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    "title": "Pornichet met en place des rencontres pour aider les enfants à se déconnecter du numérique",
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    "image_alt": "découvrez comment pornichet organise des rencontres innovantes pour aider les enfants à se déconnecter du numérique et retrouver le plaisir des échanges en présentiel. un engagement pour un meilleur équilibre entre vie digitale et vie réelle.",
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        "name": "Geoffrey Miron",
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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Le titre laisse entendre que la ville de Pornichet organise des séances pour décrocher les enfants des écrans. La réalité du dispositif est un peu différente, et plus honnête : ces rendez-vous **s'adressent d'abord aux parents**. Aucun atelier municipal ne réduira le temps d'écran d'un enfant de neuf ans. En revanche, une soirée où trois familles racontent comment elles ont tenu, ou pas tenu, une règle du soir, ça change quelque chose à la maison le lendemain.\n\n![Des enfants jouent dehors sur un terrain herbeux, sans écran à portée de main](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/03/-50.webp)\n\n  **Qui est visé, en vrai**\n\nLes groupes de parole et les ateliers proposés au printemps 2025 s'adressent aux parents et, selon les formats, aux enfants accompagnés. Ce sont des temps d'échange animés, pas des cours ni des séances de sevrage. La semaine de sensibilisation ouvre les rencontres aux adolescents et aux grands-parents.\n\n## Pourquoi ça passe par les adultes\n\nUn enfant de primaire ne gère pas son exposition aux écrans, il subit celle du foyer. La télévision allumée pendant le repas, le téléphone du parent posé à côté de l'assiette, la tablette donnée dans la salle d'attente pour tenir vingt minutes : les usages de l'enfant sont largement un décalque de ceux de la maison. Travailler sur l'enfant seul revient à traiter le symptôme.\n\nC'est aussi pour ça que les injonctions générales ne fonctionnent pas. Dire à un parent d'un enfant de trois ans qu'il ne faut pas d'écran avant six ans, ce n'est pas une aide, c'est un reproche. Les rencontres de ce type valent quand elles descendent au niveau des situations concrètes : le trajet en voiture, le samedi pluvieux, le moment du bain, la fratrie où le grand a un téléphone et pas le petit.\n\n  **Ce qui marche le mieux, d'après les familles**\n\nLes **règles de lieu** tiennent mieux que les règles de durée. « Pas d'écran dans les chambres » se vérifie d'un coup d'œil ; « une heure par jour » se négocie tous les soirs. Un dispositif qu'on n'a pas à surveiller a beaucoup plus de chances de survivre à trois semaines.\n\n## Ce que contiennent réellement ces rendez-vous\n\nTrois formats coexistent. Les groupes de rencontre parents-enfants, d'abord, où l'on parle de ce qui coince à la maison, avec un animateur pour éviter que la séance ne tourne au concours de bonne conduite éducative. Les ateliers de soutien à la parentalité, ensuite, qui débordent largement la question numérique : sommeil, conflits, écrans, activité physique, relations dans la fratrie. Une semaine de sensibilisation, enfin, avec conférences et temps intergénérationnels ouverts au-delà des seules familles inscrites.\n\nLe format intergénérationnel est le plus intéressant des trois, et le moins mis en avant. Faire asseoir à la même table un adolescent, sa mère et sa grand-mère produit des échanges que ni la conférence ni le groupe de parents ne donnent. L'adolescent découvre que sa mère passe autant de temps sur son téléphone que lui. La grand-mère explique qu'à treize ans, elle était dehors parce qu'il n'y avait rien à faire à l'intérieur. Ça vaut mieux qu'une liste de conseils.\n\n## Ce que la ville ne dit pas\n\nDeux limites méritent d'être posées. La première, c'est le public. Ces rendez-vous attirent les parents déjà inquiets, ceux qui lisent des articles sur le sujet et qui, en général, encadrent déjà les usages chez eux. Les familles pour qui l'écran est une solution de garde par nécessité, parce qu'on travaille en horaires décalés ou qu'on élève seul deux enfants, viennent beaucoup moins. C'est une constante de ce type d'action publique, et personne n'a de recette pour y remédier.\n\n  **Le piège de la culpabilisation**\n\nUne réunion sur les écrans peut faire plus de mal que de bien si elle repart sur les chiffres alarmants et les cerveaux abîmés. Le parent qui donne la tablette parce qu'il n'a pas le choix rentre chez lui avec une culpabilité en plus et aucune solution en plus. La qualité de l'animation fait tout.\n\nLa seconde limite est plus simple : une rencontre ne remplace pas une alternative. Un enfant décroche de l'écran quand il a autre chose à faire et quelqu'un avec qui le faire. Sur ce terrain, Pornichet n'est pas mal placée : la plage, le bois, le port, un tissu associatif dense, un skatepark. La question n'est pas l'offre, elle est le coût, les horaires et le transport pour les familles qui habitent loin du centre.\n\n  **Le geste qui coûte le moins**\n\nCommencer par un seul créneau sans écran, tenu par toute la famille, adultes compris. Le repas du soir suffit. C'est court, c'est vérifiable, et ça ne demande d'inscrire personne nulle part.\n\nReste que ces rencontres existent, qu'elles sont gratuites et qu'elles se tiennent dans une commune d'environ onze mille habitants. Beaucoup de villes de cette taille n'ont rien du tout sur le sujet, ou renvoient les familles vers Saint-Nazaire. Il s'agit de travail social ordinaire, mené par le service famille avec les moyens d'une petite collectivité, et il faudra plusieurs années avant de savoir si ça déplace quoi que ce soit. Personne ne mesurera le temps d'écran des enfants de Pornichet en 2028 pour le comparer à celui de 2025. On jugera au ressenti des animateurs et au nombre de parents qui reviennent, ce qui est faible comme preuve mais reste le seul indicateur disponible.",
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Ce sont des temps d'échange animés, pas des cours ni des séances de sevrage. La semaine de sensibilisation ouvre les rencontres aux adolescents et aux grands-parents.</p>\n</aside>\n\n<h2>Pourquoi ça passe par les adultes</h2>\n<p>Un enfant de primaire ne gère pas son exposition aux écrans, il subit celle du foyer. La télévision allumée pendant le repas, le téléphone du parent posé à côté de l'assiette, la tablette donnée dans la salle d'attente pour tenir vingt minutes : les usages de l'enfant sont largement un décalque de ceux de la maison. Travailler sur l'enfant seul revient à traiter le symptôme.</p>\n<p>C'est aussi pour ça que les injonctions générales ne fonctionnent pas. Dire à un parent d'un enfant de trois ans qu'il ne faut pas d'écran avant six ans, ce n'est pas une aide, c'est un reproche. Les rencontres de ce type valent quand elles descendent au niveau des situations concrètes : le trajet en voiture, le samedi pluvieux, le moment du bain, la fratrie où le grand a un téléphone et pas le petit.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui marche le mieux, d'après les familles</strong>\n<p>Les <strong>règles de lieu</strong> tiennent mieux que les règles de durée. « Pas d'écran dans les chambres » se vérifie d'un coup d'œil ; « une heure par jour » se négocie tous les soirs. Un dispositif qu'on n'a pas à surveiller a beaucoup plus de chances de survivre à trois semaines.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ce que contiennent réellement ces rendez-vous</h2>\n<p>Trois formats coexistent. Les groupes de rencontre parents-enfants, d'abord, où l'on parle de ce qui coince à la maison, avec un animateur pour éviter que la séance ne tourne au concours de bonne conduite éducative. Les ateliers de soutien à la parentalité, ensuite, qui débordent largement la question numérique : sommeil, conflits, écrans, activité physique, relations dans la fratrie. Une semaine de sensibilisation, enfin, avec conférences et temps intergénérationnels ouverts au-delà des seules familles inscrites.</p>\n<p>Le format intergénérationnel est le plus intéressant des trois, et le moins mis en avant. Faire asseoir à la même table un adolescent, sa mère et sa grand-mère produit des échanges que ni la conférence ni le groupe de parents ne donnent. L'adolescent découvre que sa mère passe autant de temps sur son téléphone que lui. La grand-mère explique qu'à treize ans, elle était dehors parce qu'il n'y avait rien à faire à l'intérieur. Ça vaut mieux qu'une liste de conseils.</p>\n\n<h2>Ce que la ville ne dit pas</h2>\n<p>Deux limites méritent d'être posées. La première, c'est le public. Ces rendez-vous attirent les parents déjà inquiets, ceux qui lisent des articles sur le sujet et qui, en général, encadrent déjà les usages chez eux. Les familles pour qui l'écran est une solution de garde par nécessité, parce qu'on travaille en horaires décalés ou qu'on élève seul deux enfants, viennent beaucoup moins. C'est une constante de ce type d'action publique, et personne n'a de recette pour y remédier.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Le piège de la culpabilisation</strong>\n<p>Une réunion sur les écrans peut faire plus de mal que de bien si elle repart sur les chiffres alarmants et les cerveaux abîmés. Le parent qui donne la tablette parce qu'il n'a pas le choix rentre chez lui avec une culpabilité en plus et aucune solution en plus. La qualité de l'animation fait tout.</p>\n</aside>\n\n<p>La seconde limite est plus simple : une rencontre ne remplace pas une alternative. Un enfant décroche de l'écran quand il a autre chose à faire et quelqu'un avec qui le faire. Sur ce terrain, Pornichet n'est pas mal placée : la plage, le bois, le port, un tissu associatif dense, un skatepark. La question n'est pas l'offre, elle est le coût, les horaires et le transport pour les familles qui habitent loin du centre.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Le geste qui coûte le moins</strong>\n<p>Commencer par un seul créneau sans écran, tenu par toute la famille, adultes compris. Le repas du soir suffit. C'est court, c'est vérifiable, et ça ne demande d'inscrire personne nulle part.</p>\n</aside>\n\n<p>Reste que ces rencontres existent, qu'elles sont gratuites et qu'elles se tiennent dans une commune d'environ onze mille habitants. Beaucoup de villes de cette taille n'ont rien du tout sur le sujet, ou renvoient les familles vers Saint-Nazaire. Il s'agit de travail social ordinaire, mené par le service famille avec les moyens d'une petite collectivité, et il faudra plusieurs années avant de savoir si ça déplace quoi que ce soit. Personne ne mesurera le temps d'écran des enfants de Pornichet en 2028 pour le comparer à celui de 2025. On jugera au ressenti des animateurs et au nombre de parents qui reviennent, ce qui est faible comme preuve mais reste le seul indicateur disponible.</p>",
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