--- title: "« Équilibrer ses rôles parentaux » : Explorons l'harmonie entre les multiples facettes de la vie le 4 décembre" url: https://www.nouvelouest.com/equilibrer-ses-roles-parentaux-explorons-lharmonie-entre-les-multiples-facettes-de-la-vie-le-4-decembre.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-11-22T22:09:41+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:57:45+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/11/-83.webp description: "Une soirée de deux heures ne rééquilibrera pas votre vie de parent. Autant le dire tout de suite, puisque c'est la promesse que porte le titre de la rencontre du 4..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # « Équilibrer ses rôles parentaux » : Explorons l'harmonie entre les multiples facettes de la vie le 4 décembre Une soirée de deux heures ne rééquilibrera pas votre vie de parent. Autant le dire tout de suite, puisque c'est la promesse que porte le titre de la rencontre du 4 décembre 2024, « Équilibrer ses rôles parentaux ». Ce que fait ce genre de rendez-vous, en revanche, c'est **casser l'isolement** : vous découvrez que le père assis à côté de vous rate lui aussi la sortie d'école deux jeudis sur trois, et que la mère d'en face culpabilise de la même façon. Sur ce point précis, le bénéfice est réel. Le reste, l'organisation du quotidien, se joue à la maison, la semaine suivante, avec un agenda et une conversation difficile. ![Des parents assis en cercle lors d'une soirée d'échange sur la parentalité](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/11/-82.webp) **Ce qu'on retire vraiment d'une soirée parentalité** Deux heures d'échange ne produisent pas de méthode. Elles produisent une comparaison. Vous repartez avec deux ou trois phrases entendues d'un autre parent, et c'est souvent la seule chose qui reste un mois plus tard. Venez avec une question concrète plutôt qu'avec l'envie générale de « faire mieux ». ## Le mot « équilibre » est une mauvaise boussole On parle d'équilibre comme s'il existait un point de repos, atteint une fois pour toutes. Dans les faits, une famille avec deux enfants scolarisés et deux emplois fonctionne par arbitrages successifs, semaine après semaine. Le mercredi après-midi tombe sur la même personne pendant six mois, puis l'autre reprend. La cantine se décide en septembre et se subit jusqu'en juin. Ce n'est pas un équilibre, c'est une répartition, et une répartition, ça se négocie à voix haute. La différence compte. Chercher l'équilibre pousse à s'améliorer intérieurement, en silence, en se reprochant de ne pas y arriver. Discuter d'une répartition oblige à poser des chiffres sur la table : qui fait les trajets, combien de soirs par semaine, qui reste joignable quand la crèche appelle à 15 h 30. ## Les rôles ne pèsent pas le même poids Un parent porte plusieurs casquettes, oui. Mais elles ne coûtent pas la même chose. Emmener un enfant au foot le samedi matin prend deux heures et se voit. Se souvenir que les chaussures sont trop petites, prendre le rendez-vous chez le dentiste, gérer l'anniversaire de la copine de classe : ça prend du temps et ça ne se voit pas. C'est cette **charge invisible** qui produit le sentiment d'être débordé sans pouvoir dire par quoi. Une manière simple de la rendre visible : lister pendant une semaine tout ce qui s'est décidé dans la tête de quelqu'un avant d'être fait. La liste surprend souvent celui qui ne la tenait pas. **Le piège du « je prends sur mon temps »** Beaucoup de parents rognent d'abord sur leur sommeil, leurs amis et leur sport, en pensant que c'est la variable la moins coûteuse. C'est l'inverse. Un parent qui n'a plus rien à lui devient irritable en fin de journée, et les enfants encaissent cette irritabilité bien plus que l'absence d'une heure le samedi. ## Se garder du temps n'est pas un luxe de parent détendu Le discours habituel dit qu'il faut « prendre soin de soi ». Formulé comme ça, ça ressemble à un conseil de magazine. Concrètement, cela veut dire **bloquer un créneau** dans un agenda partagé, avec un début et une fin, et le défendre comme on défendrait une réunion de travail. Deux heures le mardi soir. Une matinée un samedi sur deux. Ce sont des rendez-vous, pas des intentions. Les parents qui tiennent sur la durée sont rarement ceux qui s'organisent le mieux. Ce sont ceux qui ont accepté de baisser leur niveau d'exigence quelque part : le repas du soir, le rangement, les devoirs surveillés ligne à ligne. Il faut choisir où lâcher, sinon la fatigue choisit à votre place. ## Parler aux enfants de la contrainte, pas seulement des règles On explique volontiers aux enfants ce qu'ils doivent faire. On leur explique moins souvent pourquoi le planning familial ressemble à ce qu'il ressemble. Un enfant de huit ans comprend très bien qu'un parent finit à 18 h 30 et qu'il faut donc partir de la maison à 8 h 10. Ce qu'il supporte mal, c'est l'arbitraire. Cela ne transforme pas la famille en conseil d'administration. Mais quelques minutes le dimanche soir, à passer la semaine en revue à quatre, évitent une bonne partie des conflits du mardi matin. **Ce qui marche, d'après ce que racontent les parents** Un agenda familial visible, accroché dans la cuisine. Un temps de bilan de dix minutes le dimanche. Et une règle simple : celui qui a fait le trajet du soir ne fait pas la vaisselle. Rien de spectaculaire, mais ces trois choses tiennent dans la durée, contrairement aux grandes résolutions de janvier. ## Grands-parents et entourage : une aide réelle, à cadrer Sur la Côte d'Amour, beaucoup de familles ont des grands-parents installés à proximité, parfois à Pornichet ou à Saint-Nazaire même. C'est un appui que d'autres n'ont pas, et il change nettement la vie d'un couple qui travaille. Encore faut-il **poser le cadre** : un mercredi sur deux, oui ; le dépannage permanent de dernière minute, non. Les tensions intergénérationnelles viennent presque toujours d'un flou jamais tranché sur ce qu'on attend de qui. Quand l'entourage manque, il reste les relais locaux : centres socioculturels, associations de parents, haltes-garderies. Ils sont moins souples qu'une grand-mère à dix minutes, mais ils existent et beaucoup de parents ne les sollicitent qu'une fois épuisés. **Avant le 4 décembre** Prenez cinq minutes pour écrire la question que vous voulez poser. Les soirées de ce type durent environ deux heures, dont une bonne moitié d'échanges avec la salle. Ceux qui arrivent avec une situation précise en tête repartent avec quelque chose ; les autres écoutent poliment et oublient. ## Et si on repartait sans solution ? C'est le cas le plus fréquent, et ce n'est pas grave. Le mérite de ces rencontres tient surtout à ce qu'elles autorisent : dire à voix haute qu'on n'y arrive pas toujours, devant des gens qui hochent la tête. Le sentiment d'échec vient rarement de la situation elle-même, il vient de l'idée qu'on serait seul à la vivre. Pour le reste, la vraie mesure d'une soirée réussie se prend trois semaines plus tard : est-ce que quelque chose a bougé dans l'organisation de la maison, ne serait-ce qu'un trajet échangé ou un samedi matin rendu à quelqu'un ? Si oui, les deux heures ont servi. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !