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    "title": "Pornichet : la 5e édition du festival de bande dessinée remporte un franc succès",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Un festival gratuit ne compte pas ses entrées. C'est la limite de tout bilan de ce genre, et autant le dire avant de parler de réussite : après les 5 et 6 avril 2025, personne ne pouvait annoncer le nombre exact de visiteurs passés dans le hall des paris de l'hippodrome de Pornichet pour la cinquième édition de Déam'bulle. Ce qui se mesure, en revanche, ce sont les piles d'albums vidées sur les tables des libraires, les files devant certains auteurs, et le fait que le samedi après midi il devenait difficile de circuler entre les allées. Sur cette base, l'édition a tenu ses promesses.\n\n  **Le week-end en chiffres**\n\nDeux jours, les 5 et 6 avril 2025. Vingt-cinq auteurs et autrices en dédicace. Un BD-concert avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire. Une entrée gratuite, donc aucune billetterie pour établir une fréquentation officielle.\n\n## Ancre noire, le moment qui restera\n\nLe **BD-concert** \"Ancre noire\", monté avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire, était la proposition la plus risquée du programme et la plus aboutie. Faire jouer des musiciens sur des planches projetées suppose une synchronisation répétée, une salle correcte et un public prêt à rester assis. Une manifestation gratuite qui s'offre ce genre de format sort du registre du salon du livre pour entrer dans celui de la programmation culturelle. C'est aussi ce qui fait revenir un public qui n'achète pas forcément de bandes dessinées.\n\n## Des autrices qui n'avaient rien d'un plateau de dépannage\n\nMarie Jaffredo, Gwénola Morizur, Mademoiselle Caroline, Claire Péron : la liste des invités valait mieux que ce qu'une commune de onze mille habitants peut espérer sur le papier. Ces noms circulent dans les librairies indépendantes et les prix de festivals, et leur présence tient largement au fait que la Bretagne et la Loire-Atlantique concentrent une population d'auteurs installés. Le festival joue de cette géographie plutôt que de courir après des têtes d'affiche parisiennes.\n\nPour les visiteurs, la conséquence était concrète : des files de dédicace à taille humaine, et de vraies conversations. On a vu des lecteurs repartir avec un dessin fait devant eux, ce qui n'arrive plus dans les grands rendez-vous nationaux où l'on distribue des tickets à l'ouverture des portes.\n\n  **Ce qui a le mieux marché**\n\nLes ateliers pour les enfants et les adolescents, dessin et création de manga. Ils remplissent une fonction double : occuper les plus jeunes pendant que les parents parcourent les stands, et fabriquer les lecteurs des éditions suivantes. Aucun festival de bande dessinée ne survit longtemps sans ce travail là.\n\n## Le point faible : la lisibilité du programme\n\nAvec des animations réparties entre l'hippodrome et d'autres lieux de la ville, un visiteur arrivé sans avoir lu le programme la veille pouvait passer à côté de la moitié de l'offre. C'est le défaut récurrent des manifestations qui se dispersent. Un panneau à l'entrée avec les horaires des temps forts de la journée, en gros caractères, réglerait une bonne partie du problème pour la prochaine édition.\n\nL'autre réserve porte sur l'accès. L'hippodrome se rejoint facilement en voiture, beaucoup moins à pied depuis la gare, et le fléchage restait discret pour qui découvrait Pornichet un dimanche matin.\n\n  **Se faire dédicacer un album, la bonne manière**\n\nOn achète le livre sur place, chez le libraire du festival, plutôt que d'apporter un exemplaire commandé en ligne. On se présente avec une seule demande, on laisse l'auteur choisir son dessin, et on ne repasse pas une deuxième fois dans la journée. Les dédicaces s'obtiennent en respectant ces règles non écrites.\n\nLes libraires et les éditeurs présents, justement, restent les premiers indicateurs d'un bilan. Un stand qui remballe des cartons pleins le dimanche soir signale une affluence de curieux ; un stand qui repart léger signale des lecteurs. À Déam'bulle, les **ventes** ont visiblement suivi, ce qui explique pourquoi ces professionnels reviennent d'une édition à l'autre sans qu'il faille les convaincre.\n\n  **Prochain rendez-vous : 2027**\n\nDéam'bulle revient tous les deux ans. Après avril 2025, il faudra donc attendre le printemps 2027 pour la sixième édition. Ceux qui repartent avec une dédicace en tête ont deux ans pour préparer leur pile d'albums.\n\n## Ce que gagne une ville à monter ce genre d'événement\n\nUn festival de bande dessinée en avril remplit deux fonctions pour une commune balnéaire. Il occupe le calendrier hors saison, période où les commerces de la Côte d'Amour tournent au ralenti, et il donne aux habitants un rendez-vous qui n'est pas fabriqué pour les vacanciers. Les hôteliers et les restaurateurs du secteur ne s'y trompent pas : un week-end de ce type fait travailler la ville quand rien d'autre ne la fait travailler.\n\nSur la suite, la mairie ne s'est pas avancée au delà du principe d'une nouvelle édition. C'est prudent, et probablement sage : la qualité du plateau 2025 reposait sur des disponibilités d'auteurs qui ne se reproduisent pas mécaniquement.\n\nPour prolonger, on peut relire [le dialogue entre deux élèves pornichétins et le dessinateur Clément Lefèvre](https://www.nouvelouest.com/rencontre-inspirante-a-pornichet-deux-eleves-dialoguent-avec-le-talentueux-dessinateur-clement-lefevre.html), revenir sur [les moments marquants de l'année 2024 à Pornichet](https://www.nouvelouest.com/retrospective-2024-les-moments-marquants-a-pornichet.html), ou reprendre [le programme annoncé pour ce week-end des 5 et 6 avril](https://www.nouvelouest.com/pornichet-deambulle-un-week-end-palpitant-dedie-a-la-bande-dessinee-les-5-et-6-avril.html).",
    "content_html": "<p>Un festival gratuit ne compte pas ses entrées. C'est la limite de tout bilan de ce genre, et autant le dire avant de parler de réussite : après les 5 et 6 avril 2025, personne ne pouvait annoncer le nombre exact de visiteurs passés dans le hall des paris de l'hippodrome de Pornichet pour la cinquième édition de Déam'bulle. Ce qui se mesure, en revanche, ce sont les piles d'albums vidées sur les tables des libraires, les files devant certains auteurs, et le fait que le samedi après midi il devenait difficile de circuler entre les allées. Sur cette base, l'édition a tenu ses promesses.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Le week-end en chiffres</strong>\n<p>Deux jours, les 5 et 6 avril 2025. Vingt-cinq auteurs et autrices en dédicace. Un BD-concert avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire. Une entrée gratuite, donc aucune billetterie pour établir une fréquentation officielle.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ancre noire, le moment qui restera</h2>\n<p>Le <strong>BD-concert</strong> \"Ancre noire\", monté avec l'Orchestre symphonique de Saint-Nazaire, était la proposition la plus risquée du programme et la plus aboutie. Faire jouer des musiciens sur des planches projetées suppose une synchronisation répétée, une salle correcte et un public prêt à rester assis. Une manifestation gratuite qui s'offre ce genre de format sort du registre du salon du livre pour entrer dans celui de la programmation culturelle. C'est aussi ce qui fait revenir un public qui n'achète pas forcément de bandes dessinées.</p>\n\n<h2>Des autrices qui n'avaient rien d'un plateau de dépannage</h2>\n<p>Marie Jaffredo, Gwénola Morizur, Mademoiselle Caroline, Claire Péron : la liste des invités valait mieux que ce qu'une commune de onze mille habitants peut espérer sur le papier. Ces noms circulent dans les librairies indépendantes et les prix de festivals, et leur présence tient largement au fait que la Bretagne et la Loire-Atlantique concentrent une population d'auteurs installés. Le festival joue de cette géographie plutôt que de courir après des têtes d'affiche parisiennes.</p>\n<p>Pour les visiteurs, la conséquence était concrète : des files de dédicace à taille humaine, et de vraies conversations. On a vu des lecteurs repartir avec un dessin fait devant eux, ce qui n'arrive plus dans les grands rendez-vous nationaux où l'on distribue des tickets à l'ouverture des portes.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui a le mieux marché</strong>\n<p>Les ateliers pour les enfants et les adolescents, dessin et création de manga. Ils remplissent une fonction double : occuper les plus jeunes pendant que les parents parcourent les stands, et fabriquer les lecteurs des éditions suivantes. Aucun festival de bande dessinée ne survit longtemps sans ce travail là.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le point faible : la lisibilité du programme</h2>\n<p>Avec des animations réparties entre l'hippodrome et d'autres lieux de la ville, un visiteur arrivé sans avoir lu le programme la veille pouvait passer à côté de la moitié de l'offre. C'est le défaut récurrent des manifestations qui se dispersent. Un panneau à l'entrée avec les horaires des temps forts de la journée, en gros caractères, réglerait une bonne partie du problème pour la prochaine édition.</p>\n<p>L'autre réserve porte sur l'accès. L'hippodrome se rejoint facilement en voiture, beaucoup moins à pied depuis la gare, et le fléchage restait discret pour qui découvrait Pornichet un dimanche matin.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Se faire dédicacer un album, la bonne manière</strong>\n<p>On achète le livre sur place, chez le libraire du festival, plutôt que d'apporter un exemplaire commandé en ligne. On se présente avec une seule demande, on laisse l'auteur choisir son dessin, et on ne repasse pas une deuxième fois dans la journée. Les dédicaces s'obtiennent en respectant ces règles non écrites.</p>\n</aside>\n\n<p>Les libraires et les éditeurs présents, justement, restent les premiers indicateurs d'un bilan. Un stand qui remballe des cartons pleins le dimanche soir signale une affluence de curieux ; un stand qui repart léger signale des lecteurs. À Déam'bulle, les <strong>ventes</strong> ont visiblement suivi, ce qui explique pourquoi ces professionnels reviennent d'une édition à l'autre sans qu'il faille les convaincre.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Prochain rendez-vous : 2027</strong>\n<p>Déam'bulle revient tous les deux ans. Après avril 2025, il faudra donc attendre le printemps 2027 pour la sixième édition. Ceux qui repartent avec une dédicace en tête ont deux ans pour préparer leur pile d'albums.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ce que gagne une ville à monter ce genre d'événement</h2>\n<p>Un festival de bande dessinée en avril remplit deux fonctions pour une commune balnéaire. Il occupe le calendrier hors saison, période où les commerces de la Côte d'Amour tournent au ralenti, et il donne aux habitants un rendez-vous qui n'est pas fabriqué pour les vacanciers. Les hôteliers et les restaurateurs du secteur ne s'y trompent pas : un week-end de ce type fait travailler la ville quand rien d'autre ne la fait travailler.</p>\n<p>Sur la suite, la mairie ne s'est pas avancée au delà du principe d'une nouvelle édition. C'est prudent, et probablement sage : la qualité du plateau 2025 reposait sur des disponibilités d'auteurs qui ne se reproduisent pas mécaniquement.</p>\n\n<p>Pour prolonger, on peut relire <a href=\"https://www.nouvelouest.com/rencontre-inspirante-a-pornichet-deux-eleves-dialoguent-avec-le-talentueux-dessinateur-clement-lefevre.html\">le dialogue entre deux élèves pornichétins et le dessinateur Clément Lefèvre</a>, revenir sur <a href=\"https://www.nouvelouest.com/retrospective-2024-les-moments-marquants-a-pornichet.html\">les moments marquants de l'année 2024 à Pornichet</a>, ou reprendre <a href=\"https://www.nouvelouest.com/pornichet-deambulle-un-week-end-palpitant-dedie-a-la-bande-dessinee-les-5-et-6-avril.html\">le programme annoncé pour ce week-end des 5 et 6 avril</a>.</p>",
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