--- title: "Pornichet : Transformer les sapins en broyat pour une seconde vie éco-responsable" url: https://www.nouvelouest.com/pornichet-transformer-les-sapins-en-broyat-pour-une-seconde-vie-eco-responsable.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2025-01-08T07:33:35+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:59:02+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/01/-25.webp description: "Le geste utile, ce n'est pas de sortir le sapin sur le trottoir : c'est de le sortir nu. Une guirlande oubliée dans les branches, un reste de flocage blanc, un sac..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Pornichet : Transformer les sapins en broyat pour une seconde vie éco-responsable Le geste utile, ce n'est pas de sortir le sapin sur le trottoir : c'est de le sortir nu. Une guirlande oubliée dans les branches, un reste de flocage blanc, un sac plastique laissé au pied, et l'arbre ne finit pas en paillage mais en déchet, avec le risque d'abîmer le lot déposé par les voisins. À Pornichet, la collecte des conifères de Noël court du 30 décembre au 19 janvier, et tout le reste de l'opération dépend de ce qui se passe dans les cinq minutes où l'on décroche les décorations. ![Sapins de Noël déposés en tas sur un point de collecte municipal après les fêtes](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2025/01/-24.webp) ## Trois semaines pour déposer, deux points de dépôt en ville La fenêtre de collecte est courte. Elle s'ouvre le 30 décembre, juste après la période où la plupart des foyers démontent leur décor, et se referme le 19 janvier. Les dépôts se font à proximité du **Quai des Arts** et sur le parking du cimetière. Deux adresses, pas dix : à l'échelle d'une commune de la taille de Pornichet, cela reste un trajet de quelques minutes en voiture, et un sapin de 1,50 m tient sans difficulté dans un coffre bâche au sol. **Les repères à retenir** Collecte du 30 décembre au 19 janvier. Deux points de dépôt : près du Quai des Arts et sur le parking du cimetière. Arbre nu, sans décoration, sans neige artificielle, sans sac. Passé le 19 janvier, l'arbre devient un encombrant ordinaire, à porter en déchèterie. Autant s'y prendre le premier week-end de janvier, quand le sapin perd déjà ses aiguilles dans le salon. ## Pourquoi le broyeur ne pardonne pas les oublis Un broyeur de végétaux avale des branches. Il n'avale pas un crochet métallique, un fil de guirlande électrique ni un pot en plastique. Les agents qui chargent les bennes trient à l'oeil, et ce qui passe entre les mailles se retrouve dans le broyat sous forme de bouts de fil ou d'éclats de plastique. Ce broyat-là, on ne peut plus l'étaler dans un massif ni le poser sur une dune : il faut le sortir de la filière. **Le flocage disqualifie l'arbre** Les sapins vendus enneigés sont recouverts d'un produit à base de résine. Ce revêtement ne se broie pas proprement et n'a rien à faire répandu au pied d'un massif. Un sapin floqué n'entre pas dans la collecte, quelle que soit sa taille. Même chose pour le filet de transport. Ce polypropylène qui comprime les branches à la sortie du magasin se déchire en fibres fines dans la machine. On l'enlève à la maison et on porte l'arbre à la main. ## Du branchage broyé plutôt que du sable nu Une fois passés au broyeur, les sapins deviennent un branchage grossier que les services techniques utilisent de deux façons. La première est classique : le paillage des massifs de fleurs. Une couche de broyat sur la terre limite l'évaporation, freine la levée des herbes indésirables et évite un désherbage manuel de plus au printemps. Le résineux se décompose lentement, ce qui fait durer la couverture plus longtemps qu'un paillage de feuilles. **Le paillage, l'usage le plus simple** Étalé sur un massif, le broyat garde l'humidité du sol et retarde la repousse des herbes. C'est l'usage le moins spectaculaire des sapins collectés, et sans doute le plus rentable pour la commune. Le second usage regarde le cordon dunaire. Sur une dune que le vent creuse, le branchage posé au sol casse la vitesse de l'air à ras du sable et retient les grains qui, autrement, partiraient vers l'intérieur des terres. C'est une technique de génie écologique ancienne, employée bien avant qu'on ne pense à y recycler des sapins de Noël, et qui accompagne en général une replantation d'oyat. Le broyat ne reconstruit pas une dune à lui seul. Il stabilise une zone abîmée le temps que la végétation reprenne la main. ## Et le sapin en pot, alors ? Chaque année revient l'idée du sapin en pot qu'on replantera au jardin. Sur ce point, le calcul tient rarement. Un conifère qui a passé trois semaines dans un salon à 20 degrés, avec des racines souvent coupées à l'arrachage, redémarre mal une fois remis en terre. Sans un arbre réellement cultivé en conteneur et une sortie progressive au froid, le sapin en pot est un sapin coupé qui coûte plus cher. **Si vous tentez le pot** Limitez le séjour à l'intérieur à une semaine, placez l'arbre loin d'un radiateur, arrosez peu mais régulièrement. Sortez-le ensuite quelques jours à l'abri du vent avant de le planter. Sinon, un sapin coupé déposé à la collecte reste le choix le plus honnête. Reste la question du volume ramassé chaque hiver, que personne ne communique précisément. Ce qu'on peut dire tient en une phrase : un arbre déposé nu, au bon endroit et dans les bonnes dates, repart en paillage ; un arbre déposé avec sa guirlande repart à l'incinérateur. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !