Tout savoir sur la blockchain

La blockchain est une technologie développée à partir de 2008 censée donner une alternative au système bancaire centralisé. Son apparition coïncide avec la crise financière de 2008, celle avec le plus d’ampleur depuis 81 ans. Depuis, des cryptomonnaies apparaissent et disparaissent, des millionnaires sont faits et défaits et on en parle tout le temps, sauf que le sujet reste assez complexe et dure à comprendre pour la majorité des gens.

Dans la suite de cet article, on répondra aux questionnements qui reviennent le plus souvent.

Qu’est-ce que la décentralisation, le principe de la blockchain ?

Pour expliquer ce qu’est la décentralisation, il faut d’abord comprendre ce qu’est la centralisation : c’est quand tous les acteurs du système doivent passer par un seul et même acteur pour effectuer des opérations qui sont la raison de l’existence du système. Dans le cas du système financier et bancaire mondial, il s’agit alors de la banque. Pour effectuer une transaction, un paiement ou un virement, tous les acteurs du système doivent passer par la banque d’une façon ou d’une autre. Cette dernière donne les autorisations et valide les flux et on se doit de lui faire confiance. Si vous voulez envoyer de l’argent à quelqu’un, vous devez faire une requête à la banque qui vérifie si vous possédez la somme requise, puis valide le flux et le met en œuvre.

La décentralisation est, quant à elle, le fait de créer un système où chaque acteur a accès à un autre acteur et peut opérer avec ce dernier directement. On supplante ainsi l’acteur central. De base, la banque ne sert pas à grand-chose dans la transaction à part noter dans un recueil les informations relatives aux transactions. La décentralisation propose, dans ce cas, la blockchain, et ce sont les usagers qui s’occupent de la gestion de ce recueil.

Quel est le fonctionnement de la blockchain ?

La blockchain est un système d’informations utilisant le peer-to-peer collectif lié au Bitcoin. Chaque possesseur de Bitcoin a accès à la blockchain. Tous les utilisateurs connaissent le montant de chacun sans pour autant connaître son identité. Celle-ci est anonyme, mais on sait que l’utilisateur x possède tant de Bitcoins.

Si l’utilisateur x souhaite transférer un montant donné de Bitcoin, il en fait la demande, et ce sont tous les possesseurs de Bitcoin qui vérifient si ce dernier possède cette somme, puis inscrivent les pseudonymes des deux parties de la transaction sur un bloc jusqu’à ce dernier se remplisse. Les blocs se créent grâce au minage. C’est là que réside le principe de la  » chaîne de blocs  ».

On remarque alors que ce sont les propriétaires qui ont géré tous ensemble la transaction et non un seul acteur au-dessus des autres. Pour que personne ne prenne la main sur la blockchain en minant et en créant trop de blocs lui donnant un poids plus conséquent que les autres, il y a des systèmes d’auto-régulation :

  • Proof-of-work : la possession de Bitcoins est précédée par un travail, le minage, qu’est la résolution d’algorithmes complexes ;
  • Proof-of-stake : la mise en disposition du réseau d’un ordinateur puissant et coûteux afin de faire tourner le système ;
  • La blockchain permissionnée : qui limite le nombre d’utilisateurs ;
  • L’autoadaptation de la difficulté des algorithmes de minage.

Quels sont les inconvénients de la blockchain ?

Maintenant que les avantages ont été évoqués, parlons des inconvénients. Comme dit précédemment, pour des raisons de sécurité, la blockchain demande des ordinateurs assez puissants qui travaillent sans arrêt. Cela est assez énergivore. De plus, de nombreux réseaux criminels utilisent la blockchain pour leurs opérations et il est dur d’enquêter sur des malversations vu le caractère anonyme de la blockchain.