tas**\n\nLe gazon frais déposé en couche épaisse, qui fait un matelas compact et imperméable : étalez-le par 5 cm maximum, mélangé à des feuilles. Les plantes malades, mildiou ou oïdium, qui repartiront dans vos massifs au printemps. Et les mauvaises herbes montées en graine, sauf si votre tas monte au-dessus de 60 degrés, ce qui arrive rarement dans un bac domestique.\n\n## Brasser, ou ne pas brasser\n\nLa fourche tous les quinze jours accélère nettement les choses, sans obligation. Un tas qu'on ne touche jamais finit par se décomposer aussi, en dix-huit mois au lieu de dix. Les vers de terre font le travail à votre place, plus lentement.\n\nLe compost est prêt quand il sent la sous-bois après la pluie, qu'il est sombre et qu'on ne reconnaît plus rien de ce qu'on y a mis, sauf peut-être un morceau de coquille. On le tamise, on garde les gros morceaux pour relancer le tas suivant, et on étale le reste en couche de 2 à 3 cm au pied des massifs, à l'automne de préférence.",
    "content_html": "<p>Neuf composteurs sur dix qui puent le font pour la même raison : <strong>trop d'épluchures, pas assez de matière sèche</strong>. Le tas se tasse, l'air ne circule plus, la fermentation tourne à l'aigre et l'odeur monte jusqu'à la terrasse du voisin. Tout le reste, l'emplacement, le modèle du bac, la marque du composteur, pèse beaucoup moins que ce rapport entre le vert et le brun. C'est le seul réglage qui mérite qu'on s'y arrête.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Deux volumes de brun pour un volume de vert</strong>\n<p>Le vert, ce sont les épluchures, le marc de café, la tonte fraîche, riches en azote et gorgés d'eau. Le brun, ce sont les feuilles mortes, le carton brun, les brindilles, la paille, riches en carbone. Visez environ deux tiers de brun pour un tiers de vert en volume. Un compost bien conduit passe d'un seau de cuisine à du terreau en huit à douze mois.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le vrai problème d'un composteur de jardin</h2>\n\n<p>La cuisine produit du vert toute l'année, à peu près au même rythme. Le jardin produit du brun par vagues : un déluge de feuilles en novembre, presque rien en mars. D'où le décalage qui coince tout le monde au printemps, quand il reste des seaux d'épluchures et plus une feuille sèche à portée de main.</p>\n\n<p>La parade tient en un geste : stocker. Un sac de jute ou une poubelle percée, remplie de feuilles mortes en novembre et rangée derrière l'abri, couvre les besoins jusqu'en juin. Le carton brun déchiré à la main fait le même travail, à condition de retirer les adhésifs et les encres brillantes.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le test de l'éponge</strong>\n<p>Prenez une poignée au milieu du tas et serrez. Si une ou deux gouttes perlent, l'humidité est bonne. Si l'eau coule, ajoutez du brun et brassez. Si la poignée s'effrite en poussière, arrosez à l'arrosoir, un demi-litre par brassée. Ce test prend dix secondes et remplace tous les thermomètres.</p>\n</aside>\n\n<h2>Où poser le bac, et pourquoi ce n'est pas le point le plus délicat</h2>\n\n<p>À mi-ombre plutôt qu'en plein soleil, posé à même la terre pour que les vers montent, sur une surface à peu près plane : voilà pour le cadre général. Le paramètre qui compte vraiment, c'est <strong>la distance à la porte de la cuisine</strong>. Un composteur au fond du terrain, à quarante mètres, finit par ne plus recevoir grand-chose passé la première pluie de novembre. Quinze mètres, c'est déjà une contrainte. Cinq mètres, on y va en chaussons.</p>\n\n<p>Sur la Côte d'Amour, ajoutez une variable locale : le vent d'ouest. Un composteur plein sud sur une parcelle exposée sèche à toute vitesse en juillet. Un mur, une haie de troènes ou un tas de bois côté mer suffisent à casser le courant d'air.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Le tri des biodéchets devient obligatoire au 1er janvier 2024</strong>\n<p>La loi anti-gaspillage impose à toutes les collectivités de proposer une solution de tri à la source des biodéchets à cette date : composteur individuel, bac partagé de quartier ou collecte séparée. Renseignez-vous auprès de votre intercommunalité, plusieurs distribuent des composteurs à tarif réduit, souvent entre 15 et 30 euros.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ce qui entre, ce qui reste dehors</h2>\n\n<p>Les coquilles d'œuf écrasées, le marc de café avec son filtre papier, les fanes, les épluchures, les fleurs fanées, les mouchoirs en papier : tout cela part sans discussion. La viande, le poisson et les produits laitiers attirent les rats, à réserver aux composteurs fermés et rotatifs. Les agrumes en grande quantité acidifient le tas.</p>\n\n<p>Les cendres de bois posent une question à part. En petite dose, une pelle par mois, elles apportent du potassium et corrigent l'acidité. Au-delà, elles bloquent la décomposition. Encore faut-il pouvoir en produire : plusieurs départements restreignent désormais le chauffage au bois, et les règles varient d'un territoire à l'autre, comme le montre <a href=\"https://www.nouvelouest.com/attention-a-linterdiction-des-cheminees-a-foyer-ouvert-dans-certaines-regions.html\">l'interdiction des cheminées à foyer ouvert dans certaines régions</a>.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Trois erreurs qui gâchent un tas</strong>\n<p>Le gazon frais déposé en couche épaisse, qui fait un matelas compact et imperméable : étalez-le par 5 cm maximum, mélangé à des feuilles. Les plantes malades, mildiou ou oïdium, qui repartiront dans vos massifs au printemps. Et les mauvaises herbes montées en graine, sauf si votre tas monte au-dessus de 60 degrés, ce qui arrive rarement dans un bac domestique.</p>\n</aside>\n\n<h2>Brasser, ou ne pas brasser</h2>\n\n<p>La fourche tous les quinze jours accélère nettement les choses, sans obligation. Un tas qu'on ne touche jamais finit par se décomposer aussi, en dix-huit mois au lieu de dix. Les vers de terre font le travail à votre place, plus lentement.</p>\n\n<p>Le compost est prêt quand il sent la sous-bois après la pluie, qu'il est sombre et qu'on ne reconnaît plus rien de ce qu'on y a mis, sauf peut-être un morceau de coquille. On le tamise, on garde les gros morceaux pour relancer le tas suivant, et on étale le reste en couche de 2 à 3 cm au pied des massifs, à l'automne de préférence.</p>",
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