--- title: "Les prix de l'immobilier à La Baule et Pornichet : un héritage immobilier qui séduit encore et toujours" url: https://www.nouvelouest.com/les-prix-de-limmobilier-a-la-baule-et-pornichet-un-heritage-immobilier-qui-seduit-encore-et-toujours.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-11-13T22:11:49+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:57:28+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/11/-47.webp description: "Un prix moyen au mètre carré, à La Baule ou à Pornichet, ne vous apprend presque rien sur ce que vous allez payer. Dans la même commune, à quinze minutes à pied..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Les prix de l'immobilier à La Baule et Pornichet : un héritage immobilier qui séduit encore et toujours Un prix moyen au mètre carré, à La Baule ou à Pornichet, ne vous apprend presque rien sur ce que vous allez payer. Dans la même commune, à quinze minutes à pied d'écart, le même mètre carré passe du simple au double. Les moyennes publiées en novembre 2024 tournent autour de 5 400 euros à Pornichet et 5 700 euros à La Baule, alors que le front de mer bauloise se négocie jusqu'à 12 000 euros. Cet article part de cet écart, parce que c'est lui qui décide de votre budget, pas la moyenne communale. ![Villas et immeubles du front de mer entre La Baule et Pornichet vus depuis la plage](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/11/-46.webp) ## Ce que la moyenne mélange Le chiffre publié par les portails d'annonces additionne des biens qui n'ont rien à voir. Un studio de 22 mètres carrés au sixième étage d'une résidence des années 1970, avec vue latérale sur la baie, se vend à un prix au mètre carré très élevé. Une maison de 140 mètres carrés à cinq cents mètres du remblai, dans une rue sans charme, se vend beaucoup moins cher au mètre carré tout en coûtant deux fois plus au total. Passez les deux dans la même moulinette et vous obtenez un nombre que personne ne paie. La règle empirique, sur cette côte, tient en une phrase : **le prix se calcule en minutes de marche jusqu'au sable**, et chaque tranche de cinq minutes coûte cher. **Les repères de novembre 2024** Le mètre carré moyen à Pornichet s'établit autour de 5 382 euros, en hausse d'environ 31 % sur cinq ans. À La Baule, la moyenne se situe vers 5 730 euros, mais les biens de premier rang face à la mer atteignent 12 000 euros. Pour une maison de plain-pied de 100 mètres carrés à La Baule-les-Pins, comptez au minimum 500 000 euros. ## Deux villes que le marché ne traite pas pareil **La Baule vend une adresse.** Le nom fait partie du prix, au même titre que la surface, et l'acheteur type est un non-résident : Nantais, Parisien, ou famille de la région qui rachète une maison de vacances. Pornichet vend davantage de résidence principale. On y trouve encore des quartiers habités toute l'année, des écoles pleines en janvier, une gare avec des trains vers Saint-Nazaire et Nantes, et un port de plaisance où la vie ne s'arrête pas en septembre. Cette différence explique pourquoi l'écart entre les deux communes s'est réduit. Depuis 2020, les acheteurs qui cherchent une résidence principale au bord de la mer se sont déplacés vers Pornichet quand La Baule est devenue hors d'atteinte. La hausse de 31 % en cinq ans à Pornichet est en grande partie le report de cette demande. **Le piège du plain-pied** La maison de plain-pied avec jardin clos est le bien le plus recherché de la presqu'île, par des acheteurs de plus de soixante ans qui anticipent leurs vieux jours. Cette rareté se paie une surcote qu'aucune donnée de surface ne justifie. Si vous avez cinquante ans et pas de contrainte de mobilité, un étage vous fait économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros sur un bien équivalent. ## Les délais raccourcissent, ce qui ne veut pas dire que tout part Les délais de vente affichés par les agences ont diminué par rapport à l'année précédente. Ce chiffre est trompeur, parce qu'il ne mesure que les biens vendus. Les maisons surévaluées, elles, restent en ligne pendant des mois, sortent du portefeuille, puis reviennent en avril chez une autre agence, avec une nouvelle photo et un prix revu à la baisse. Elles n'entrent dans aucune statistique de délai. Ce qu'on observe sur place ressemble plutôt à deux marchés parallèles. Le bien correctement estimé, proche de la mer, en bon état, trouve preneur en quelques semaines. Le reste attend. Un vendeur qui n'est pas pressé, et beaucoup ne le sont pas puisqu'il s'agit souvent d'une résidence secondaire ou d'une succession, préfère laisser passer une saison plutôt que de lâcher sur le prix. **Le seul chiffre qui vaut vraiment** Les prix réels des ventes signées sont publics et gratuits, sur la base Demande de valeurs foncières mise en ligne par la direction générale des finances publiques. Vous y trouvez, rue par rue, le montant payé et la surface, avec un décalage de quelques mois. Une demi-heure passée dessus vous en dira plus sur votre quartier cible que dix estimations en ligne. ## Acheter ici en 2025, pour qui ? Pour un **investisseur locatif à l'année**, le calcul ne tient pas. À 5 400 euros le mètre carré et des loyers alignés sur le marché nazairien, le rendement brut se traîne. La location saisonnière change l'équation, mais elle dépend de règles municipales qui peuvent bouger d'un mandat à l'autre, et l'encadrement des meublés de tourisme s'est durci partout sur le littoral. Pour un acheteur qui vient y vivre, le raisonnement est différent : il achète une durée, pas un rendement. Le seul conseil que je donnerais tient en une visite : venez un mardi de février, marchez du bien jusqu'à la boulangerie et jusqu'à l'arrêt de bus. Une côte se juge hors saison, quand il pleut de travers. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !