Découvrez comment ce panneau solaire de 300W peut faire exploser votre rentabilité énergétique !
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Un panneau solaire de 300 W ne fera rien exploser du tout, à commencer par votre rentabilité. Posé plein sud sur un toit de Loire-Atlantique, il produit à peu près 300 kWh dans l'année, soit 75 euros d'électricité au tarif de 2024. Ce chiffre est le point de départ honnête de toute discussion sur le solaire domestique, et mieux vaut le poser avant d'entendre parler d'une installation à 15 000 euros.
D'où vient le chiffre de 300 kWh
Le calcul est simple, personne ne le fait. Les données de l'outil PVGIS de la Commission européenne donnent, sur le littoral atlantique entre Saint-Nazaire et La Baule, un productible autour de 1 000 à 1 100 kWh par kWc installé et par an, pour une orientation sud et une inclinaison de 30 degrés. Un panneau de 300 W, c'est 0,3 kWc. Multipliez : vous tombez entre 300 et 330 kWh.
Les toitures orientées est-ouest font descendre ce résultat de 10 à 20 %. L'ombre d'une cheminée ou d'un pin maritime en fait bien davantage : sur une chaîne de panneaux, un seul module à l'ombre tire toute la production vers le bas.
300 W, une puissance qui a vieilli
Les annonces continuent pourtant d'afficher ce chiffre. 300 W correspond aux modules vendus vers 2018. Les panneaux courants aujourd'hui affichent 400 à 500 Wc pour une surface à peine plus grande, autour de 1,75 mètre carré. À encombrement égal sur votre toit, un module récent produit un tiers de plus. Un module de 300 W neuf n'a donc d'intérêt qu'à prix cassé, ou pour compléter une installation existante.
Ce qui tue la rentabilité
La production ne vaut quelque chose que si elle est consommée sur place. L'électricité solaire arrive entre 11 h et 16 h, précisément quand la maison est vide. Ce qui part sur le réseau vous est racheté à un tarif nettement inférieur à celui auquel vous achetez, ce qui divise l'intérêt de chaque kilowattheure exporté.
Le remède ne coûte rien : décaler le lave-vaisselle et le lave-linge en début d'après-midi, programmer le ballon d'eau chaude à 13 h au lieu de 2 h du matin. Ce seul réglage fait plus pour la rentabilité qu'un panneau supplémentaire.
Deux questions concrètes
Combien de temps ça dure ?
Les fabricants garantissent en général 80 à 85 % de la puissance initiale à 25 ans. Un panneau ne tombe pas en panne du jour au lendemain, il s'use lentement. L'onduleur, lui, se remplace vers dix à quinze ans, et c'est la dépense que les simulations oublient.
Et le vent et le sel, en bord de mer ?
Les modules tiennent bien à l'air marin, mais la fixation compte plus que le panneau. Sur un toit exposé aux coups de vent d'ouest, les rails doivent être ancrés dans la charpente. Une déclaration préalable en mairie est demandée dans presque tous les cas, avec un mois de délai, deux en secteur protégé.
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