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    "content_markdown": "La réponse tient en trois chiffres : entre 20 et 39 euros par mois pour une téléalarme classique installée à domicile, autour de 45 euros par mois pour une version mobile qui suit la personne dehors, et 4 à 8 euros de plus par accessoire ajouté (bracelet, médaillon, poire d’alerte). Voilà le prix affiché. Le prix réellement payé, lui, est souvent deux fois moins élevé, parce que la téléassistance ouvre droit au crédit d’impôt sur les services à la personne. C’est cette différence entre le tarif de la brochure et la facture nette que la plupart des comparatifs oublient de traiter, et c’est l’objet de cet article.\n\nLa bonne question n’est donc pas « combien ça coûte » mais « combien ça coûte une fois les aides déduites, et quelles lignes du contrat peuvent faire remonter le total ». Les écarts se jouent là, pas sur le tarif mensuel de la première page.\n\n **Le prix, en une ligne**\n\nComptez 20 à 39 euros par mois pour une téléalarme fixe, environ 45 euros pour une formule mobile, et 4 à 8 euros par accessoire. Après crédit d’impôt de 50 %, un abonnement standard à 24 euros par mois revient à 12 euros nets, soit 144 euros sur l’année. Un peu moins de 40 centimes par jour pour un service joignable en permanence.\n\n## Ce que couvre vraiment l’abonnement mensuel\n\nPresque tous les prestataires travaillent par abonnement plutôt que par vente de matériel. Le boîtier relié à la ligne téléphonique ou au réseau mobile, l’émetteur porté au poignet ou au cou, et surtout l’accès à la plateforme d’écoute sont inclus dans le forfait. C’est un point à vérifier noir sur blanc : le matériel reste la propriété de l’opérateur et doit être rendu à la fin du contrat, ce qui explique qu’on ne paie pas 300 euros d’équipement au départ.\n\nLa plateforme est le vrai contenu de la prestation. Derrière le bouton, il y a des opérateurs qui décrochent, parlent à la personne via le haut-parleur du boîtier et décident s’il faut appeler un voisin, la famille ou le 15. Un service sérieux tient ce centre ouvert 24 heures sur 24, y compris la nuit du 24 décembre. C’est ce qui justifie l’écart entre une offre à 20 euros et une offre à 39 euros.\n\nLes formules dites « mobiles », conçues pour accompagner l’utilisateur lors de ses déplacements en dehors du domicile, sont plus onéreuses (environ 45 euros par mois) [en savoir plus](https://teleassistance-allovie.com/telealarme/). Elles embarquent une carte SIM, la géolocalisation, la communication mains libres depuis le médaillon et un détecteur de chute. Cette version se défend pour quelqu’un qui sort encore seul faire ses courses ou marcher sur le remblai, beaucoup moins pour une personne qui ne quitte plus son logement : 20 euros de plus par mois pour une fonction jamais utilisée.\n\n## Les lignes qui s’ajoutent au tarif affiché\n\nTrois postes échappent régulièrement au prix annoncé. D’abord les frais de mise en service, facturés une fois au début du contrat par une partie des opérateurs, offerts par les autres au titre d’une promotion qu’il faut demander. Ensuite les accessoires : un deuxième médaillon pour le conjoint, un détecteur de fumée relié au boîtier, un chemin lumineux qui s’allume la nuit, chacun ajoutant sa ligne mensuelle. Enfin l’installation à domicile par un technicien, quand le matériel n’est pas simplement envoyé par la poste avec une notice.\n\nReprenons l’exemple le plus courant. Un forfait standard à 20 euros par mois, plus un bracelet et une poire d’alerte à 4 euros mensuels : 24 euros par mois, soit 288 euros sur douze mois. Ajoutez des frais de mise en service la première année et le total grimpe. L’écart n’est pas dramatique, mais il fausse la comparaison entre deux devis quand l’un affiche ces frais et l’autre les range en bas de page.\n\n **Le piège de l’engagement long**\n\nCertains contrats imposent 24 à 48 mois d’engagement, avec préavis et frais de résiliation anticipée. Sur un service destiné à une personne dont l’état peut changer en quelques mois, quatre ans d’engagement n’a pas de justification technique. Les offres sans engagement existent chez la plupart des acteurs du marché : un opérateur qui refuse d’en proposer une vend d’abord un contrat, pas un service.\n\n## Le crédit d’impôt de 50 %, la ligne qui change le calcul\n\nLa téléassistance figure dans la liste des services à la personne. À ce titre, les sommes versées ouvrent droit au crédit d’impôt prévu par l’article 199 sexdecies du code général des impôts, à hauteur de 50 % des dépenses engagées, dans la limite annuelle de 12 000 euros de dépenses (plafond relevé selon la composition du foyer et le degré de dépendance). Le mot « crédit » compte : contrairement à une réduction d’impôt, il est versé même quand le foyer n’est pas imposable, ce qui est le cas d’une bonne partie des retraités concernés.\n\nSur nos 288 euros annuels, cela ramène la dépense nette à 144 euros. Le prestataire délivre chaque début d’année une attestation fiscale reprenant les sommes réglées, à reporter dans la déclaration de revenus. Depuis la généralisation de l’avance immédiate, une partie des opérateurs déclarés propose même de déduire les 50 % directement du prélèvement mensuel, ce qui évite d’attendre l’été suivant. Demandez explicitement si l’entreprise est déclarée comme organisme de services à la personne : sans cette déclaration, pas d’attestation, pas de crédit d’impôt, et le prix affiché reste le prix payé.\n\n **Ce qu’il faut demander au premier appel**\n\nTrois questions suffisent à trier les offres : l’entreprise est-elle déclarée services à la personne, y a-t-il des frais de mise en service, et le contrat est-il sans engagement. Un commercial qui répond oui, non et oui vous fait gagner une heure de comparaison. Les trois réponses figurent normalement dans les conditions générales, article par article.\n\n## APA, caisse de retraite, CCAS : les autres guichets\n\nLe crédit d’impôt n’est pas la seule prise en charge possible, et les dispositifs se cumulent mal. L’allocation personnalisée d’autonomie, versée par le conseil départemental aux personnes de 60 ans et plus évaluées en GIR 1 à 4, peut financer la téléassistance quand elle figure dans le plan d’aide établi par l’équipe médico-sociale. Dans ce cas, la part prise en charge par l’APA n’ouvre pas droit au crédit d’impôt : on ne déduit que ce qu’on a réellement payé.\n\nLes caisses de retraite constituent le deuxième guichet. Au titre de leur action sociale, elles aident les retraités du régime général classés en GIR 5 ou 6, donc ceux qui sortent du champ de l’APA, avec une participation calculée selon les ressources. Il faut passer par un dossier de demande unique et accepter une évaluation à domicile. Certaines caisses complémentaires et certaines mutuelles ajoutent une prestation d’assistance, parfois déjà incluse dans un contrat souscrit depuis des années sans que personne s’en souvienne : cela vaut le coup de relire les garanties avant de signer ailleurs.\n\nReste le centre communal d’action sociale de la commune. Beaucoup de villes du littoral, Pornichet et Saint-Nazaire comprises, ont conventionné un opérateur de téléassistance ou en gèrent un en régie, avec un tarif négocié inférieur au marché. Le passage par le CCAS a un autre avantage : l’agent qui monte le dossier connaît les aides départementales et vérifie au passage si d’autres droits ne sont pas ouverts, du portage de repas à l’aide au ménage.\n\n **Compter en semaines, pas en jours**\n\nL’installation d’un boîtier prend une semaine à dix jours entre la signature et la mise en service. Un dossier APA se compte en revanche en deux à quatre mois, évaluation à domicile comprise. Si la situation est déjà tendue après une chute ou une sortie d’hôpital, souscrivez d’abord au tarif normal et déposez le dossier d’aide ensuite : le service tourne pendant que l’administration instruit.\n\n## Détection de chute, réseau, batterie : ce qui justifie un surcoût\n\nToutes les options ne se valent pas. La détection automatique de chute est celle qui change le plus de choses : elle déclenche l’alerte quand la personne est inconsciente ou incapable d’atteindre son bouton. Sa contrepartie, ce sont les fausses alertes, médaillon tombé sur le carrelage ou geste brusque mal interprété. Un bon prestataire les traite sans facturer.\n\nLe mode de raccordement mérite aussi un regard. Un boîtier branché sur la prise téléphonique s’arrête le jour où la ligne cuivre est coupée, calendrier de fermeture du réseau oblige. Un boîtier à carte SIM s’en affranchit et tient pendant une coupure de courant grâce à sa batterie de secours. Sur une commune balayée par les tempêtes d’ouest, ce détail vaut son supplément.\n\n| Poste | Ordre de prix | À vérifier avant de signer |\n| --- | --- | --- |\n| Abonnement domicile | 20 à 39 euros par mois | Plateforme joignable 24h/24, délai de décroché annoncé |\n| Abonnement mobile avec géolocalisation | Environ 45 euros par mois | Utile seulement si la personne sort encore seule |\n| Accessoires (bracelet, médaillon, poire) | 4 à 8 euros par mois et par accessoire | Prix unitaire ou forfait, remplacement en cas de casse |\n| Mise en service | Variable, souvent offerte sur demande | Ligne explicite au devis, pas une note de bas de page |\n| Crédit d’impôt services à la personne | Moins 50 % du montant payé | Entreprise déclarée SAP, attestation fiscale annuelle |\n\n **Le test des trois numéros**\n\nAvant de valider le contrat, vérifiez qui la plateforme appelle et dans quel ordre. La liste doit comporter au moins deux proches joignables et disposant d’un jeu de clés, sinon l’intervention se termine par une porte fracturée. Mettez à jour cette liste chaque fois qu’un aidant déménage ou change de numéro.\n\n## Comparer deux devis sans se tromper\n\nRamenez chaque offre à un coût annuel complet : douze mensualités, plus les accessoires, plus les frais d’entrée, moins le crédit d’impôt, moins l’éventuelle participation du CCAS ou de la caisse de retraite. Deux offres qui affichent 25 et 29 euros se retrouvent parfois dans l’ordre inverse une fois ce calcul fait.\n\nUn mot sur les arguments de vente. On lit souvent que la téléalarme réduit le temps d’intervention et évite les hospitalisations longues après une chute : c’est plausible et c’est le sens du dispositif, mais méfiez-vous des pourcentages précis brandis sans source dans les argumentaires commerciaux. Ce qui est certain, c’est qu’une personne restée au sol plusieurs heures sort d’un accident domestique dans un état bien pire qu’une personne relevée en vingt minutes, et que le service coûte, aides déduites, moins qu’un abonnement de téléphonie mobile.\n\nDernier conseil, plus prosaïque : faites porter le déclencheur. Un médaillon rangé dans le tiroir de la cuisine ne sert à rien, et c’est la panne la plus fréquente du système. Un bracelet fin, étanche, qu’on garde sous la douche règle ce problème mieux que n’importe quelle option payante.",
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Les écarts se jouent là, pas sur le tarif mensuel de la première page.</p>\r\n<aside class=\"bluf bluf-orange\"><strong>Le prix, en une ligne</strong>\r\n<p>Comptez 20 à 39 euros par mois pour une téléalarme fixe, environ 45 euros pour une formule mobile, et 4 à 8 euros par accessoire. Après crédit d’impôt de 50 %, un abonnement standard à 24 euros par mois revient à 12 euros nets, soit 144 euros sur l’année. Un peu moins de 40 centimes par jour pour un service joignable en permanence.</p>\r\n</aside>\r\n<h2>Ce que couvre vraiment l’abonnement mensuel</h2>\r\n<p>Presque tous les prestataires travaillent par abonnement plutôt que par vente de matériel. Le boîtier relié à la ligne téléphonique ou au réseau mobile, l’émetteur porté au poignet ou au cou, et surtout l’accès à la plateforme d’écoute sont inclus dans le forfait. C’est un point à vérifier noir sur blanc : le matériel reste la propriété de l’opérateur et doit être rendu à la fin du contrat, ce qui explique qu’on ne paie pas 300 euros d’équipement au départ.</p>\r\n<p>La plateforme est le vrai contenu de la prestation. Derrière le bouton, il y a des opérateurs qui décrochent, parlent à la personne via le haut-parleur du boîtier et décident s’il faut appeler un voisin, la famille ou le 15. Un service sérieux tient ce centre ouvert 24 heures sur 24, y compris la nuit du 24 décembre. C’est ce qui justifie l’écart entre une offre à 20 euros et une offre à 39 euros.</p>\r\n<p>Les formules dites « mobiles », conçues pour accompagner l’utilisateur lors de ses déplacements en dehors du domicile, sont plus onéreuses (environ 45 euros par mois) <a href=\"https://teleassistance-allovie.com/telealarme/\">en savoir plus</a>. Elles embarquent une carte SIM, la géolocalisation, la communication mains libres depuis le médaillon et un détecteur de chute. Cette version se défend pour quelqu’un qui sort encore seul faire ses courses ou marcher sur le remblai, beaucoup moins pour une personne qui ne quitte plus son logement : 20 euros de plus par mois pour une fonction jamais utilisée.