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    "title": "Pornichet déam’bulle : un week-end palpitant dédié à la bande dessinée les 5 et 6 avril",
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    "description": "Vingt-cinq auteurs. C'est le chiffre qui dit tout du festival Pornichet déam'bulle, dont la cinquième édition s'est tenue les 5 et 6 avril 2025 à l'hippodrome. À...",
    "date_published": "2025-04-02T08:33:06+02:00",
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    "image_alt": "participez à pornichet déam’bulle, un week-end palpitant dédié à la bande dessinée, les 5 et 6 avril ! rencontrez des auteurs, découvrez des expositions et plongez dans l'univers fascinant de la bd. ne manquez pas cet événement incontournable pour les passionnés et les curieux !",
    "author": {
        "name": "Geoffrey Miron",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Vingt-cinq auteurs. C'est le chiffre qui dit tout du festival **Pornichet déam'bulle**, dont la cinquième édition s'est tenue les 5 et 6 avril 2025 à l'hippodrome. À Angoulême, on compte les auteurs par centaines et les files de dédicace en heures d'attente. Ici, sur un week-end, **vingt-cinq tables**, ce qui veut dire qu'un lecteur qui vient avec deux albums sous le bras a de vraies chances de repartir avec deux dessins et deux conversations. C'est la seule métrique qui compte dans un festival de BD, et c'est celle dont on parle le moins.\n\n![Table de dédicace dans un festival de bande dessinée, auteur dessinant sur la page de garde d'un album](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/04/-2.webp)\n\n  **Le format en un coup d'œil**\n\nCinquième édition, samedi 5 et dimanche 6 avril 2025, à l'hippodrome de Pornichet. Vingt-cinq auteurs et autrices, des dédicaces, des ateliers de dessin, des rencontres, des expositions en ville et deux spectacles associant musique et bande dessinée.\n\n## Un festival à taille humaine, et ça se joue sur le nombre de tables\n\nIl faut avoir fait la queue quatre-vingt-dix minutes pour un dessin de trente secondes pour comprendre ce que change un petit festival. À vingt-cinq auteurs répartis sur deux jours, la densité de public par table reste supportable. On peut passer devant, revenir, hésiter, feuilleter, demander sur quoi la personne travaille en ce moment. Les auteurs eux-mêmes préfèrent souvent ces formats : ils vendent moins d'albums qu'à Angoulême, mais ils repartent en ayant parlé à des lecteurs plutôt qu'en ayant signé à la chaîne.\n\nLe mélange annoncé associait des noms installés et de jeunes autrices et auteurs, dont certains sortaient d'un premier album. Ce sont ceux-là qu'il faut aller voir en priorité un samedi matin : ils sont disponibles, ils expliquent volontiers comment ils travaillent, et leur table est la seule où l'on peut encore acheter un album qu'aucun de vos amis ne connaît.\n\n## Les ateliers de dessin, à réserver dès l'ouverture\n\nLes **ateliers de dessin** sont, dans tous les festivals de ce type, la partie qui sature le plus vite. Les groupes sont limités à une quinzaine de participants pour que l'intervenant puisse passer derrière chacun, et les créneaux du samedi après-midi partent dans la première heure. Le réflexe utile est d'aller au point d'accueil avant même de faire le tour des tables.\n\n  **Comment se comporter à une table de dédicace**\n\nApporter l'album, l'ouvrir à la page de garde, dire bonjour et laisser l'auteur travailler sans commenter par-dessus son épaule. Une dédicace dessinée prend entre cinq et vingt minutes selon l'artiste. Une file de dix personnes, c'est donc facilement une heure et demie.\n\n## Deux spectacles qui sortent la BD de la page\n\nLe programme comptait deux propositions musicales. **Ancre noire**, concert dessiné monté avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire, et **La Forêt millénaire**, une forme mêlant image projetée et création sonore. Le concert dessiné est un format qui s'est installé depuis une quinzaine d'années : un dessinateur travaille en direct, l'image est projetée en grand, la musique suit ou impose le tempo. Ça peut être magnifique quand le dessinateur assume l'erreur et la rature en public, ça peut être tiède quand le dessin n'est qu'une illustration de la musique. La présence d'un orchestre symphonique local penche plutôt du bon côté, parce qu'elle suppose des répétitions communes et pas un simple habillage.\n\nCette porosité entre la bande dessinée et les autres arts est un fil que le festival tire depuis plusieurs éditions, et sur lequel nous étions déjà revenus à propos des [passerelles entre bande dessinée et cinéma à Pornichet](https://www.nouvelouest.com/pornichet-la-rencontre-inattendue-entre-la-bande-dessinee-et-le-cinema-comment-est-ce-possible.html).\n\n## Le choix de l'hippodrome\n\nInstaller un festival de BD à l'hippodrome peut sembler curieux. En pratique, ça règle les trois problèmes qui tuent les petites manifestations : la surface disponible, le stationnement et l'accès. Le site est de plain-pied, accessible en fauteuil sans compromis, et à une dizaine de minutes à pied de la gare de Pornichet, donc atteignable depuis Saint-Nazaire ou La Baule en train. Un centre-ville aurait dispersé les tables entre trois salles et transformé la journée en course d'orientation.\n\nLe revers, c'est l'ambiance. Un hall ouvert n'a pas le charme d'une chapelle ou d'une halle ancienne, et le son y porte mal quand il y a du monde. Les expositions installées ailleurs dans la ville compensaient en partie, en donnant une raison de sortir du site et de marcher un peu.\n\n  **Comment répartir son week-end**\n\nLe samedi matin pour les dédicaces (moins de monde, auteurs frais), le samedi après-midi pour les ateliers si on a réservé, le dimanche pour les rencontres et les spectacles. Un festival de cette taille se visite bien en une demi-journée, mais deux demi-journées valent mieux qu'une journée entière.\n\n## Les rencontres, la partie qu'on regarde de haut à tort\n\nLes tables rondes attirent moins que les dédicaces, et c'est dommage. Le programme abordait notamment la place des autrices dans la bande dessinée, sujet qui a bougé vite depuis dix ans dans l'édition française sans que la répartition des prix suive au même rythme. Une heure assis à écouter trois auteurs parler de leur métier apprend davantage sur la fabrication d'un album que dix minutes debout devant une table.\n\n  **Si vous venez avec des enfants**\n\nPrévoir un album qu'ils connaissent par cœur plutôt qu'un achat sur place, et viser les auteurs jeunesse en début de journée. Un enfant de sept ans qui voit son personnage préféré apparaître sous ses yeux en trois minutes ne l'oublie pas.\n\nUn festival qui en est à sa cinquième édition, sur une commune d'un peu plus de 10 000 habitants, avec des expositions dans la ville et un orchestre symphonique en partenaire : le modèle tient parce qu'il ne cherche pas à grossir plus vite que son public. La couverture locale, notamment celle d'[Ouest-France](https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornichet-44380/le-festival-de-bande-dessinee-de-pornichet-se-prepare-0a63ed8a-0e47-11f0-a661-ec32c49e32f7), dessinait la même trajectoire dans les semaines qui précédaient. La question pour la suite sera de savoir jusqu'où on peut monter en nombre d'auteurs sans perdre ce qui fait aujourd'hui l'intérêt du rendez-vous.",
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C'est la seule métrique qui compte dans un festival de BD, et c'est celle dont on parle le moins.</p>\n<figure>\n<img width=\"2016\" height=\"1152\" src=\"/wp-content/uploads/2025/04/-2.webp\" alt=\"Table de dédicace dans un festival de bande dessinée, auteur dessinant sur la page de garde d'un album\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\">\n</figure>\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Le format en un coup d'œil</strong>\n<p>Cinquième édition, samedi 5 et dimanche 6 avril 2025, à l'hippodrome de Pornichet. Vingt-cinq auteurs et autrices, des dédicaces, des ateliers de dessin, des rencontres, des expositions en ville et deux spectacles associant musique et bande dessinée.</p>\n</aside>\n<h2>Un festival à taille humaine, et ça se joue sur le nombre de tables</h2>\n<p>Il faut avoir fait la queue quatre-vingt-dix minutes pour un dessin de trente secondes pour comprendre ce que change un petit festival. À vingt-cinq auteurs répartis sur deux jours, la densité de public par table reste supportable. On peut passer devant, revenir, hésiter, feuilleter, demander sur quoi la personne travaille en ce moment. Les auteurs eux-mêmes préfèrent souvent ces formats : ils vendent moins d'albums qu'à Angoulême, mais ils repartent en ayant parlé à des lecteurs plutôt qu'en ayant signé à la chaîne.</p>\n<p>Le mélange annoncé associait des noms installés et de jeunes autrices et auteurs, dont certains sortaient d'un premier album. Ce sont ceux-là qu'il faut aller voir en priorité un samedi matin : ils sont disponibles, ils expliquent volontiers comment ils travaillent, et leur table est la seule où l'on peut encore acheter un album qu'aucun de vos amis ne connaît.</p>\n<h2>Les ateliers de dessin, à réserver dès l'ouverture</h2>\n<p>Les <strong>ateliers de dessin</strong> sont, dans tous les festivals de ce type, la partie qui sature le plus vite. Les groupes sont limités à une quinzaine de participants pour que l'intervenant puisse passer derrière chacun, et les créneaux du samedi après-midi partent dans la première heure. Le réflexe utile est d'aller au point d'accueil avant même de faire le tour des tables.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Comment se comporter à une table de dédicace</strong>\n<p>Apporter l'album, l'ouvrir à la page de garde, dire bonjour et laisser l'auteur travailler sans commenter par-dessus son épaule. Une dédicace dessinée prend entre cinq et vingt minutes selon l'artiste. Une file de dix personnes, c'est donc facilement une heure et demie.</p>\n</aside>\n<h2>Deux spectacles qui sortent la BD de la page</h2>\n<p>Le programme comptait deux propositions musicales. <strong>Ancre noire</strong>, concert dessiné monté avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire, et <strong>La Forêt millénaire</strong>, une forme mêlant image projetée et création sonore. Le concert dessiné est un format qui s'est installé depuis une quinzaine d'années : un dessinateur travaille en direct, l'image est projetée en grand, la musique suit ou impose le tempo. Ça peut être magnifique quand le dessinateur assume l'erreur et la rature en public, ça peut être tiède quand le dessin n'est qu'une illustration de la musique. La présence d'un orchestre symphonique local penche plutôt du bon côté, parce qu'elle suppose des répétitions communes et pas un simple habillage.</p>\n<p>Cette porosité entre la bande dessinée et les autres arts est un fil que le festival tire depuis plusieurs éditions, et sur lequel nous étions déjà revenus à propos des <a href=\"https://www.nouvelouest.com/pornichet-la-rencontre-inattendue-entre-la-bande-dessinee-et-le-cinema-comment-est-ce-possible.html\">passerelles entre bande dessinée et cinéma à Pornichet</a>.</p>\n<h2>Le choix de l'hippodrome</h2>\n<p>Installer un festival de BD à l'hippodrome peut sembler curieux. En pratique, ça règle les trois problèmes qui tuent les petites manifestations : la surface disponible, le stationnement et l'accès. Le site est de plain-pied, accessible en fauteuil sans compromis, et à une dizaine de minutes à pied de la gare de Pornichet, donc atteignable depuis Saint-Nazaire ou La Baule en train. Un centre-ville aurait dispersé les tables entre trois salles et transformé la journée en course d'orientation.</p>\n<p>Le revers, c'est l'ambiance. Un hall ouvert n'a pas le charme d'une chapelle ou d'une halle ancienne, et le son y porte mal quand il y a du monde. Les expositions installées ailleurs dans la ville compensaient en partie, en donnant une raison de sortir du site et de marcher un peu.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Comment répartir son week-end</strong>\n<p>Le samedi matin pour les dédicaces (moins de monde, auteurs frais), le samedi après-midi pour les ateliers si on a réservé, le dimanche pour les rencontres et les spectacles. Un festival de cette taille se visite bien en une demi-journée, mais deux demi-journées valent mieux qu'une journée entière.</p>\n</aside>\n<h2>Les rencontres, la partie qu'on regarde de haut à tort</h2>\n<p>Les tables rondes attirent moins que les dédicaces, et c'est dommage. Le programme abordait notamment la place des autrices dans la bande dessinée, sujet qui a bougé vite depuis dix ans dans l'édition française sans que la répartition des prix suive au même rythme. Une heure assis à écouter trois auteurs parler de leur métier apprend davantage sur la fabrication d'un album que dix minutes debout devant une table.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Si vous venez avec des enfants</strong>\n<p>Prévoir un album qu'ils connaissent par cœur plutôt qu'un achat sur place, et viser les auteurs jeunesse en début de journée. Un enfant de sept ans qui voit son personnage préféré apparaître sous ses yeux en trois minutes ne l'oublie pas.</p>\n</aside>\n<p>Un festival qui en est à sa cinquième édition, sur une commune d'un peu plus de 10 000 habitants, avec des expositions dans la ville et un orchestre symphonique en partenaire : le modèle tient parce qu'il ne cherche pas à grossir plus vite que son public. La couverture locale, notamment celle d'<a href=\"https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornichet-44380/le-festival-de-bande-dessinee-de-pornichet-se-prepare-0a63ed8a-0e47-11f0-a661-ec32c49e32f7\">Ouest-France</a>, dessinait la même trajectoire dans les semaines qui précédaient. La question pour la suite sera de savoir jusqu'où on peut monter en nombre d'auteurs sans perdre ce qui fait aujourd'hui l'intérêt du rendez-vous.</p>",
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