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        "bio": "Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !",
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    "content_markdown": "Donner un carton de livres au Secours populaire, tout le monde sait faire. Le comité de La Baule-Pornichet, lui, **manque surtout de bras** : quelqu'un pour ouvrir les cartons, trier ce qui est vendable de ce qui part au recyclage, porter, ranger, tenir un stand un samedi. C'est l'angle mort du projet culturel et solidaire lancé à Pornichet à l'automne 2024, présenté le 15 novembre à l'hippodrome devant les nouveaux arrivants de la commune : il repose sur des objets, et il tient debout grâce à des heures de bénévolat que personne ne compte.\n\n  **De quoi on parle**\n\nUn projet monté à Pornichet à l'automne 2024 : récupérer des objets culturels, livres, disques, jeux, pour les remettre en circulation au profit du Secours populaire. Présentation le 15 novembre 2024 lors de la soirée d'accueil des nouveaux habitants, à l'hippodrome. Deux entreprises locales ont organisé une collecte dans la foulée.\n\n## La soirée du 15 novembre, et ce qui s'y est vraiment passé\n\nLa soirée d'accueil des nouveaux Pornichétins est un classique municipal : discours, plaquette, verre. Cette année-là, l'AVF et l'équipe municipale y ont glissé autre chose qu'une liste d'associations. Le projet solidaire au profit du Secours populaire y a été présenté comme une porte d'entrée pour qui vient d'emménager et ne connaît encore personne dans la commune.\n\nL'idée est bonne. Quand on arrive dans une ville de bord de mer, l'hiver, les occasions de rencontrer des gens se comptent sur les doigts d'une main. Une matinée de tri dans un local associatif, avec quatre ou cinq personnes qui font la même chose que vous, en vaut trois de pot de quartier.\n\n## Comment on devient bénévole au comité local\n\nIl n'y a pas de procédure compliquée. On contacte le comité local du Secours populaire, on dit ce qu'on peut donner comme temps, et on commence. Les besoins tournent autour de trois activités : la **collecte**, le **tri** et la **distribution alimentaire**. Aucune ne demande de compétence particulière, toutes demandent de la régularité, ce qui est le vrai filtre. Un bénévole qui vient une fois est sympathique. Un bénévole qui vient tous les quinze jours pendant deux ans change l'organisation d'un comité.\n\nLa distribution alimentaire reste le coeur du travail. Elle suppose des créneaux fixes, des relations suivies avec les familles accueillies, et une discrétion qui s'apprend sur le tas. Le tri d'objets culturels, lui, est plus souple : on peut y passer une demi-journée ponctuellement, ce qui en fait une bonne première marche.\n\n  **Ce qui aide le plus**\n\nDeux heures régulières valent mieux qu'une journée entière une fois par an. Les créneaux les plus demandés sont ceux du tri et de la distribution alimentaire. Pour commencer, il suffit d'appeler le comité local et de dire quels jours vous êtes libre.\n\n## Les objets culturels : ce que ça rapporte, ce que ça coûte\n\nL'idée de prolonger la vie d'un livre plutôt que de le jeter tient la route sur le principe. Dans la pratique, un carton de livres reçu contient rarement que du vendable. Il y a les encyclopédies des années 70 que plus personne ne veut, les livres de poche gondolés par une cave humide, les manuels scolaires périmés. Le tri sépare tout ça, et une partie finit quand même en déchèterie.\n\nCe qui reste a deux usages : la vente lors de braderies, dont le produit finance les actions du comité, et la mise à disposition directe pour des familles qui n'achètent pas de livres. Le second usage compte plus que le premier, même s'il ne rapporte rien. Un enfant qui repart avec trois albums d'une distribution alimentaire, c'est le genre de chose qu'aucun bilan comptable ne montre.\n\n## Des entreprises qui s'y mettent, avec une limite\n\nÀ l'automne 2024, deux entreprises de la région se sont associées pour organiser une grande collecte au profit du Secours populaire. Le geste est utile : une collecte en entreprise ramasse en quelques jours ce qu'un comité met des mois à réunir. Il a aussi son revers, connu de tous les bénévoles : le volume arrive d'un coup, et il faut ensuite des semaines pour le traiter, avec les mêmes cinq personnes.\n\nUne collecte réussie se prépare donc à deux : côté entreprise, en cadrant ce qu'on accepte et ce qu'on refuse, et côté comité, en prévoyant qui sera là pour ouvrir les cartons. Sans ça, on transforme un local associatif en garde-meubles.\n\n  **Le piège classique**\n\nUne collecte massive sans bras derrière encombre le comité au lieu de l'aider. Avant de lancer une opération dans une entreprise ou une école, il vaut mieux se mettre d'accord sur ce qui est accepté, et sur les personnes disponibles pour trier ensuite.\n\n## Culture et solidarité, à Pornichet, ça se croise déjà\n\nLe projet n'est pas tombé de nulle part. La commune a un tissu associatif dense pour sa taille, et plusieurs opérations mêlent déjà les deux registres. L'opération de lecture « Je lis, je like » met des ouvrages entre les mains des habitants et leur demande leur avis. Le blockhaus repeint sur la plage a fait entrer le street art dans le paysage local, avec les débats qui vont avec. Les rassemblements d'artisans et de créateurs, eux, servent régulièrement de support à des reversements au profit d'associations.\n\nLe point commun de ces initiatives, c'est qu'elles fonctionnent quand quelqu'un les porte. À Pornichet comme ailleurs, la solidarité tient à une poignée de gens qui répondent au téléphone en janvier, quand la ville est vide et que les caméras sont parties.\n\n## Concrètement, par où commencer\n\nPour un don d'objets, mieux vaut appeler avant de charger le coffre : les comités refusent parfois certains volumes, faute de place. Pour du temps, il suffit d'annoncer ses créneaux, même modestes. Et pour savoir ce qui se passe en ce moment du côté du comité de La Baule-Pornichet, les annonces de collectes, de braderies et de rendez-vous solidaires sont publiées sur leur page [ici](https://www.facebook.com/spf.labaule.pornichet/?locale=fr_FR).",
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Deux entreprises locales ont organisé une collecte dans la foulée.</p>\n</aside>\n<h2>La soirée du 15 novembre, et ce qui s'y est vraiment passé</h2>\n<p>La soirée d'accueil des nouveaux Pornichétins est un classique municipal : discours, plaquette, verre. Cette année-là, l'AVF et l'équipe municipale y ont glissé autre chose qu'une liste d'associations. Le projet solidaire au profit du Secours populaire y a été présenté comme une porte d'entrée pour qui vient d'emménager et ne connaît encore personne dans la commune.</p>\n<p>L'idée est bonne. Quand on arrive dans une ville de bord de mer, l'hiver, les occasions de rencontrer des gens se comptent sur les doigts d'une main. Une matinée de tri dans un local associatif, avec quatre ou cinq personnes qui font la même chose que vous, en vaut trois de pot de quartier.</p>\n<h2>Comment on devient bénévole au comité local</h2>\n<p>Il n'y a pas de procédure compliquée. On contacte le comité local du Secours populaire, on dit ce qu'on peut donner comme temps, et on commence. Les besoins tournent autour de trois activités : la <strong>collecte</strong>, le <strong>tri</strong> et la <strong>distribution alimentaire</strong>. Aucune ne demande de compétence particulière, toutes demandent de la régularité, ce qui est le vrai filtre. Un bénévole qui vient une fois est sympathique. Un bénévole qui vient tous les quinze jours pendant deux ans change l'organisation d'un comité.</p>\n<p>La distribution alimentaire reste le coeur du travail. Elle suppose des créneaux fixes, des relations suivies avec les familles accueillies, et une discrétion qui s'apprend sur le tas. Le tri d'objets culturels, lui, est plus souple : on peut y passer une demi-journée ponctuellement, ce qui en fait une bonne première marche.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui aide le plus</strong>\n<p>Deux heures régulières valent mieux qu'une journée entière une fois par an. Les créneaux les plus demandés sont ceux du tri et de la distribution alimentaire. Pour commencer, il suffit d'appeler le comité local et de dire quels jours vous êtes libre.</p>\n</aside>\n<h2>Les objets culturels : ce que ça rapporte, ce que ça coûte</h2>\n<p>L'idée de prolonger la vie d'un livre plutôt que de le jeter tient la route sur le principe. Dans la pratique, un carton de livres reçu contient rarement que du vendable. Il y a les encyclopédies des années 70 que plus personne ne veut, les livres de poche gondolés par une cave humide, les manuels scolaires périmés. Le tri sépare tout ça, et une partie finit quand même en déchèterie.</p>\n<p>Ce qui reste a deux usages : la vente lors de braderies, dont le produit finance les actions du comité, et la mise à disposition directe pour des familles qui n'achètent pas de livres. Le second usage compte plus que le premier, même s'il ne rapporte rien. Un enfant qui repart avec trois albums d'une distribution alimentaire, c'est le genre de chose qu'aucun bilan comptable ne montre.</p>\n<h2>Des entreprises qui s'y mettent, avec une limite</h2>\n<p>À l'automne 2024, deux entreprises de la région se sont associées pour organiser une grande collecte au profit du Secours populaire. Le geste est utile : une collecte en entreprise ramasse en quelques jours ce qu'un comité met des mois à réunir. Il a aussi son revers, connu de tous les bénévoles : le volume arrive d'un coup, et il faut ensuite des semaines pour le traiter, avec les mêmes cinq personnes.</p>\n<p>Une collecte réussie se prépare donc à deux : côté entreprise, en cadrant ce qu'on accepte et ce qu'on refuse, et côté comité, en prévoyant qui sera là pour ouvrir les cartons. Sans ça, on transforme un local associatif en garde-meubles.</p>\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Le piège classique</strong>\n<p>Une collecte massive sans bras derrière encombre le comité au lieu de l'aider. Avant de lancer une opération dans une entreprise ou une école, il vaut mieux se mettre d'accord sur ce qui est accepté, et sur les personnes disponibles pour trier ensuite.</p>\n</aside>\n<h2>Culture et solidarité, à Pornichet, ça se croise déjà</h2>\n<p>Le projet n'est pas tombé de nulle part. La commune a un tissu associatif dense pour sa taille, et plusieurs opérations mêlent déjà les deux registres. L'opération de lecture « Je lis, je like » met des ouvrages entre les mains des habitants et leur demande leur avis. Le blockhaus repeint sur la plage a fait entrer le street art dans le paysage local, avec les débats qui vont avec. Les rassemblements d'artisans et de créateurs, eux, servent régulièrement de support à des reversements au profit d'associations.</p>\n<p>Le point commun de ces initiatives, c'est qu'elles fonctionnent quand quelqu'un les porte. À Pornichet comme ailleurs, la solidarité tient à une poignée de gens qui répondent au téléphone en janvier, quand la ville est vide et que les caméras sont parties.</p>\n<h2>Concrètement, par où commencer</h2>\n<p>Pour un don d'objets, mieux vaut appeler avant de charger le coffre : les comités refusent parfois certains volumes, faute de place. Pour du temps, il suffit d'annoncer ses créneaux, même modestes. Et pour savoir ce qui se passe en ce moment du côté du comité de La Baule-Pornichet, les annonces de collectes, de braderies et de rendez-vous solidaires sont publiées sur leur page <a href=\"https://www.facebook.com/spf.labaule.pornichet/?locale=fr_FR\">ici</a>.</p>",
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