--- title: "La municipalité de Pornichet confie la revitalisation de ses ports à SEMCEP" url: https://www.nouvelouest.com/la-municipalite-de-pornichet-confie-la-revitalisation-de-ses-ports-a-semcep.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-12-02T22:11:12+01:00 date_modified: 2026-09-10T08:01:26+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] description: "Quand une commune confie ses ports à une société d'économie mixte, ce n'est pas une formalité administrative : c'est le choix d'une façon de décider et de payer..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # La municipalité de Pornichet confie la revitalisation de ses ports à SEMCEP Quand une commune confie ses ports à une société d'économie mixte, ce n'est pas une formalité administrative : c'est le choix d'une façon de décider et de payer. Pornichet a retenu la **SEMCEP**, la Société d'Économie Mixte pour la Construction et l'Exploitation du Port, pour porter la remise à niveau de son port d'échouage et de son port à flot. Derrière le mot revitalisation, la question qui intéresse vraiment les plaisanciers et les habitants tient en trois points : qui décide, qui signe les chèques, et qui rend des comptes. **Ce qu'est une SEM, en une phrase** Une société d'économie mixte locale est une société anonyme dont la collectivité détient la majorité du capital, aux côtés d'actionnaires privés. Elle agit avec la souplesse d'une entreprise, tout en gardant un conseil d'administration où les élus sont majoritaires. ## Ni régie municipale, ni concession à un groupe privé La ville avait le choix entre trois formules. La **régie directe**, où les services municipaux gèrent tout, coûte cher en personnel et supporte mal un chantier lourd. La **concession à un opérateur privé** fait sortir le pilotage de la mairie pour vingt ou trente ans. La **SEM** se place entre les deux : la commune reste actionnaire majoritaire et siège au conseil d'administration, mais la société emprunte, contracte et embauche comme une entreprise. Pour un port de plaisance, ce montage a un mérite pratique. Les recettes portuaires, redevances d'anneaux, mise à l'eau, stationnement à terre, sont identifiées, régulières et affectables au remboursement d'un emprunt. La SEM peut donc porter la dette du chantier sur son propre bilan au lieu de l'inscrire au budget communal, tout en restant sous contrôle des élus. ## Le calendrier, jusqu'en 2027 La ville a fixé un horizon à **2027** pour l'ensemble de l'opération, avec des travaux découpés en phases plutôt qu'un chantier unique. Ce séquençage n'est pas décoratif. Un port de plaisance ne se ferme pas pendant deux ans : les bateaux sont là, les contrats d'anneaux courent, la saison d'été fait vivre les entreprises du quai. Chaque phase doit donc laisser un port utilisable derrière elle. **Le calendrier annoncé** Horizon 2027 pour l'opération, en phases successives. Les périodes de gros travaux se calent en pratique hors saison, entre l'automne et le printemps, pour ne pas priver les plaisanciers de leur port en juillet et en août. ## Ce que le projet prévoit sur le terrain Deux volets structurent la programmation. D'abord un pôle nautique, avec de la restauration et des commerces au pied des pontons, pensé pour que le port cesse d'être un parking à bateaux fréquenté quatre mois par an. Ensuite un **agrandissement du terre-plein**, qui doit dégager de la place pour de nouvelles cales de mise à l'eau et pour le stationnement des remorques et des véhicules. Le second point est le plus concret pour un usager. Sur un port d'échouage, la cale et la surface de manoeuvre déterminent le nombre de bateaux qui peuvent sortir dans le même créneau de marée. Ajouter du terre-plein, c'est raccourcir l'attente un samedi matin de juillet, quand tout le monde veut mettre à l'eau en même temps. **Le point de vigilance** Une SEM emprunte pour investir, et rembourse avec ses recettes. Les redevances d'anneaux sont la principale de ces recettes. La question du niveau des tarifs après travaux mérite d'être posée en réunion publique, avant les travaux plutôt qu'après. ## La concertation, à prendre au sérieux ou pas du tout La municipalité a annoncé des réunions d'information et des temps de consultation avec les associations d'usagers, les entreprises du port et les riverains. Sur ce type de dossier, la concertation sert à quelque chose quand elle porte sur des arbitrages encore ouverts : l'emplacement d'une cale, la répartition entre places visiteurs et places à l'année, les horaires de chantier. Elle ne sert à rien quand elle arrive après la signature des marchés. Un port comme celui de Pornichet fait vivre des loueurs, un chantier naval, un club nautique, des commerces de quai et quelques centaines de propriétaires de bateaux. Ce sont eux qui verront en premier si les nouvelles installations sont pensées pour l'usage ou pour la photo. Leur avis en amont vaut mieux que leurs réclamations en aval. ## Ce qu'il faudra regarder d'ici 2027 Trois indicateurs diront si le montage tient ses promesses : le respect des phases annoncées, le nombre de places réellement disponibles à la fin par rapport au nombre promis au départ, et l'évolution du tarif de l'anneau. Le reste, images de synthèse comprises, se juge à la livraison. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !