--- title: "Qui remportera la victoire tant attendue lors de l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet ? Découvrez les coulisses de cette compétition intense !" url: https://www.nouvelouest.com/qui-remportera-la-victoire-tant-attendue-lors-de-lacte-2-des-ocean-fifty-series-a-la-baule-pornichet-decouvrez-les-coulisses-de-cette-competition-intense.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-06-19T23:08:51+02:00 date_modified: 2026-09-14T10:55:31+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/06/-59.webp description: "Personne ne pouvait dire qui allait gagner l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet en juin 2024, et c'est justement l'intérêt de la question. Ce qui se..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Qui remportera la victoire tant attendue lors de l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet ? Découvrez les coulisses de cette compétition intense ! Personne ne pouvait dire qui allait gagner l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet en juin 2024, et c'est justement l'intérêt de la question. Ce qui se décidait dans la baie tenait moins au talent des skippers qu'à trois paramètres: la brise thermique de l'après-midi, la longueur des bords sur un parcours côtier, et la capacité à passer une bouée sans casser. Plutôt que de désigner un favori, regardons ce qui fait la différence sur ce format de course, et surtout comment on le suit depuis le sable, ce qui reste la manière la plus simple d'y comprendre quelque chose. **Pourquoi cette étape se regarde depuis la plage** Les Ocean Fifty Series se courent en parcours côtiers, à quelques centaines de mètres du rivage, pas au large. Dans la baie de La Baule, cela signifie des trimarans de 15,24 mètres visibles à l'oeil nu depuis le remblai, sans jumelles et sans bateau spectateur. ## Un bateau de 50 pieds, et pas un de plus La classe Ocean Fifty impose une jauge stricte: 50 pieds, soit 15,24 mètres de long, une largeur bornée, un mât dont la hauteur est plafonnée. Les architectes travaillent donc dans une boîte fermée, ce qui rapproche les performances et rend les régates serrées. Une flotte d'une dizaine de trimarans qui arrivent groupés après deux heures de course, c'est le produit direct de cette contrainte. Ces multicoques volent en partie sur leurs appendices dès une quinzaine de noeuds de vent. À ce moment-là, la vitesse double presque d'un coup et le bateau devient beaucoup plus difficile à tenir. Sur un parcours côtier avec des virages tous les quinze ou vingt minutes, l'équipage passe son temps à empiler puis à ranger de la puissance. C'est là que se creusent les écarts. ## La technologie change la course, mais pas comme on l'imagine Le **Koesio** d'Erwan Le Roux avait fait parler de lui avec un système de barre électronique, qui remplace la liaison mécanique classique entre la barre et les safrans. L'intérêt n'est pas la vitesse pure: c'est le confort de pilotage sur la durée et la finesse du réglage. En course au large, gagner un peu de précision quand on barre depuis l'intérieur du bateau, la nuit, par mer formée, compte davantage qu'un dixième de noeud. Sur un format court comme celui de La Baule-Pornichet, l'avantage s'estompe. Les manoeuvres s'enchaînent, tout le monde est dehors, et la réactivité de l'équipage prime sur l'électronique. Le **Réalités** de Fabrice Cahierc et les autres bateaux de la flotte partaient donc avec des chances comparables, l'acte 1 ayant déjà distribué ses premiers points au classement général. **Le paramètre qui décidait tout** En juin, dans la baie de La Baule, la brise de mer se lève en général en début d'après-midi et monte progressivement. Les départs sont calés là-dessus. Un jour sans thermique, la course devient un exercice de patience à cinq noeuds; avec vingt noeuds établis, elle se joue à la casse. ## Où se placer pour voir quelque chose Le remblai de La Baule offre neuf kilomètres de front de mer face au plan d'eau, ce qui laisse le choix. Le mieux reste la partie est, vers le port de La Baule-Pornichet, parce que les bateaux y rentrent et en sortent: on les voit passer de près, mâts couchés dans le chenal, avant et après la manche. La jetée du port donne le même spectacle avec un angle plus rasant. Pour les départs et les passages de bouées, il faut viser le milieu de baie et arriver une bonne heure avant. Le son porte sur l'eau, on entend les ordres à bord, et c'est probablement le seul moment où un néophyte comprend concrètement ce qui se passe sur un trimaran lancé à trente noeuds. **À emporter** Une polaire, même par grand soleil: le thermique qui fait courir les bateaux refroidit aussi la plage en fin d'après-midi. Et de quoi suivre la cartographie en direct sur téléphone, parce qu'à contre-jour, distinguer deux trimarans blancs à un mille devient vite un exercice de foi. Quant au nom du vainqueur, il s'est écrit sur l'eau ce week-end de juin 2024, et le classement appartient aux archives de la classe. Ce qui reste utile aujourd'hui, c'est de savoir que ces bateaux repassent dans la baie et qu'on les voit gratuitement, depuis le sable. Source: [www.letelegramme.fr](https://www.letelegramme.fr/sports/voile/lacte-2-des-ocean-fifty-series-a-la-baule-pornichet-6607984.php) --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !