{
    "id": 137604,
    "type": "post",
    "title": "Les éditeurs nantais dévoileront leurs secrets lors d'un événement littéraire à Pornichet : la clé du succès révélée ?",
    "slug": "les-editeurs-nantais-devoileront-leurs-secrets-lors-dun-evenement-litteraire-a-pornichet-la-cle-du-succes-revelee",
    "url": "https://www.nouvelouest.com/les-editeurs-nantais-devoileront-leurs-secrets-lors-dun-evenement-litteraire-a-pornichet-la-cle-du-succes-revelee.html",
    "description": "Le titre annonçait une clé du succès révélée. Autant le dire avant la première section : il n'y en a pas, et c'est ce que Françoise et Charles-Yves Plessis étaient...",
    "date_published": "2024-06-26T23:14:47+02:00",
    "date_modified": "2026-09-14T10:55:44+02:00",
    "language": "fr-FR",
    "categories": [
        {
            "name": "Actualités",
            "url": "https://www.nouvelouest.com/category/actualites/"
        }
    ],
    "tags": [
        {
            "name": "Côte d'amour",
            "url": "https://www.nouvelouest.com/tag/cote-amour/"
        }
    ],
    "word_count": 696,
    "reading_time_min": 4,
    "image": "https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/06/-85.webp",
    "image_alt": "découvrez les confidences des éditeurs de nantes lors d'une manifestation littéraire à pornichet : les coulisses du succès dévoilées ?",
    "author": {
        "name": "Geoffrey Miron",
        "url": "https://www.nouvelouest.com/author/geoffrey-miron/",
        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
        "avatar": null
    },
    "content_markdown": "Le titre annonçait une clé du succès révélée. Autant le dire avant la première section : il n'y en a pas, et c'est ce que Françoise et Charles-Yves Plessis étaient venus expliquer à Pornichet le vendredi 28 juin 2024. Ces deux éditeurs nantais avaient accepté l'invitation de l'association Éclat pour une soirée à l'hôtel Ibis, à 18 h 30, entrée à 5 euros pour les non-adhérents. Le sujet annoncé n'était pas la recette d'un best-seller mais le métier tel qu'il se pratique, c'est-à-dire un travail de sélection, de fabrication et de négociation commerciale dont la partie visible, le livre en vitrine, occupe la dernière semaine du processus.\n\n  **La soirée en quatre lignes**\n\nVendredi 28 juin 2024, 18 h 30, hôtel Ibis de Pornichet. Intervenants : Françoise et Charles-Yves Plessis, éditeurs installés à Nantes. Organisation : association Éclat. Tarif : 5 euros pour les non-membres, places limitées, réservation demandée au 06 82 24 39 54 ou à association.eclat@free.fr.\n\n## Ce que fait un éditeur pendant les dix-huit mois où le lecteur ne voit rien\n\n![Deux éditeurs nantais présentant leur métier lors d'une rencontre à Pornichet](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/06/-84.webp)\n\nLa réduction habituelle du métier tient en une phrase : l'éditeur imprime des livres et les met en librairie. Dans la réalité, l'impression est sous-traitée et la mise en librairie ne dépend pas de lui. Entre les deux, il lit des manuscrits dont la très grande majorité ne sera pas publiée, retravaille le texte retenu ligne à ligne, arbitre un papier et un tirage, négocie un contrat de diffusion et téléphone à des journalistes qui ne rappellent pas.\n\nLe calendrier est long. Entre la signature d'un contrat et la mise en place en librairie, **un an à dix-huit mois** passent souvent : l'éditeur finance aujourd'hui une recette qu'il encaissera après-demain, en sachant que les invendus lui reviendront.\n\n## Le chemin de l'argent, qui explique presque tout\n\nSur le prix affiché d'un livre, la remise du libraire se situe, dans l'usage du secteur, entre trente et quarante pour cent. Le diffuseur et le distributeur prélèvent leur part, l'auteur touche ses droits, l'imprimeur a été payé d'avance. Ce qui reste à l'éditeur sert à couvrir les titres qui n'ont pas marché.\n\n  **Le piège du droit de retour**\n\nUn livre placé en librairie n'est pas un livre vendu. Le libraire peut le retourner, et l'éditeur reprend le stock à sa charge. Un tirage écoulé sur le papier peut donc revenir en cartons six mois plus tard. C'est la mécanique qui tue le plus de petites maisons, avant même la question du talent des auteurs.\n\n## Deux parcours venus de la galerie d'art\n\n**Françoise et Charles-Yves Plessis** ne sont pas arrivés à l'édition par la littérature. Ils ont d'abord tenu des galeries et publié des livres d'art, avant d'élargir leur catalogue aux romans. Ce détour compte : le livre d'art impose un calage colorimétrique et un choix de papier qu'un roman ne réclame pas, et il habitue aux tirages courts. Beaucoup d'éditeurs indépendants de l'Ouest viennent de secteurs voisins, la photographie ou la presse régionale.\n\n## Pourquoi une soirée comme celle-là se tient à Pornichet\n\nUne conférence d'éditeurs à 5 euros dans une salle d'hôtel ressemble à peu de chose. C'est pourtant à ce niveau que se maintient une vie littéraire hors des grandes villes. Pornichet compte moins de 12 000 habitants à l'année, avec un public disponible en début de soirée. Les associations comme Éclat tiennent le créneau que ni la librairie ni la médiathèque ne peuvent occuper seules.\n\n  **Pour l'auteur qui cherche un éditeur**\n\nCes soirées valent surtout pour une chose : entendre un éditeur dire ce qu'il refuse et pourquoi. Venez avec deux ou trois questions écrites sur la ligne éditoriale et sur le contrat, pas avec votre manuscrit sous le bras. Un envoi soigné quinze jours plus tard, en respectant le format demandé, sert davantage votre cause qu'une remise en main propre.\n\nLa clé du succès promise par le titre se résume à une addition peu romantique : un catalogue cohérent, une trésorerie qui tient dix-huit mois, un diffuseur qui répond au téléphone et des auteurs qui acceptent de retravailler leur texte. Personne ne dévoile de secret un vendredi soir dans une salle d'hôtel. On y explique un métier, ce qui est déjà plus utile.\n\nSource: [saint-nazaire.maville.com](https://saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-des-editeurs-nantais-raconteront-leur-passion-des-livres-a-pornichet-_dep-6352087_actu.Htm)",
    "content_html": "<p>Le titre annonçait une clé du succès révélée. Autant le dire avant la première section : il n'y en a pas, et c'est ce que Françoise et Charles-Yves Plessis étaient venus expliquer à Pornichet le vendredi 28 juin 2024. Ces deux éditeurs nantais avaient accepté l'invitation de l'association Éclat pour une soirée à l'hôtel Ibis, à 18 h 30, entrée à 5 euros pour les non-adhérents. Le sujet annoncé n'était pas la recette d'un best-seller mais le métier tel qu'il se pratique, c'est-à-dire un travail de sélection, de fabrication et de négociation commerciale dont la partie visible, le livre en vitrine, occupe la dernière semaine du processus.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>La soirée en quatre lignes</strong>\n<p>Vendredi 28 juin 2024, 18 h 30, hôtel Ibis de Pornichet. Intervenants : Françoise et Charles-Yves Plessis, éditeurs installés à Nantes. Organisation : association Éclat. Tarif : 5 euros pour les non-membres, places limitées, réservation demandée au 06 82 24 39 54 ou à association.eclat@free.fr.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ce que fait un éditeur pendant les dix-huit mois où le lecteur ne voit rien</h2>\n\n<figure>\n<img width=\"2040\" height=\"1152\" src=\"/wp-content/uploads/2024/06/-84.webp\" alt=\"Deux éditeurs nantais présentant leur métier lors d'une rencontre à Pornichet\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n</figure>\n\n<p>La réduction habituelle du métier tient en une phrase : l'éditeur imprime des livres et les met en librairie. Dans la réalité, l'impression est sous-traitée et la mise en librairie ne dépend pas de lui. Entre les deux, il lit des manuscrits dont la très grande majorité ne sera pas publiée, retravaille le texte retenu ligne à ligne, arbitre un papier et un tirage, négocie un contrat de diffusion et téléphone à des journalistes qui ne rappellent pas.</p>\n\n<p>Le calendrier est long. Entre la signature d'un contrat et la mise en place en librairie, <strong>un an à dix-huit mois</strong> passent souvent : l'éditeur finance aujourd'hui une recette qu'il encaissera après-demain, en sachant que les invendus lui reviendront.</p>\n\n<h2>Le chemin de l'argent, qui explique presque tout</h2>\n\n<p>Sur le prix affiché d'un livre, la remise du libraire se situe, dans l'usage du secteur, entre trente et quarante pour cent. Le diffuseur et le distributeur prélèvent leur part, l'auteur touche ses droits, l'imprimeur a été payé d'avance. Ce qui reste à l'éditeur sert à couvrir les titres qui n'ont pas marché.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Le piège du droit de retour</strong>\n<p>Un livre placé en librairie n'est pas un livre vendu. Le libraire peut le retourner, et l'éditeur reprend le stock à sa charge. Un tirage écoulé sur le papier peut donc revenir en cartons six mois plus tard. C'est la mécanique qui tue le plus de petites maisons, avant même la question du talent des auteurs.</p>\n</aside>\n\n<h2>Deux parcours venus de la galerie d'art</h2>\n\n<p><strong>Françoise et Charles-Yves Plessis</strong> ne sont pas arrivés à l'édition par la littérature. Ils ont d'abord tenu des galeries et publié des livres d'art, avant d'élargir leur catalogue aux romans. Ce détour compte : le livre d'art impose un calage colorimétrique et un choix de papier qu'un roman ne réclame pas, et il habitue aux tirages courts. Beaucoup d'éditeurs indépendants de l'Ouest viennent de secteurs voisins, la photographie ou la presse régionale.</p>\n\n<h2>Pourquoi une soirée comme celle-là se tient à Pornichet</h2>\n\n<p>Une conférence d'éditeurs à 5 euros dans une salle d'hôtel ressemble à peu de chose. C'est pourtant à ce niveau que se maintient une vie littéraire hors des grandes villes. Pornichet compte moins de 12 000 habitants à l'année, avec un public disponible en début de soirée. Les associations comme Éclat tiennent le créneau que ni la librairie ni la médiathèque ne peuvent occuper seules.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Pour l'auteur qui cherche un éditeur</strong>\n<p>Ces soirées valent surtout pour une chose : entendre un éditeur dire ce qu'il refuse et pourquoi. Venez avec deux ou trois questions écrites sur la ligne éditoriale et sur le contrat, pas avec votre manuscrit sous le bras. Un envoi soigné quinze jours plus tard, en respectant le format demandé, sert davantage votre cause qu'une remise en main propre.</p>\n</aside>\n\n<p>La clé du succès promise par le titre se résume à une addition peu romantique : un catalogue cohérent, une trésorerie qui tient dix-huit mois, un diffuseur qui répond au téléphone et des auteurs qui acceptent de retravailler leur texte. Personne ne dévoile de secret un vendredi soir dans une salle d'hôtel. On y explique un métier, ce qui est déjà plus utile.</p>\n\n<p>Source: <a href=\"https://saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-des-editeurs-nantais-raconteront-leur-passion-des-livres-a-pornichet-_dep-6352087_actu.Htm\">saint-nazaire.maville.com</a></p>",
    "alternates": {
        "html": "https://www.nouvelouest.com/les-editeurs-nantais-devoileront-leurs-secrets-lors-dun-evenement-litteraire-a-pornichet-la-cle-du-succes-revelee.html",
        "markdown": "https://www.nouvelouest.com/les-editeurs-nantais-devoileront-leurs-secrets-lors-dun-evenement-litteraire-a-pornichet-la-cle-du-succes-revelee.md",
        "json": "https://www.nouvelouest.com/api/post/les-editeurs-nantais-devoileront-leurs-secrets-lors-dun-evenement-litteraire-a-pornichet-la-cle-du-succes-revelee.json"
    },
    "site": {
        "name": "Nouvel Ouest",
        "url": "https://www.nouvelouest.com/"
    },
    "license": "Reproduction autorisée avec lien vers la source."
}