--- title: "Chauffage : Bûchettes compressées ou bois traditionnel, lequel allez-vous choisir pour des économies d'énergie incroyables ?" url: https://www.nouvelouest.com/chauffage-buchettes-compressees-ou-bois-traditionnel-lequel-allez-vous-choisir-pour-des-economies-denergie-incroyables.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-03-05T21:01:23+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:53:15+02:00 categories: ["Energie"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/03/-9.webp description: "Une palette de bûchettes compressées et un stère de chêne ne se comparent pas : le premier se vend au poids, le second au volume. Tant qu'on n'a pas ramené les deux..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Chauffage : Bûchettes compressées ou bois traditionnel, lequel allez-vous choisir pour des économies d'énergie incroyables ? Une palette de bûchettes compressées et un stère de chêne ne se comparent pas : le premier se vend au poids, le second au volume. Tant qu'on n'a pas ramené les deux au kilowattheure, la conversation tourne en rond. Et avant même de calculer, il faut lever **une confusion qu'on retrouve dans presque tous les articles sur le sujet** : les bûchettes compressées ne sont pas des granulés. Les granulés se versent dans le réservoir d'un poêle automatique. Les bûchettes se chargent à la main, dans un foyer classique, comme une bûche. Si votre appareil brûle du bois bûche, la question des granulés ne se pose même pas. **Le calcul en une ligne** Le bois bûche sec tourne autour de 4 à 6 centimes le kilowattheure aux prix constatés en 2024, la bûchette densifiée plutôt autour de 9 à 11 centimes. La bûchette coûte donc à peu près deux fois plus cher pour la même chaleur. Ce n'est pas une raison de l'écarter, mais c'est le point de départ honnête. ## Pourquoi le kilowattheure change le verdict Un stère de chêne bien sec pèse dans les 350 kg et rend environ 3,8 kWh par kilo. Une palette de bûchettes pèse ce qu'elle annonce, souvent 960 kg, et rend un peu plus par kilo, autour de 4,5 kWh, parce que le taux d'humidité descend sous les 10 %. Sur le papier, la bûchette est le meilleur combustible. Au portefeuille, elle reste plus chère, parce qu'on paie le séchage industriel et le compactage. ## Sur la côte, la vraie contrainte c'est la place et l'air salé Entre Pornichet et Saint-Nazaire, beaucoup de maisons sont des pavillons de lotissement avec un garage de 15 m² et un jardin de mouchoir de poche. Six mètres cubes de bûches, c'est un mur de deux mètres de haut sur trois de long. Peu de gens ont ça sous abri ventilé. Et l'air d'ici est humide toute l'année : un tas de bois posé contre un mur nord, sous une simple bâche, ne sèche pas, il moisit. Le bois qu'on croit sec repart à 25 % d'humidité et encrasse le conduit. **Deux hivers de séchage, pas un** Du chêne fendu et abrité met 18 à 24 mois à descendre sous 20 % d'humidité dans notre climat. Si vous achetez du bois « sec » livré en septembre pour brûler en novembre, mesurez-le avec un humidimètre à 20 euros avant de râler sur la vitre noire de l'insert. ## Ce que la bûchette fait vraiment mieux Elle s'allume vite, elle ne salit pas la vitre, elle ne laisse presque pas de cendres et elle se range sur une étagère de garage. Pour quelqu'un qui chauffe deux ou trois soirs par semaine en résidence secondaire, ou qui rentre tard et veut de la chaleur en vingt minutes, elle a du sens. **La bûche reste imbattable dès qu'on chauffe tous les jours d'octobre à mars et qu'on a la place de stocker.** **Ne remplissez pas la chambre de combustion** Une bûchette densifiée gonfle en brûlant et monte plus haut en température qu'une bûche. Trois ou quatre à la fois suffisent dans un insert domestique. Un foyer bourré de densifié, c'est un déflecteur déformé et parfois une vitre fendue. Le mode d'emploi de l'appareil donne la charge maximale, il n'est pas décoratif. ## Le mélange, que peu de vendeurs proposent La solution que j'ai vue fonctionner chez plusieurs voisins tient en deux stocks. Du bois bûche acheté au printemps chez un producteur local, pour le gros du chauffage. Une petite réserve de bûchettes pour l'allumage, les redémarrages et les soirées où l'on rentre tard. Le budget reste proche de celui du bois seul, et la corvée d'allumage disparaît. ## Sur l'argument écologique, restons prudents Les deux viennent de la forêt, donc les deux passent pour renouvelables. La bûchette exige un séchage industriel qui consomme de l'énergie, mais elle brûle plus proprement et émet moins de particules fines, ce qui compte en quartier dense. Aucun des deux ne gagne franchement. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !