--- title: "Découvrez combien vous pourriez économiser chaque mois en installant des panneaux photovoltaïques !" url: https://www.nouvelouest.com/decouvrez-combien-vous-pourriez-economiser-chaque-mois-en-installant-des-panneaux-photovoltaiques.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-02-09T08:33:08+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:52:30+02:00 categories: ["Energie"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/02/-50.webp description: "La réponse tient en une fourchette, et elle est plus modeste que ce que promettent les plaquettes : pour une installation de 3 kWc posée sur une maison de la région..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Découvrez combien vous pourriez économiser chaque mois en installant des panneaux photovoltaïques ! La réponse tient en une fourchette, et elle est plus modeste que ce que promettent les plaquettes : pour une installation de 3 kWc posée sur une maison de la région nazairienne, la ligne mensuelle tourne entre 25 et 50 euros, prime et revente du surplus comprises. Pas 125 euros. Le chiffre de 1 500 euros par an qui circule correspond à une toiture deux fois plus grande, orientée plein sud, chez quelqu'un qui consomme beaucoup en journée. Autant partir du calcul réel, poste par poste. **Le calcul, sans arrondi flatteur** 3 kWc bien orientés produisent environ 3 300 kWh par an sur la Côte d'Amour. Sans pilotage, vous en consommez directement à peu près un tiers, soit 1 100 kWh évités sur la facture. À 0,25 euro le kWh, ça fait 275 euros. Ajoutez la revente des 2 200 kWh restants autour de 0,13 euro : 285 euros. Total : environ 560 euros par an, soit 47 euros par mois. ## Ce que produit vraiment un toit à Saint-Nazaire Le gisement solaire de la Loire-Atlantique tourne autour de 1 100 à 1 200 kWh par kWc et par an pour une toiture inclinée à 30 degrés et orientée au sud. Moins que dans le Vaucluse, nettement mieux que ce que les gens imaginent. La côte a même un avantage discret : les panneaux perdent du rendement quand ils chauffent, et le vent d'ouest les refroidit. Une journée claire à 20 degrés avec de la brise produit mieux qu'une journée à 35 degrés sans un souffle. Trois choses font chuter ce chiffre. Une orientation est ou ouest coûte 10 à 15 %. Une pente très faible, fréquente sur les garages et les extensions, en coûte autant. L'ombrage porté, lui, fait perdre bien plus que la surface concernée : un pin, une souche de cheminée, et la cellule à l'ombre freine toute sa chaîne. Un installateur sérieux monte sur le toit et pose la question des arbres. Celui qui chiffre par téléphone ne regarde rien. ## Le taux d'autoconsommation pèse plus lourd que la puissance Un kWh consommé sur place vaut le prix auquel vous l'auriez acheté, environ 25 centimes. Revendu, il vaut la moitié. Le rendement dépend donc moins de la taille de l'installation que de votre capacité à consommer pendant que le soleil est là. Sans rien changer à vos habitudes, on tourne autour de **30 % d'autoconsommation**. En basculant le ballon d'eau chaude sur les heures de production, avec un simple relais piloté par la production, on monte à 45 ou 55 %. Le lave-linge et le lave-vaisselle programmés à 13 h font le reste. C'est l'investissement le plus rentable du dossier : 200 à 400 euros de matériel de pilotage pèsent plus lourd sur la facture qu'un panneau supplémentaire. **Le geste qui change le calcul** Un chauffe-eau électrique de 200 litres consomme environ 1 500 kWh par an. Le faire chauffer à midi plutôt que la nuit augmente l'autoconsommation de 15 à 20 points. Sur les 3 300 kWh produits, ça déplace près de 500 kWh du tarif de revente vers le tarif évité : 60 euros de plus par an, pour un relais à 250 euros. ## Le surplus, la prime et le contrat de vingt ans En autoconsommation avec revente du surplus, EDF Obligation d'achat signe un contrat de vingt ans au tarif en vigueur le jour du raccordement. Révisé chaque trimestre, il s'établissait autour de 13 centimes le kWh pour les petites puissances début 2024. Une prime à l'autoconsommation s'y ajoute, calculée par kWc et versée sur les premières années. Deux points que les commerciaux escamotent. Le tarif de revente est figé pour vingt ans et ne suivra pas l'inflation : c'est le kWh évité, indexé sur le prix de l'électricité, qui protège votre facture. Et la TVA à taux réduit s'arrête à 3 kWc ; au-dessus, on repasse à 20 %. **Le devis à 20 000 euros** Une installation de 3 kWc en surimposition se pose entre 7 000 et 9 500 euros, pose et raccordement compris. Au-delà de 3 500 euros par kWc, sortez la calculette : le surcoût est presque toujours du crédit affecté déguisé ou une batterie vendue sans raison. Une batterie de 5 kWh coûte aujourd'hui plus cher que ce qu'elle fera économiser sur sa durée de vie. ## Combien de temps avant que ce soit remboursé Sur la base de 8 500 euros posés, prime déduite, et de 560 euros par an, le retour se situe autour de **douze à quatorze ans**. Dix ans si vous pilotez le ballon et si le prix de l'électricité grimpe. Dix-huit sur une toiture ouest mal exposée. Les panneaux sont garantis 25 ans avec une perte de rendement de 0,5 % par an ; l'onduleur se remplace entre la dixième et la quinzième année, comptez 1 200 à 1 800 euros. Cette ligne manque dans presque toutes les simulations qu'on vous montre. **Le temps administratif** Déclaration préalable en mairie : un mois, davantage en secteur protégé. Pose : une à deux journées. Attestation Consuel puis mise en service par Enedis : le délai courant va de six semaines à trois mois. Entre la signature et le premier kWh injecté, tablez sur quatre à six mois. ## Les toitures pour lesquelles je dirais non Une couverture en fin de vie : on ne pose pas 300 kg de panneaux sur des ardoises à refaire dans cinq ans, la dépose coûterait le prix d'une petite installation. Une orientation nord franche, où le calcul ne tient plus. Un toit ombragé la moitié de la journée, sauf à passer par des micro-onduleurs. Et les **abords protégés**, front de mer de Pornichet ou secteur classé, où l'architecte des Bâtiments de France impose souvent l'intégration au bâti ou renvoie la pose au sol. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !