--- title: "Les Internationaux de France de Match Racing prévus à Pornichet en juillet prochain" url: https://www.nouvelouest.com/les-internationaux-de-france-de-match-racing-prevus-a-pornichet-en-juillet-prochain.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2025-02-27T07:36:15+01:00 date_modified: 2026-09-14T11:00:15+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/02/-63.webp description: "Regarder du match racing depuis la terre, ça n'a rien d'évident : les bateaux sont petits, le plan d'eau est loin, et le plus décisif se joue dans des manœuvres de..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Les Internationaux de France de Match Racing prévus à Pornichet en juillet prochain Regarder du match racing depuis la terre, ça n'a rien d'évident : les bateaux sont petits, le plan d'eau est loin, et le plus décisif se joue dans des manœuvres de trente secondes qu'un spectateur non averti ne voit même pas. C'est le vrai sujet de cette édition annoncée fin février 2025 pour le mois de juillet suivant, du 18 au 21, dans la baie de Pornichet. L'entrée est gratuite, on suit depuis la digue du port de plaisance, et si personne ne vous explique le format, vous verrez quatre jours de voiliers blancs qui tournent autour de bouées. ![Voiliers J80 en duel serré au large de la baie de Pornichet](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/02/-62.webp) L'épreuve est organisée par l'APCC Voile Sportive, le club nazairien installé au port de Pornichet. Elle met en jeu le titre de Champion de France Elite de match racing et des points au classement du World Match Racing Tour. Le support est le J80, un quillard de 8 mètres, monotype, que les équipages ne choisissent pas : tout le monde court sur le même bateau, ce qui déplace la compétition du matériel vers la tactique. **Les repères utiles** Quatre jours de courses, du 18 au 21 juillet, sur des J80 de 8 mètres. Deux bateaux seulement en piste à chaque manche. Accès libre depuis la digue du port de plaisance, sans billetterie ni gradin. ## Deux bateaux, pas vingt : c'est ça qui change tout Une régate classique, c'est une flotte qui part ensemble et un classement à l'arrivée. Le match racing, c'est un **duel**. Deux bateaux, un parcours court, un vainqueur. On enchaîne les manches jusqu'à ce qu'un équipage sorte du tableau. Pour le spectateur, l'avantage est immédiat : il n'y a que deux objets à suivre du regard, et l'un des deux est en train de perdre. Le moment qui compte se joue **avant même le départ**. Pendant les quelques minutes de pré-départ, les deux barreurs cherchent à se placer derrière l'autre pour le contrôler, en tournant l'un autour de l'autre à quelques mètres. C'est là que se décide une bonne moitié des matchs. Si vous n'êtes sur la digue qu'une heure, arrivez pendant cette phase plutôt qu'au milieu d'un bord de près. **Ce qu'il faut regarder** Le pré-départ, pas l'arrivée. Deux barreurs qui se tournent autour à faible vitesse, en cherchant la position arrière. Celui qui la prend impose sa route à l'autre pendant tout le premier bord. ## La digue du port de plaisance, avec ou sans jumelles Le parcours est posé au large de l'entrée du port, dans la partie abritée de la baie. Depuis la digue, on domine légèrement le plan d'eau, ce qui aide. À l'œil nu, on distingue les deux bateaux, les changements d'amure et les dépassements. Ce qu'on ne voit pas sans jumelles : les pénalités données par l'arbitre, qui suit le duel en semi-rigide et lève un pavillon. Or une pénalité mal comprise et c'est tout le résultat de la manche qui devient incompréhensible. Un conseil pratique : la digue est exposée. En juillet, la brise thermique de nord-ouest monte souvent en début d'après-midi, et c'est justement l'heure où les courses s'enchaînent le mieux. Casquette, coupe-vent, et de quoi s'asseoir, parce qu'il n'y a rien pour ça. **Venir bien équipé** Des jumelles changent complètement l'expérience : sans elles, les pavillons de pénalité sont invisibles. Prévoir aussi de quoi s'asseoir et un coupe-vent, la digue n'offre ni abri ni banc. ## Pourquoi les équipages viennent chercher ces quatre jours Deux raisons se cumulent. La première tient au titre national : le Champion de France Elite de match racing se joue sur cette épreuve, et pour un barreur qui construit une carrière, c'est une ligne qui compte auprès des fédérations et des partenaires. La seconde tient au circuit international, puisque les résultats alimentent le classement du World Match Racing Tour. Un bon week-end à Pornichet peut ouvrir des invitations ailleurs dans l'année. Il faut rester mesuré : ce n'est pas une étape majeure du circuit mondial, et les meilleurs équipages internationaux ne sont pas tous là. La densité vient plutôt du plateau français, dont une partie navigue régulièrement ensemble et se connaît par cœur. Ça donne des matchs serrés et parfois rugueux, ce qui vaut mieux qu'un plateau prestigieux mais déséquilibré. **Le calendrier de l'épreuve** L'annonce a été faite fin février 2025 pour des courses du 18 au 21 juillet. Les phases de qualification occupent en général les premiers jours, les demi-finales et la finale se disputent le dernier. Le programme dépend du vent et peut glisser d'une journée à l'autre. ## Le détail à vérifier avant de se déplacer Le match racing dépend du vent plus que n'importe quelle autre discipline : avec trop peu d'air, les duels deviennent illisibles, et le comité **décale le programme**. Un plan de journée calé sur un horaire fixe a de bonnes chances de tomber à côté. Le programme du jour se vérifie sur place, au club, ou dans les communiqués de l'organisation. Pour le détail du format et le palmarès de l'épreuve, la fédération publie une présentation des [Internationaux de France de Match Racing](https://match-racing.ffvoile.fr/actualites/?guid=29051&name=les-internationaux-de-france-une-epreuve-de-reference). Reste une chose que la Côte d'Amour offre gratuitement et qu'on oublie de dire : la baie est assez fermée pour que les courses se disputent près du bord. Beaucoup d'épreuves de ce niveau se courent à des kilomètres de la côte, invisibles depuis la terre. Ici, on est à quelques centaines de mètres, debout sur une digue, sans billet. C'est rare, et c'est probablement le meilleur argument pour y aller. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !