--- title: "Pornichet dévoile son plan budgétaire pour 2025 et apporte son soutien à Mayotte" url: https://www.nouvelouest.com/pornichet-devoile-son-plan-budgetaire-pour-2025-et-apporte-son-soutien-a-mayotte.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-12-20T07:32:50+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:58:29+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/12/-65.webp description: "Une commune française a jusqu'au 15 avril pour voter son budget primitif. Pornichet l'a fait à la mi-décembre 2024, soit près de quatre mois avant cette échéance..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Pornichet dévoile son plan budgétaire pour 2025 et apporte son soutien à Mayotte Une commune française a jusqu'au **15 avril** pour voter son budget primitif. Pornichet l'a fait à la mi-décembre 2024, soit près de quatre mois avant cette échéance. Ce choix de calendrier, plus que les montants eux-mêmes, dit ce que la municipalité cherche : commencer les chantiers dès janvier au lieu d'attendre le printemps. La même séance a voté une aide d'urgence pour Mayotte, frappée quelques jours plus tôt par le cyclone Chido. ![La salle du conseil municipal de Pornichet lors du vote du budget 2025](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/12/-64.webp) **Pourquoi décembre et pas avril** Voter le budget avant le 1er janvier évite de passer par le régime des douzièmes provisoires, qui limite les dépenses mensuelles au douzième du budget précédent et bloque presque tout investissement nouveau. Une commune qui vote en décembre peut lancer ses marchés de travaux dès la mi-janvier. Celle qui vote en avril perd un trimestre. ## Le calendrier budgétaire, un choix politique Peu d'électeurs savent qu'il existe deux écoles chez les maires. Les uns votent tard, en mars ou en avril, pour disposer des chiffres définitifs de l'exercice écoulé et des notifications de dotations de l'État. Les autres votent en décembre, quitte à corriger ensuite par une décision modificative, pour ne pas perdre le premier trimestre. Pornichet est dans le **second camp**. Pour une commune littorale, la logique se défend : les travaux de voirie, d'espaces verts et de bâtiments publics doivent être terminés avant le mois de juin, quand la population estivale arrive et que tout chantier devient une nuisance. Un marché notifié en janvier laisse quatre mois de travail. Un marché notifié en mai ne laisse rien du tout. ## Ce que le maire a défendu devant le conseil À l'ouverture de la séance, **Jean-Claude Pelleteur** a présenté sa feuille de route autour de deux engagements. Le premier tient à l'autofinancement : dégager assez d'excédent sur le fonctionnement pour financer les investissements sans emprunter davantage. Le second tient aux taux d'imposition communaux, maintenus sans hausse pour l'exercice 2025. Ces deux engagements se tiennent l'un l'autre. Si l'autofinancement se dégrade, il faut soit emprunter, soit augmenter les taux, soit renoncer aux projets. Tant que la commune conserve une épargne nette confortable, elle peut promettre les deux à la fois. Sur ce point, la promesse vaut ce que vaudra l'exécution : c'est le compte administratif de 2025, voté au printemps 2026, qui dira si elle a été tenue. **Les trois lignes à surveiller** L'épargne brute, l'encours de dette au 31 décembre, et le taux de réalisation des investissements votés. Un budget primitif est une intention. Le compte administratif de l'année suivante est le seul document qui dise ce qui a réellement été dépensé. ## Mayotte : cinq jours après Chido Le cyclone Chido a traversé Mayotte le 14 décembre 2024. Le conseil municipal de Pornichet s'est réuni dans les jours qui ont suivi. Entre les deux, les images de Mamoudzou et des quartiers d'habitat précaire ont fait le tour du pays, et des centaines de communes de métropole ont inscrit une aide d'urgence à l'ordre du jour de leur dernière séance de l'année. Pornichet a fait de même, avec un vote de solidarité adopté en séance. Le mécanisme est bien rodé : la commune verse à un fonds de secours géré par une association d'élus ou par une fondation, qui centralise et redistribue. Cela évite la dispersion des dons et le casse-tête logistique des collectes de matériel, dont les acteurs de l'humanitaire répètent depuis des années qu'elles coûtent plus cher à acheminer qu'à racheter sur place. **Donner utile après une catastrophe** Le versement d'une commune à un fonds centralisé arrive plus vite et coûte moins cher qu'un conteneur de vêtements. Pour un particulier, la règle est la même : l'argent voyage gratuitement, les cartons de dons prennent des semaines et occupent des capacités de fret dont les secours ont besoin. ## Ce qui attendait la commune en 2025 Le budget adopté portait la fin de plusieurs opérations engagées les années précédentes : équipements sportifs, aménagements d'espaces publics, entretien du patrimoine bâti communal. Rien de spectaculaire, et c'est plutôt bon signe. Une commune de 12 000 habitants qui termine ce qu'elle a commencé avant d'ouvrir de nouveaux chantiers gère mieux sa trésorerie que celle qui empile les inaugurations. Le vrai test viendra plus tard, avec la question que se posent tous les maires du littoral atlantique : comment financer l'entretien d'un patrimoine dimensionné pour l'été avec les recettes d'une population permanente qui reste, elle, modeste. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !