{
    "id": 138970,
    "type": "post",
    "title": "Pornichet : découvrez les vainqueurs du prestigieux Pornichet Select 6.50",
    "slug": "pornichet-decouvrez-les-vainqueurs-du-prestigieux-pornichet-select-6-50",
    "url": "https://www.nouvelouest.com/pornichet-decouvrez-les-vainqueurs-du-prestigieux-pornichet-select-6-50.html",
    "description": "Une course de Mini 6.50 ne se gagne pas au surpuissance. Elle se gagne en dormant par tranches de vingt minutes, en choisissant le bon bord une heure avant les...",
    "date_published": "2025-05-10T08:32:28+02:00",
    "date_modified": "2026-09-10T09:12:47+02:00",
    "language": "fr-FR",
    "categories": [
        {
            "name": "Actualités",
            "url": "https://www.nouvelouest.com/category/actualites/"
        }
    ],
    "tags": [
        {
            "name": "Côte d'amour",
            "url": "https://www.nouvelouest.com/tag/cote-amour/"
        }
    ],
    "word_count": 1202,
    "reading_time_min": 6,
    "image": null,
    "image_alt": null,
    "author": {
        "name": "Geoffrey Miron",
        "url": "https://www.nouvelouest.com/author/geoffrey-miron/",
        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
        "avatar": null
    },
    "content_markdown": "Une course de Mini 6.50 ne se gagne pas au surpuissance. Elle se gagne en dormant par tranches de vingt minutes, en choisissant le bon bord une heure avant les autres, et en tenant un bateau de six mètres cinquante qui tape dans le clapot pendant une nuit et demie. C'est ce qui s'est joué début mai 2025 au large de Pornichet : Benoît Marie s'est imposé en prototype, Paul Cousin a gagné en série six heures plus tard. Le reste de cet article s'intéresse moins au palmarès qu'à ce que cette régate demande réellement à ceux qui la courent, parce que c'est là que se trouve son intérêt.\n\n## Un bateau de 6,50 m, un skipper, zéro assistance\n\nLa classe Mini impose une coque de 6,50 mètres, un équipage d'une personne et un règlement volontairement dépouillé : **pas de routage météo depuis la terre**, pas de communication extérieure pendant la course, une électronique réduite au minimum. Le skipper se débrouille avec ses fichiers récupérés avant le départ, un baromètre et ce qu'il voit du ciel. Sur un plan d'eau comme le golfe de Gascogne nord, où les bascules de vent sont fréquentes et les courants de marée déterminants près des cailloux, cette contrainte transforme complètement la nature de la course.\n\n  **Le format en trois chiffres**\n\nSix mètres cinquante de coque. Un skipper à bord. Quatre-vingt-neuf bateaux au départ pour cette édition. Benoît Marie a bouclé le parcours en moins de trente-six heures, ce qui suppose deux nuits de veille quasi continue pour la majorité de la flotte.\n\nLes Mini se répartissent en deux catégories qui ne courent pas la même course. Les prototypes sont des bateaux de recherche : foils, bulbes basculants, carènes dessinées pour un seul objectif. Les séries sont des unités produites en petit nombre, aux plans figés, où l'écart se fait presque uniquement sur le marin. **Comparer les temps des deux catégories n'a aucun sens**, et c'est pour cela que la Pornichet Select établit deux classements séparés.\n\n## Benoît Marie, la course des prototypes\n\nBenoît Marie navigue sur un plan Manuard. Il a franchi la ligne dans la nuit du 4 au 5 mai, en tête de la catégorie proto. Sa course a été détaillée par la presse régionale, qui a raconté comment [Benoît Marie a remporté la course](https://nantes.maville.com/actu/actudet_-pornichet.-benoit-marie-a-remporte-la-pornichet-select-en-moins-de-36-h-de-course-_dep-6794477_actu.Htm) en bouclant le parcours sous la barre des trente-six heures.\n\nCe qui frappe chez lui, c'est la régularité plutôt que le coup d'éclat. Un proto rapide se pilote mal quand le skipper est cuit : **la moitié des places se perdent la deuxième nuit**, quand la fatigue fait rater une bascule ou pousse à retarder un changement de voile de vingt minutes de trop. Marie fait partie de ceux qui ne lâchent rien sur ce terrain, et cela se voit au classement plus qu'à la vitesse pure.\n\n  **Proto et série, deux courses dans la même course**\n\nUn prototype bien mené prend plusieurs heures à un bateau de série sur un parcours de ce type. L'écart de six heures entre Benoît Marie et Paul Cousin ne dit donc rien de leurs qualités respectives : ils ne pilotent pas le même objet.\n\n## Paul Cousin, la course des séries\n\nPaul Cousin a remporté le classement série sur un Maxi 6.50, l'un des plans les plus répandus de la catégorie. En série, tous les concurrents ou presque disposent du même potentiel de vitesse. Gagner suppose donc d'être meilleur que les autres sur trois points précis : le placement au départ, le choix du bord au premier virement stratégique, et la gestion du sommeil. Rien de spectaculaire vu de la terre, beaucoup de discipline vu de l'intérieur.\n\nLa catégorie série sert aussi de porte d'entrée financière. Un proto neuf de tête de flotte coûte plusieurs fois le prix d'un bateau de série d'occasion, et la plupart des skippers commencent par là avant de basculer, ou de rester. Cette hiérarchie économique explique pourquoi les plateaux série sont souvent plus fournis que les plateaux proto.\n\n## Ce que la Pornichet Select prépare\n\nLa régate ouvre traditionnellement la saison du circuit Mini, au début du mois de mai. Elle sert de premier test grandeur nature après l'hiver de chantier : réglages, voiles neuves, électronique, et surtout mise à l'épreuve du bonhomme. Pour ceux qui visent la Mini Transat, la traversée de l'Atlantique en solitaire sur ces mêmes bateaux, elle fait partie des rendez-vous qui comptent dans la préparation et dans l'accumulation des milles exigés.\n\n  **Le calendrier réel**\n\nLa Pornichet Select se court début mai, sur quatre jours entre les procédures d'ouverture et l'arrivée du dernier bateau. Les inscriptions se bouclent des semaines à l'avance et le nombre d'engagés tourne autour de quatre-vingts à cent depuis plusieurs saisons.\n\nLe club organisateur, le cercle nautique qui fédère La Baule, Le Pouliguen et Pornichet, gère à la fois la logistique à terre, la mise à l'eau et la remise des prix. Une régate de cette taille mobilise des dizaines de bénévoles, des semi-rigides de sécurité et un ponton entier réservé aux Mini pendant une semaine. C'est un morceau du printemps pornichétin au moins autant qu'un événement sportif.\n\n## Deux erreurs de dates à corriger\n\nLa version précédente de cet article annonçait, dans le même texte, les résultats de la course et une prochaine édition qui se tiendrait « du 3 au 6 mai 2025 ». Les deux ne peuvent pas être vrais en même temps : les résultats décrits, ceux de Benoît Marie en proto et de Paul Cousin en série, sont bien ceux de l'édition 2025, courue début mai. Il n'y avait pas d'édition à venir à annoncer, seulement celle qui venait de se terminer. Le numéro d'édition indiqué, « 24e », ne correspond pas non plus au millésime décrit : la 24e s'est courue deux ans plus tôt, et son vainqueur n'était pas le même. Le détail des classements est repris par la presse spécialisée : [vérifiez les dernières nouvelles de la compétition](https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/pornichet-select-2025-benoit-marie-simpose-en-proto-paul-cousin-vainqueur-en-serie/198121).\n\n  **Attention aux numéros d'édition**\n\nSur cette régate, les archives en ligne mélangent régulièrement millésimes et numéros d'édition. Fiez-vous à l'année et au nom du vainqueur, pas au rang affiché dans un titre. Une édition antérieure avait été gagnée par Jacques Delcroix, ce qui suffit à montrer que le classement de 2025 ne peut pas porter ce même numéro.\n\nPour situer les vainqueurs dans la durée, [suivez les performances des anciens gagnants](https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/bateau/classe-mini/pornichet-select-6-50-double-de-jacques-delcroix-encore-vainqueur-079fcffe-e8e9-11ed-916e-8e8e0a151630) : plusieurs sont revenus année après année sur le même plan d'eau.\n\n## Ce qu'on voit depuis la digue\n\nAssister au départ vaut le déplacement, à condition de savoir où se placer. Depuis la digue et la pointe, on aperçoit la flotte se ranger dans le chenal puis franchir la ligne, mâts groupés, avant de disparaître vers l'ouest en une demi-heure. L'arrivée, elle, se joue souvent de nuit et se suit surtout au ponton, quand les bateaux rentrent un à un et que les skippers, hagards, mettent dix minutes à retrouver l'usage de la parole. Ceux qui n'ont jamais vu ça sous-estiment ce que coûtent trente-six heures seul sur six mètres cinquante.\n\nLe reste de l'année, le plan d'eau retrouve d'autres usages, du dériveur au tennis de table et aux rendez-vous associatifs de la commune, comme [les tournois d'été du club de tennis de table de la Côte d'Amour](https://www.nouvelouest.com/decouvrez-le-secret-des-tournois-dete-du-ttca-a-pornichet.html).",
    "content_html": "<p>Une course de Mini 6.50 ne se gagne pas au surpuissance. Elle se gagne en dormant par tranches de vingt minutes, en choisissant le bon bord une heure avant les autres, et en tenant un bateau de six mètres cinquante qui tape dans le clapot pendant une nuit et demie. C'est ce qui s'est joué début mai 2025 au large de Pornichet : Benoît Marie s'est imposé en prototype, Paul Cousin a gagné en série six heures plus tard. Le reste de cet article s'intéresse moins au palmarès qu'à ce que cette régate demande réellement à ceux qui la courent, parce que c'est là que se trouve son intérêt.</p>\n<h2>Un bateau de 6,50 m, un skipper, zéro assistance</h2>\n<p>La classe Mini impose une coque de 6,50 mètres, un équipage d'une personne et un règlement volontairement dépouillé : <strong>pas de routage météo depuis la terre</strong>, pas de communication extérieure pendant la course, une électronique réduite au minimum. Le skipper se débrouille avec ses fichiers récupérés avant le départ, un baromètre et ce qu'il voit du ciel. Sur un plan d'eau comme le golfe de Gascogne nord, où les bascules de vent sont fréquentes et les courants de marée déterminants près des cailloux, cette contrainte transforme complètement la nature de la course.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Le format en trois chiffres</strong>\n<p>Six mètres cinquante de coque. Un skipper à bord. Quatre-vingt-neuf bateaux au départ pour cette édition. Benoît Marie a bouclé le parcours en moins de trente-six heures, ce qui suppose deux nuits de veille quasi continue pour la majorité de la flotte.</p>\n</aside>\n<p>Les Mini se répartissent en deux catégories qui ne courent pas la même course. Les prototypes sont des bateaux de recherche : foils, bulbes basculants, carènes dessinées pour un seul objectif. Les séries sont des unités produites en petit nombre, aux plans figés, où l'écart se fait presque uniquement sur le marin. <strong>Comparer les temps des deux catégories n'a aucun sens</strong>, et c'est pour cela que la Pornichet Select établit deux classements séparés.</p>\n<h2>Benoît Marie, la course des prototypes</h2>\n<p>Benoît Marie navigue sur un plan Manuard. Il a franchi la ligne dans la nuit du 4 au 5 mai, en tête de la catégorie proto. Sa course a été détaillée par la presse régionale, qui a raconté comment <a href=\"https://nantes.maville.com/actu/actudet_-pornichet.-benoit-marie-a-remporte-la-pornichet-select-en-moins-de-36-h-de-course-_dep-6794477_actu.Htm\">Benoît Marie a remporté la course</a> en bouclant le parcours sous la barre des trente-six heures.</p>\n<p>Ce qui frappe chez lui, c'est la régularité plutôt que le coup d'éclat. Un proto rapide se pilote mal quand le skipper est cuit : <strong>la moitié des places se perdent la deuxième nuit</strong>, quand la fatigue fait rater une bascule ou pousse à retarder un changement de voile de vingt minutes de trop. Marie fait partie de ceux qui ne lâchent rien sur ce terrain, et cela se voit au classement plus qu'à la vitesse pure.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>Proto et série, deux courses dans la même course</strong>\n<p>Un prototype bien mené prend plusieurs heures à un bateau de série sur un parcours de ce type. L'écart de six heures entre Benoît Marie et Paul Cousin ne dit donc rien de leurs qualités respectives : ils ne pilotent pas le même objet.</p>\n</aside>\n<h2>Paul Cousin, la course des séries</h2>\n<p>Paul Cousin a remporté le classement série sur un Maxi 6.50, l'un des plans les plus répandus de la catégorie. En série, tous les concurrents ou presque disposent du même potentiel de vitesse. Gagner suppose donc d'être meilleur que les autres sur trois points précis : le placement au départ, le choix du bord au premier virement stratégique, et la gestion du sommeil. Rien de spectaculaire vu de la terre, beaucoup de discipline vu de l'intérieur.</p>\n<p>La catégorie série sert aussi de porte d'entrée financière. Un proto neuf de tête de flotte coûte plusieurs fois le prix d'un bateau de série d'occasion, et la plupart des skippers commencent par là avant de basculer, ou de rester. Cette hiérarchie économique explique pourquoi les plateaux série sont souvent plus fournis que les plateaux proto.</p>\n<h2>Ce que la Pornichet Select prépare</h2>\n<p>La régate ouvre traditionnellement la saison du circuit Mini, au début du mois de mai. Elle sert de premier test grandeur nature après l'hiver de chantier : réglages, voiles neuves, électronique, et surtout mise à l'épreuve du bonhomme. Pour ceux qui visent la Mini Transat, la traversée de l'Atlantique en solitaire sur ces mêmes bateaux, elle fait partie des rendez-vous qui comptent dans la préparation et dans l'accumulation des milles exigés.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Le calendrier réel</strong>\n<p>La Pornichet Select se court début mai, sur quatre jours entre les procédures d'ouverture et l'arrivée du dernier bateau. Les inscriptions se bouclent des semaines à l'avance et le nombre d'engagés tourne autour de quatre-vingts à cent depuis plusieurs saisons.</p>\n</aside>\n<p>Le club organisateur, le cercle nautique qui fédère La Baule, Le Pouliguen et Pornichet, gère à la fois la logistique à terre, la mise à l'eau et la remise des prix. Une régate de cette taille mobilise des dizaines de bénévoles, des semi-rigides de sécurité et un ponton entier réservé aux Mini pendant une semaine. C'est un morceau du printemps pornichétin au moins autant qu'un événement sportif.</p>\n<h2>Deux erreurs de dates à corriger</h2>\n<p>La version précédente de cet article annonçait, dans le même texte, les résultats de la course et une prochaine édition qui se tiendrait « du 3 au 6 mai 2025 ». Les deux ne peuvent pas être vrais en même temps : les résultats décrits, ceux de Benoît Marie en proto et de Paul Cousin en série, sont bien ceux de l'édition 2025, courue début mai. Il n'y avait pas d'édition à venir à annoncer, seulement celle qui venait de se terminer. Le numéro d'édition indiqué, « 24e », ne correspond pas non plus au millésime décrit : la 24e s'est courue deux ans plus tôt, et son vainqueur n'était pas le même. Le détail des classements est repris par la presse spécialisée : <a href=\"https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/pornichet-select-2025-benoit-marie-simpose-en-proto-paul-cousin-vainqueur-en-serie/198121\">vérifiez les dernières nouvelles de la compétition</a>.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Attention aux numéros d'édition</strong>\n<p>Sur cette régate, les archives en ligne mélangent régulièrement millésimes et numéros d'édition. Fiez-vous à l'année et au nom du vainqueur, pas au rang affiché dans un titre. Une édition antérieure avait été gagnée par Jacques Delcroix, ce qui suffit à montrer que le classement de 2025 ne peut pas porter ce même numéro.</p>\n</aside>\n<p>Pour situer les vainqueurs dans la durée, <a href=\"https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/bateau/classe-mini/pornichet-select-6-50-double-de-jacques-delcroix-encore-vainqueur-079fcffe-e8e9-11ed-916e-8e8e0a151630\">suivez les performances des anciens gagnants</a> : plusieurs sont revenus année après année sur le même plan d'eau.</p>\n<h2>Ce qu'on voit depuis la digue</h2>\n<p>Assister au départ vaut le déplacement, à condition de savoir où se placer. Depuis la digue et la pointe, on aperçoit la flotte se ranger dans le chenal puis franchir la ligne, mâts groupés, avant de disparaître vers l'ouest en une demi-heure. L'arrivée, elle, se joue souvent de nuit et se suit surtout au ponton, quand les bateaux rentrent un à un et que les skippers, hagards, mettent dix minutes à retrouver l'usage de la parole. Ceux qui n'ont jamais vu ça sous-estiment ce que coûtent trente-six heures seul sur six mètres cinquante.</p>\n<p>Le reste de l'année, le plan d'eau retrouve d'autres usages, du dériveur au tennis de table et aux rendez-vous associatifs de la commune, comme <a href=\"https://www.nouvelouest.com/decouvrez-le-secret-des-tournois-dete-du-ttca-a-pornichet.html\">les tournois d'été du club de tennis de table de la Côte d'Amour</a>.</p>",
    "alternates": {
        "html": "https://www.nouvelouest.com/pornichet-decouvrez-les-vainqueurs-du-prestigieux-pornichet-select-6-50.html",
        "markdown": "https://www.nouvelouest.com/pornichet-decouvrez-les-vainqueurs-du-prestigieux-pornichet-select-6-50.md",
        "json": "https://www.nouvelouest.com/api/post/pornichet-decouvrez-les-vainqueurs-du-prestigieux-pornichet-select-6-50.json"
    },
    "site": {
        "name": "Nouvel Ouest",
        "url": "https://www.nouvelouest.com/"
    },
    "license": "Reproduction autorisée avec lien vers la source."
}