--- title: "Benoît Marie triomphe à la Pornichet Select avec un temps impressionnant de moins de 36 heures" url: https://www.nouvelouest.com/benoit-marie-triomphe-a-la-pornichet-select-avec-un-temps-impressionnant-de-moins-de-36-heures.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2025-05-06T08:32:22+02:00 date_modified: 2026-09-14T11:01:29+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/05/-11.webp description: "Moins de 36 heures pour boucler la Pornichet Select, ça ne dit pas grand-chose tant qu'on n'a pas ramené le chiffre à la taille du bateau. Benoît Marie a couvert un..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Benoît Marie triomphe à la Pornichet Select avec un temps impressionnant de moins de 36 heures Moins de 36 heures pour boucler la Pornichet Select, ça ne dit pas grand-chose tant qu'on n'a pas ramené le chiffre à la taille du bateau. Benoît Marie a couvert un parcours d'environ 300 milles à **8,42 nœuds de moyenne**, à bord d'un Mini de 6,50 mètres, seul, sans pilote humain de rechange et avec un couchage qui tient dans la largeur d'un placard. C'est cette arithmétique-là qui rend sa victoire de mai 2025 remarquable, plus que le mot exploit. ![Un Mini 6.50 sous voile au large, skipper seul à la barre](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/05/-10.webp) La Pornichet Select ouvre traditionnellement la saison de la Classe Mini. En 2025, 89 skippers ont pris le départ, ce qui donne une idée de la densité du plateau : sur ce support, une flotte de cette taille laisse peu de place à la chance. **La performance, en chiffres** Environ 300 milles de parcours, entre Pornichet, l'île de Groix et les Sables-d'Olonne. 8,42 nœuds de moyenne. Arrivée à 00 h 37, sous la barre des 36 heures. 89 bateaux au départ, et près de six heures d'écart avant l'arrivée du premier de la catégorie série. ## Ce que 8,42 nœuds veut dire sur un Mini 6.50 Sur un monocoque de 6,50 mètres, cette moyenne suppose de longues séquences au portant à des vitesses bien supérieures, entrecoupées de phases lentes dans les transitions. Autrement dit : le bateau n'a presque jamais été freiné par son équipier, puisqu'il n'y en a pas. Le skipper a dormi **par tranches de vingt minutes**, en gardant une main sur le réglage. Il faut y ajouter le reste : préparer les repas lyophilisés, écoper, relever la météo, changer de spi sur un pont large comme une table. Sur trente-six heures, le sommeil cumulé dépasse rarement quatre heures. C'est la partie de la performance qui ne se voit sur aucun classement. Le bateau de Benoît Marie porte les couleurs de Nicomatic et de Petit Bateau. Précision utile, parce que la formulation traîne un peu partout : ce n'est pas le voilier qui barre le skipper, c'est bien le skipper qui barre son prototype. Les Mini se répartissent entre prototypes, où l'architecture est libre, et bateaux de série, produits en petite quantité et donc plus proches les uns des autres. ## Un parcours court qui ne pardonne rien 300 milles, à l'échelle de la course au large, c'est un **sprint**. Sur la Mini Transat, une erreur de routage se rattrape en trois jours. Ici, une bordée mal placée au passage de Groix se paie tout de suite. Le plan d'eau du golfe de Gascogne ajoute sa part : des brises thermiques capricieuses le long de la côte vendéenne, des molles dans le lee des îles, et un courant de marée qui inverse le rapport de force toutes les six heures. **Pourquoi ce format sert de test** La Pornichet Select fait office de première jauge de la saison. Les skippers y vérifient leurs réglages, leurs choix d'électronique et leur capacité à enchaîner deux nuits courtes. Un bon résultat ici n'assure rien pour la suite, mais un mauvais oblige à revoir le programme dès le mois de mai. ## La série, l'autre course dans la course Six heures après l'arrivée de la tête de flotte, Paul Cousin s'est imposé en catégorie série. L'écart n'a rien d'humiliant : les bateaux de série sont plus lourds, moins toilés, et leurs skippers courent avec des budgets sans commune mesure avec ceux des protos. Comparer les deux temps bruts n'a pas beaucoup de sens, et c'est un travers courant des comptes rendus de course. ## Un coup double, selon la presse régionale Le titre retenu par la presse locale parle d'un coup double pour le Normand. La formule renvoie à un enchaînement de succès sur cette épreuve. Ce qu'on peut dire sans extrapoler : à ce niveau, gagner deux fois la même course tient moins au coup de chance qu'à une connaissance fine d'un plan d'eau que le skipper a déjà parcouru dans toutes les configurations de vent. **Pour suivre une course de Mini depuis la côte** Le départ au large de Pornichet est le seul moment vraiment visible depuis la terre. Ensuite, tout se joue sur la cartographie en ligne. Les arrivées de nuit, comme ce 00 h 37, se vivent au ponton, avec une poignée de proches et le staff de la classe. ## Ce qu'on ne sait pas encore La suite du programme du skipper après cette victoire de mai 2025 ne se déduit pas de ce résultat. La Classe Mini enchaîne les épreuves de sélection pendant l'été, et un classement se construit sur plusieurs courses. Écrire ici que la trajectoire est tracée serait aller plus vite que les faits. Le récit détaillé de la course, avec les mots du skipper au ponton, est à lire chez [Saint-Nazaire Maville](https://saint-nazaire.maville.com/sport/detail_-le-normand-benoit-marie-fait-coup-double-sur-la-pornichet-select-6.50-c-etait-intense-_region-6793678_actu.Htm). --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !