Les avantages et les inconvénients des blockchains privées

A la création du Bitcoin, une nouvelle méthode de stockage des données et des informations a vu le jour. Il s’agit de la blockchain. Cette dernière est en vérité un système décentralisé et complètement transparent. Il existe quatre types de blockchains : publique, privée, hybride ou en consortium.

Dans cet article, nous allons vous présenter plus en détail la blockchain privée. Alors, comment en créer une ? Quels sont ses avantages ? Et à quoi elle peut servir ?

Les différents types de blockchains, autres que la blockchain privée

Avant toute chose, il faut savoir qu’une blockchain est un système décentralisé permettant de stocker les données des transactions en toute transparence. Elle a été créée en 2008 par Satoshi Nakamoto en même temps que le Bitcoin. Si elle est appelée blockchain, c’est parce que chaque bloc est la composante d’une chaîne immuable dont n’importe qui peut vérifier l’intégrité s’il le souhaite.

Les caractéristiques de ce système sont les suivantes :

  • Il est impossible de modifier les blocs une fois ces derniers validés ;
  • L’historique n’est pas effaçable ;
  • Toutes les informations stockées sont vérifiées avant d’être validées.

De nos jours, toutes les cryptomonnaies considérées comme étant fiables reposent sur la blockchain et il en va de même pour les NFT (dans le cas du transfert d’actifs).

Dans les années à venir, de plus en plus de secteurs utiliseront l’un des quatre principaux types de blockchains et qui sont :

  • La blockchain publique ;
  • La blockchain privée ;
  • La blockchain hybride ;
  • La blockchain en consortium.

Quelle est la différence entre une blockchain publique et une blockchain privée ?

C’est l’origine même des blockchains. Le premier modèle est celui qui est toujours utilisé de nos jours pour la majorité des cryptomonnaies. Les données sont sur un réseau peer to peer pour éviter tous les problèmes de stockage qui pourraient survenir. Pour valider les blocs, les mineurs utilisent des algorithmes de consensus dont le fameux « proof of work ».

Ce qui fait la particularité de la blockchain publique, c’est avant tout le fait qu’elle soit accessible à tout le monde sans aucune autorisation. Un utilisateur peut, par exemple, faire du minage, signaler des bugs, voir l’historique, etc. Cependant, pour respecter le principe de la blockchain, il n’est pas possible de modifier une transaction déjà validée.

La différence entre la blockchain publique et la blockchain privée réside dans le fait que cette dernière est contrôlée par une entité qui détermine le niveau d’accessibilité et qui donne les autorisations et les permissions d’accès. Les blockchains privées ont la particularité d’être rapides dans le traitement des transactions. L’inconvénient est que certaines personnes ne la considèrent pas comme étant une véritable blockchain vu qu’il n’y a plus le principe de décentralisation. De plus, la vérification des transactions n’est pas complètement indépendante et cela peut amoindrir le niveau de sécurité.

Comment créer une blockchain privée ?

Avant toute chose, pour créer une blockchain privée, il faut comprendre certaines notions, comme le peer to peer et la possession de clés privées. Ensuite, pour commencer à coder, il faut suivre les étapes suivantes :

  • Sélectionner une plateforme ;
  • Initialiser la blockchain ;
  • Choisir un algorithme de consensus ;
  • Coder et déployer le premier « smart contact ».

De plus en plus d’entreprises veulent créer leur propre blockchain privée pour gérer les entrées et les sorties avec une bonne traçabilité, sans pour autant décentraliser tout le système, contrairement à la blockchain publique. Le traitement des transactions est également connu pour offrir d’autres avantages, comme la rapidité et des coûts réduits.