--- title: "Pornichet lance sa campagne de recrutement pour des emplois saisonniers estivaux en 2025 : Rejoignez l'équipe dynamique du secteur sportif !" url: https://www.nouvelouest.com/pornichet-lance-sa-campagne-de-recrutement-pour-des-emplois-saisonniers-estivaux-en-2025-rejoignez-lequipe-dynamique-du-secteur-sportif.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2025-01-24T22:02:56+01:00 date_modified: 2026-09-10T08:28:53+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] description: "Derrière le mot « saisonnier », côté sport, se cache un métier réglementé : pour surveiller une zone de baignade ou encadrer une séance de voile contre salaire, il..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Pornichet lance sa campagne de recrutement pour des emplois saisonniers estivaux en 2025 : Rejoignez l'équipe dynamique du secteur sportif ! Derrière le mot « saisonnier », côté sport, se cache un métier réglementé : pour surveiller une zone de baignade ou encadrer une séance de voile contre salaire, il faut un **diplôme**, et il faut l'avoir avant de postuler. C'est le point que l'annonce publiée par la ville de Pornichet en janvier 2025 laissait dans l'ombre, et c'est celui qui écarte le plus de candidats. Cet article prend donc l'affaire par ce bout : pas l'ambiance de la Côte d'Amour au mois d'août, mais ce qu'il faut avoir dans son dossier pour espérer travailler sur le littoral pornichetin l'été venu. **Le diplôme d'abord, la motivation ensuite** Un poste de surveillance de baignade exige le BNSSA, plus un PSE1 à jour. L'encadrement d'une activité sportive rémunérée suppose une carte professionnelle d'éducateur sportif. Aucune lettre de motivation ne remplace ces deux papiers. Si vous ne les avez pas en janvier, visez plutôt l'animation ou la logistique. ## Ce que recouvre vraiment la mention « secteur sportif » À Pornichet, l'été sportif se joue sur trois terrains. Le sable, avec les postes de secours et la surveillance des zones de bain. L'eau, avec les structures nautiques qui font tourner des flottilles d'optimists et de planches pendant que les parents attendent sur la digue. Le troisième terrain est moins visible : tournois de plage, initiations, stages pour les 6-12 ans, entretien du matériel. Ces trois familles de postes n'ont ni les mêmes exigences, ni les mêmes horaires, ni la même paie. Le texte d'origine promettait de « promouvoir les activités sportives auprès d'un public varié ». En pratique, on remonte des parasols, on compte des gilets, on rappelle à un gamin de rester dans le carré, et on remplit une main courante le soir. Le travail est utile, il est physique, il n'a rien d'une carte postale. ## Les brevets qui ouvrent chaque porte Pour la surveillance des plages, le sésame s'appelle **BNSSA**, brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Il se prépare à l'année, souvent dans un club de sauvetage côtier, et il se révise : la formation continue se repasse tous les cinq ans, le PSE1 tous les ans. Les communes du littoral atlantique recrutent tôt, parfois dès février, parce que le vivier de titulaires reste limité et que tout le monde y puise en même temps. Pour encadrer une pratique sportive contre salaire, il faut un diplôme inscrit au répertoire national, un **BPJEPS** le plus souvent, ou un titre fédéral pour certaines activités nautiques, avec une carte professionnelle délivrée après déclaration en préfecture. Pour l'animation seule, sans encadrement technique, le **BAFA** suffit dans la plupart des cas. **Le calendrier qui compte** Les candidatures aux jobs d'été des communes littorales se déposent en général entre janvier et février, pour des contrats qui démarrent fin juin. Postuler en mai, c'est postuler sur les désistements. Et si vous visez le BNSSA pour l'été suivant, l'inscription en club se fait à l'automne. ## Un contrat court, des contraintes longues Le saisonnier signe un contrat à durée déterminée de deux mois en moyenne, juillet et août, parfois étendu à la dernière semaine de juin selon la fréquentation. Le travail du week-end va de soi : c'est justement quand la plage se remplit. Les jours fériés aussi. Le 15 août n'est pas un jour de repos sur la Côte d'Amour, c'est **le pic de l'année**. Reste la question que les annonces ne posent jamais : où dort-on ? À Pornichet, un studio se loue à la semaine en juillet à des tarifs de vacances, et les loyers à l'année sont déjà tendus. Les candidats qui habitent Saint-Nazaire, Guérande ou Trignac s'en sortent avec le train ou la voiture. Ceux qui viennent de plus loin doivent régler ce problème avant de signer, sinon le contrat de deux mois se transforme en opération blanche. **Trois questions à poser avant de signer** Quelle est la durée exacte du contrat, week-ends et 15 août compris ? Le poste demande-t-il un diplôme que la commune finance, ou faut-il l'avoir déjà ? Existe-t-il une solution d'hébergement pour les saisonniers, ou faut-il se loger seul dans une station balnéaire en pleine saison ? ## Comment s'y prendre concrètement Les offres de la commune passent par le site de la mairie et par le service des ressources humaines, pas par les plateformes généralistes. Un dossier tient en trois pièces : un CV d'une page, les copies des diplômes et de leurs recyclages, quelques lignes sur ce que vous savez faire. Inutile d'écrire que vous aimez la mer, tout le monde l'écrit. Écrivez plutôt que vous avez tenu un poste de secours l'été précédent à Batz-sur-Mer. Un mot sur le ton de l'annonce d'origine, avec son « équipe dynamique » et ses « expériences inoubliables » : c'est du remplissage. Ce qui décide, en janvier, c'est la liste des brevets valides et la disponibilité sur toute la période. Ceux qui obtiennent un poste ont presque toujours anticipé d'un an. Il reste enfin des postes sans qualification, du côté de l'entretien des espaces publics, de l'accueil ou du renfort logistique pendant les manifestations d'été. Souvent la première expérience des lycéens du secteur, et une entrée acceptable si l'objectif est de revenir l'année suivante avec un BNSSA en poche. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !