--- title: "Une course nocturne en faveur de la solidarité sur les rivages de Pornichet" url: https://www.nouvelouest.com/une-course-nocturne-en-faveur-de-la-solidarite-sur-les-rivages-de-pornichet.html author: "Geoffrey Miron" date_published: 2024-12-12T07:31:56+01:00 date_modified: 2026-09-14T10:58:15+02:00 categories: ["Actualités"] tags: ["Côte d'amour"] image: https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/12/-35.webp description: "Pas de dossard électronique, pas de tapis d'arrivée, pas de classement : la course nocturne organisée le samedi 14 décembre 2024 à Pornichet par l'association..." site: "Nouvel Ouest" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Une course nocturne en faveur de la solidarité sur les rivages de Pornichet Pas de dossard électronique, pas de tapis d'arrivée, pas de classement : la course nocturne organisée le samedi 14 décembre 2024 à Pornichet par l'association Courir Ensemble se courait sans chronomètre. C'est le détail qui donne son caractère à la soirée, et ce n'est pas un renoncement. Une épreuve sans temps officiel n'attire pas le même public, ne se prépare pas de la même façon et ne se raconte pas pareil le lendemain. Elle attire ceux qui ne seraient jamais venus sur une course chronométrée. ![Coureurs équipés de gilets fluorescents sur un sentier de bord de mer à la nuit tombée](https://www.nouvelouest.com/wp-content/uploads/2024/12/-34.webp) ## Ce que change l'absence de chrono Sur une course classique, le temps commande tout : le placement au départ, l'allure des premiers kilomètres, la déception à l'arrivée quand l'objectif n'est pas tenu. Retirez le chrono et le peloton change de comportement en une heure. Les groupes se forment par affinité, on discute en courant, on s'arrête pour attendre quelqu'un, et personne ne se met en danger dans une descente pour gagner dix secondes. De nuit, sur un terrain mêlant sable, bitume et sentiers, c'est la formule la plus raisonnable. **Le format en bref** Deux parcours de course et une marche, au départ de la salle des sports de l'hippodrome de Pornichet, le samedi 14 décembre 2024 en fin d'après-midi. Inscription à 8 euros à l'avance, 10 euros sur place, gilet fluorescent fourni, aucun classement. ## Les distances, et une petite confusion à signaler Les documents de communication n'annonçaient pas tous les mêmes chiffres : on a lu 11 et 16 km à certains endroits, 12 et 17 km à d'autres, la marche étant donnée à 11 km. L'écart n'a rien de dramatique sur une épreuve sans classement, mais il vaut mieux le dire que le masquer. Comptez donc une boucle courte autour de 11 à 12 km, une longue autour de 16 à 17 km, avec des départs échelonnés à partir de 17h15 pour les coureurs et 17h30 pour les marcheurs. La version qui fait foi est toujours celle affichée au retrait des dossards. **Le déroulé de la soirée** Retrait des inscriptions à la salle des sports de l'hippodrome entre 16h et 17h30. Départ des deux parcours de course vers 17h15, marche à 17h30. À cette période de l'année, la nuit est complète avant 18h : la quasi-totalité du parcours se fait donc à la frontale et au gilet. ## Où va l'argent des inscriptions Les fonds étaient reversés à l'Association Séjour Orphelin Sapeurs-Pompiers de Loire-Atlantique, qui organise des séjours pour les enfants de pompiers décédés. C'est une structure discrète, à l'échelle d'un département, dont le budget se construit précisément avec ce type d'événements. À 8 euros l'inscription, on comprend que le résultat ne se joue pas sur le prix mais sur le nombre de participants : cent coureurs de plus, et c'est une semaine de séjour financée en plus. Personne ne s'inscrit à une course de 11 km un samedi de décembre pour la seule satisfaction de donner huit euros : le versement se ferait en trois clics depuis un canapé. Ce que l'événement ajoute, c'est la **visibilité** de la cause auprès de gens qui l'ignoraient. **Le vrai rendement d'une course caritative** Il ne tient pas au montant collecté par coureur, faible par construction, mais au nombre de personnes qui découvrent l'association ce soir-là. Une épreuve accessible et sans chrono ratisse plus large qu'un dix kilomètres homologué. ## Le décor, qui compte pour moitié Le tracé partait le long de la piste de trot de l'hippodrome, puis alternait plages et **chemins creux** de la Côte d'Amour. De nuit, en décembre, le contraste est net : le sable dur en bord d'eau avec le ressac sur la gauche, puis les creux abrités où l'on n'entend plus rien et où la seule lumière est celle des frontales. ## Ce qu'il faut prévoir si l'on court ce genre d'épreuve Une frontale correcte, avec des piles neuves : les modèles d'entrée de gamme passent sur route et deviennent gênants dans un chemin. Des chaussures qui acceptent le sable humide, un coupe-vent, et de quoi se changer entièrement au retour. Le gilet fluorescent, lui, était fourni par l'organisation. **Le matériel qui fait la différence** Une frontale à piles neuves, des chaussures à crampons pour les chemins mouillés et des vêtements secs dans le sac. Ce sont les trois points sur lesquels les débutants se font avoir sur une course d'hiver en bord de mer. --- ## À propos de l'auteur **Geoffrey Miron** — Je suis un fervent défenseur de la cause des animaux et de la communauté vegan, je m'intéresse à toutes les espèces et surtout à leur protection. J'adore découvrir de nouvelles espèces à l'international et leurs petites particularités !