</p>\r\n<h2>Les lignes qui s’ajoutent au tarif affiché</h2>\r\n<p>Trois postes échappent régulièrement au prix annoncé. D’abord les frais de mise en service, facturés une fois au début du contrat par une partie des opérateurs, offerts par les autres au titre d’une promotion qu’il faut demander. Ensuite les accessoires : un deuxième médaillon pour le conjoint, un détecteur de fumée relié au boîtier, un chemin lumineux qui s’allume la nuit, chacun ajoutant sa ligne mensuelle. Enfin l’installation à domicile par un technicien, quand le matériel n’est pas simplement envoyé par la poste avec une notice.</p>\r\n<p>Reprenons l’exemple le plus courant. Un forfait standard à 20 euros par mois, plus un bracelet et une poire d’alerte à 4 euros mensuels : 24 euros par mois, soit 288 euros sur douze mois. Ajoutez des frais de mise en service la première année et le total grimpe. L’écart n’est pas dramatique, mais il fausse la comparaison entre deux devis quand l’un affiche ces frais et l’autre les range en bas de page.</p>\r\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\"><strong>Le piège de l’engagement long</strong>\r\n<p>Certains contrats imposent 24 à 48 mois d’engagement, avec préavis et frais de résiliation anticipée. Sur un service destiné à une personne dont l’état peut changer en quelques mois, quatre ans d’engagement n’a pas de justification technique. Les offres sans engagement existent chez la plupart des acteurs du marché : un opérateur qui refuse d’en proposer une vend d’abord un contrat, pas un service.</p>\r\n</aside>\r\n<h2>Le crédit d’impôt de 50 %, la ligne qui change le calcul</h2>\r\n<p>La téléassistance figure dans la liste des services à la personne. À ce titre, les sommes versées ouvrent droit au crédit d’impôt prévu par l’article 199 sexdecies du code général des impôts, à hauteur de 50 % des dépenses engagées, dans la limite annuelle de 12 000 euros de dépenses (plafond relevé selon la composition du foyer et le degré de dépendance). Le mot « crédit » compte : contrairement à une réduction d’impôt, il est versé même quand le foyer n’est pas imposable, ce qui est le cas d’une bonne partie des retraités concernés.</p>\r\n<p>Sur nos 288 euros annuels, cela ramène la dépense nette à 144 euros. Le prestataire délivre chaque début d’année une attestation fiscale reprenant les sommes réglées, à reporter dans la déclaration de revenus. Depuis la généralisation de l’avance immédiate, une partie des opérateurs déclarés propose même de déduire les 50 % directement du prélèvement mensuel, ce qui évite d’attendre l’été suivant. Demandez explicitement si l’entreprise est déclarée comme organisme de services à la personne : sans cette déclaration, pas d’attestation, pas de crédit d’impôt, et le prix affiché reste le prix payé.</p>\r\n<aside class=\"bluf bluf-vert\"><strong>Ce qu’il faut demander au premier appel</strong>\r\n<p>Trois questions suffisent à trier les offres : l’entreprise est-elle déclarée services à la personne, y a-t-il des frais de mise en service, et le contrat est-il sans engagement. Un commercial qui répond oui, non et oui vous fait gagner une heure de comparaison. Les trois réponses figurent normalement dans les conditions générales, article par article.</p>\r\n</aside>\r\n<h2>APA, caisse de retraite, CCAS : les autres guichets</h2>\r\n<p>Le crédit d’impôt n’est pas la seule prise en charge possible, et les dispositifs se cumulent mal. L’allocation personnalisée d’autonomie, versée par le conseil départemental aux personnes de 60 ans et plus évaluées en GIR 1 à 4, peut financer la téléassistance quand elle figure dans le plan d’aide établi par l’équipe médico-sociale. Dans ce cas, la part prise en charge par l’APA n’ouvre pas droit au crédit d’impôt : on ne déduit que ce qu’on a réellement payé.</p>\r\n<p>Les caisses de retraite constituent le deuxième guichet. Au titre de leur action sociale, elles aident les retraités du régime général classés en GIR 5 ou 6, donc ceux qui sortent du champ de l’APA, avec une participation calculée selon les ressources. Il faut passer par un dossier de demande unique et accepter une évaluation à domicile. Certaines caisses complémentaires et certaines mutuelles ajoutent une prestation d’assistance, parfois déjà incluse dans un contrat souscrit depuis des années sans que personne s’en souvienne : cela vaut le coup de relire les garanties avant de signer ailleurs.</p>\r\n<p>Reste le centre communal d’action sociale de la commune. Beaucoup de villes du littoral, Pornichet et Saint-Nazaire comprises, ont conventionné un opérateur de téléassistance ou en gèrent un en régie, avec un tarif négocié inférieur au marché. Le passage par le CCAS a un autre avantage : l’agent qui monte le dossier connaît les aides départementales et vérifie au passage si d’autres droits ne sont pas ouverts, du portage de repas à l’aide au ménage.</p>\r\n<aside class=\"bluf bluf-violet\"><strong>Compter en semaines, pas en jours</strong>\r\n<p>L’installation d’un boîtier prend une semaine à dix jours entre la signature et la mise en service. Un dossier APA se compte en revanche en deux à quatre mois, évaluation à domicile comprise. Si la situation est déjà tendue après une chute ou une sortie d’hôpital, souscrivez d’abord au tarif normal et déposez le dossier d’aide ensuite : le service tourne pendant que l’administration instruit.</p>\r\n</aside>\r\n<h2>Détection de chute, réseau, batterie : ce qui justifie un surcoût</h2>\r\n<p>Toutes les options ne se valent pas. La détection automatique de chute est celle qui change le plus de choses : elle déclenche l’alerte quand la personne est inconsciente ou incapable d’atteindre son bouton. Sa contrepartie, ce sont les fausses alertes, médaillon tombé sur le carrelage ou geste brusque mal interprété. Un bon prestataire les traite sans facturer.</p>\r\n<p>Le mode de raccordement mérite aussi un regard. Un boîtier branché sur la prise téléphonique s’arrête le jour où la ligne cuivre est coupée, calendrier de fermeture du réseau oblige. Un boîtier à carte SIM s’en affranchit et tient pendant une coupure de courant grâce à sa batterie de secours. Sur une commune balayée par les tempêtes d’ouest, ce détail vaut son supplément.</p>\r\n<table>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<th>Poste</th>\r\n<th>Ordre de prix</th>\r\n<th>À vérifier avant de signer</th>\r\n</tr>\r\n<tr>\r\n<td>Abonnement domicile</td>\r\n<td>20 à 39 euros par mois</td>\r\n<td>Plateforme joignable 24h/24, délai de décroché annoncé</td>\r\n</tr>\r\n<tr>\r\n<td>Abonnement mobile avec géolocalisation</td>\r\n<td>Environ 45 euros par mois</td>\r\n<td>Utile seulement si la personne sort encore seule</td>\r\n</tr>\r\n<tr>\r\n<td>Accessoires (bracelet, médaillon, poire)</td>\r\n<td>4 à 8 euros par mois et par accessoire</td>\r\n<td>Prix unitaire ou forfait, remplacement en cas de casse</td>\r\n</tr>\r\n<tr>\r\n<td>Mise en service</td>\r\n<td>Variable, souvent offerte sur demande</td>\r\n<td>Ligne explicite au devis, pas une note de bas de page</td>\r\n</tr>\r\n<tr>\r\n<td>Crédit d’impôt services à la personne</td>\r\n<td>Moins 50 % du montant payé</td>\r\n<td>Entreprise déclarée SAP, attestation fiscale annuelle</td>\r\n</tr>\r\n</tbody>\r\n</table>\r\n<aside class=\"bluf bluf-rose\"><strong>Le test des trois numéros</strong>\r\n<p>Avant de valider le contrat, vérifiez qui la plateforme appelle et dans quel ordre. La liste doit comporter au moins deux proches joignables et disposant d’un jeu de clés, sinon l’intervention se termine par une porte fracturée. Mettez à jour cette liste chaque fois qu’un aidant déménage ou change de numéro.</p>\r\n</aside>\r\n<h2>Comparer deux devis sans se tromper</h2>\r\n<p>Ramenez chaque offre à un coût annuel complet : douze mensualités, plus les accessoires, plus les frais d’entrée, moins le crédit d’impôt, moins l’éventuelle participation du CCAS ou de la caisse de retraite. Deux offres qui affichent 25 et 29 euros se retrouvent parfois dans l’ordre inverse une fois ce calcul fait.</p>\r\n<p>Un mot sur les arguments de vente. On lit souvent que la téléalarme réduit le temps d’intervention et évite les hospitalisations longues après une chute : c’est plausible et c’est le sens du dispositif, mais méfiez-vous des pourcentages précis brandis sans source dans les argumentaires commerciaux. Ce qui est certain, c’est qu’une personne restée au sol plusieurs heures sort d’un accident domestique dans un état bien pire qu’une personne relevée en vingt minutes, et que le service coûte, aides déduites, moins qu’un abonnement de téléphonie mobile.</p>\r\n<p>Dernier conseil, plus prosaïque : faites porter le déclencheur. Un médaillon rangé dans le tiroir de la cuisine ne sert à rien, et c’est la panne la plus fréquente du système. Un bracelet fin, étanche, qu’on garde sous la douche règle ce problème mieux que n’importe quelle option payante.</p>",
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