--- title: "La course Select 6.50 : une traversée agitée depuis Pornichet ! Quels rebondissements attendent les coureurs ?" url: https://www.nouvelouest.com/la-course-select-6-50-une-traversee-agitee-depuis-pornichet-quels-rebondissements-attendent-les-coureurs.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-05-04T23:01:45+02:00 date_modified: 2026-09-10T06:48:17+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] description: "Début mai 2024, la flotte de la Select 6.50 quittait le port de Pornichet dans un temps qui n'avait rien d'une carte postale. Ce qu'il faut comprendre avant tout..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # La course Select 6.50 : une traversée agitée depuis Pornichet ! Quels rebondissements attendent les coureurs ? Début mai 2024, la flotte de la Select 6.50 quittait le port de Pornichet dans un temps qui n'avait rien d'une carte postale. Ce qu'il faut comprendre avant tout, c'est ce que représente ce bateau : un Mini 6.50, six mètres cinquante de coque, pas de quille télescopique de luxe, **un skipper seul à bord** et une électronique réduite au minimum réglementaire. Sur cette classe, un coup de vent ne se contourne pas confortablement. Il se subit, en ciré, à la barre, pendant des heures. **De quoi on parle** La Select 6.50 est une course en solitaire réservée aux Mini 6.50, la plus petite classe de course au large habitable. Le départ de l'édition 2024 a été donné depuis Pornichet début mai, dans des conditions musclées. Ces bateaux naviguent sans routage extérieur : le skipper décide seul, avec les fichiers météo qu'il a le droit de recevoir. ## Pourquoi partir de Pornichet Le port de Pornichet est l'un des plus gros ports de plaisance de la façade atlantique, avec un peu plus de mille anneaux, et il sert de base à une partie des minis de la région. Sortir de la baie du Pouliguen, doubler la pointe de Chémoulin et se retrouver au large en moins d'une heure : la géographie est commode pour un départ de course. Elle l'est moins quand le vent s'installe dans le secteur ouest et lève une mer courte sur les hauts-fonds du plateau du Four. C'est exactement le genre de sortie de baie qui fatigue un solitaire avant même que la course ait commencé. Pour les gens du quai, le rendez-vous a aussi son intérêt propre : on voit les bateaux de près, on parle aux skippers, et l'on mesure la différence entre un mini de série et un proto. Peu de circuits offrent cet accès-là. ## Ce que le mauvais temps change à bord Sur un bateau de cette taille, la vraie contrainte n'est pas la vitesse, c'est le sommeil. Un skipper de Mini dort par tranches de vingt minutes. Dans la brise et le clapot, ces tranches se réduisent encore, l'humidité entre partout, la cuisine se limite à du lyophilisé réhydraté à l'eau tiède. Après quarante-huit heures de ce régime, les erreurs de navigation viennent moins de la tactique que de la fatigue. Les choix de voile suivent la même logique. Réduire tôt coûte quelques dixièmes de nœud, mais préserve le matériel et le bonhomme. Beaucoup de courses de Mini se gagnent par des abandons évités plutôt que par des coups d'accélérateur. **Le point dur du parcours** Entre le plateau du Four et les abords de l'île d'Yeu, les fonds remontent et la mer se creuse vite quand le vent contre le courant. C'est là que les avaries de barre et les déchirures de spi arrivent le plus souvent sur ce type de parcours. ## Une course sans routage, et ça compte **La classe Mini interdit le routage assisté depuis la terre**. Pas de cellule météo à l'écoute, pas d'ordinateur qui calcule la trajectoire optimale. Le skipper reçoit des fichiers de prévision, les lit, tranche. Cette règle explique une bonne partie des écarts observés entre bateaux d'un même niveau : deux coureurs partis ensemble peuvent se retrouver à trente milles l'un de l'autre au bout d'une nuit, uniquement parce que l'un a cru à une bascule et l'autre non. C'est aussi ce qui rend le suivi intéressant à distance. Les positions racontent des décisions humaines, pas la sortie d'un logiciel. **Le calendrier de la classe** La Select 6.50 fait partie d'une saison qui sert d'abord à qualifier les coureurs pour la Mini Transat. Les milles parcourus en course et en solitaire comptent dans le dossier de qualification. Une épreuve de printemps comme celle-ci, courue dans le mauvais temps, vaut donc double : des milles au compteur, et une expérience de gros temps difficile à obtenir autrement. ## Suivre la suite Le compte rendu du départ et le détail des conditions rencontrées ont été publiés par la presse quotidienne régionale au moment de la course. Pour retrouver l'article d'origine et les noms des coureurs engagés en 2024, l'information est là : [www.ouest-france.fr](https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornichet-44380/la-couse-select-6-50-demarre-sa-traversee-agitee-depuis-pornichet-243f0028-0a33-11ef-b950-a7fd63bb1171). --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !