Découvrez les douze courses hippiques à Pornichet ce mardi 28 janvier : un événement sportif à ne pas manquer à La Baule-Escoublac

Sommaire6 sections
  1. 01Pourquoi la réunion du samedi est tombée
  2. 02Ce que change un programme à douze courses
  3. 03Le Prix du Village de Kerhinet, 2 100 mètres
  4. 04Un hippodrome sur la limite communale
  5. 05Une réunion d'hiver ne se joue pas comme une nocturne d'été
  6. 06Y aller sans voiture

Douze courses sur une seule réunion, c'est beaucoup. La journée du mardi 28 janvier 2025 à l'hippodrome de Pornichet ne devait pas ressembler à ça : elle a pris cette forme parce que la tempête Eowyn avait balayé la côte le week-end précédent et emporté avec elle les cinq épreuves du samedi 25 janvier. Les organisateurs ont choisi de tout recaser sur le mardi plutôt que d'annuler sec. Résultat, un programme gonflé, une journée qui s'étire, et un mode d'emploi un peu différent de l'ordinaire pour qui voulait y aller.

Pourquoi la réunion du samedi est tombée

La tempête Eowyn a traversé l'ouest de la France dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 janvier 2025, avec des rafales suffisantes pour placer la Loire-Atlantique en vigilance. Sur un hippodrome, la décision se prend vite et elle ne se discute pas : au-delà d'un certain seuil de vent, les tribunes, les barrières mobiles et les portes de boxes deviennent dangereuses, et on ne fait pas courir des chevaux dans ces conditions. Les cinq courses du samedi ont donc été annulées.

Reprogrammer n'est pas automatique. Il faut retrouver une date dans un calendrier national déjà rempli, obtenir l'accord de la société mère, prévenir les entraîneurs, redéclarer les partants. Que tout cela soit bouclé pour le mardi suivant, trois jours plus tard, tient de la performance administrative.

Ce que change un programme à douze courses

Pour le spectateur, la différence se compte en heures. Avec un départ toutes les demi-heures environ, douze courses occupent une bonne partie de l'après-midi. Arriver pour la première et repartir après la dernière, c'est cinq à six heures sur place, en janvier, sur une piste ouverte au vent de mer. Beaucoup de spectateurs choisissent plutôt un créneau de deux ou trois courses et repartent.

Pour les professionnels, c'est un autre calcul. Douze courses veulent dire plus de partants à loger, plus de rotations dans les boxes, plus de personnel de piste sur la journée. Les entraîneurs de la région, qui ont parfois deux ou trois chevaux engagés à des heures très éloignées, passent la journée entière sur le site.

Le Prix du Village de Kerhinet, 2 100 mètres

Parmi les épreuves du jour, le Prix du Village de Kerhinet se courait sur 2 100 mètres. C'est une course à conditions, donc réservée à des chevaux répondant à des critères précis de gains ou d'âge, ce qui resserre le plateau et rend le résultat moins prévisible qu'un handicap.

Le nom vient du village de Kerhinet, à Saint-Lyphard, en pleine Brière, à une vingtaine de kilomètres au nord de Pornichet. C'est une habitude des hippodromes de la côte : les intitulés de courses reprennent les communes et les lieux-dits du secteur, un peu comme une carte de la Presqu'île déroulée sur le programme de la journée.

Un hippodrome sur la limite communale

L'adresse prête à confusion depuis toujours. On dit l'hippodrome de Pornichet, mais l'enceinte se situe à la lisière de La Baule-Escoublac, et les deux communes le revendiquent volontiers. La piste vit surtout au rythme du trot, avec des réunions réparties sur l'année et des nocturnes très fréquentées l'été, quand la station est pleine.

En janvier, l'ambiance n'a rien à voir. Le public est local, il connaît les entraîneurs, il commente les partants au bar plus qu'il ne joue gros. Une réunion d'hiver à Pornichet, c'est d'abord un rendez-vous d'habitués, et c'est très bien comme ça.

Une réunion d'hiver ne se joue pas comme une nocturne d'été

L'été, les nocturnes de Pornichet attirent une foule de vacanciers qui viennent autant pour la soirée que pour les courses, avec restauration sur place et tribunes pleines. En janvier, l'affluence tombe, les buvettes tournent au ralenti et le rapport au terrain change : on marche le long des barrières, on voit les chevaux tourner au paddock de près, on entend les entraîneurs donner leurs consignes. Pour qui découvre les courses, une réunion d'hiver est franchement plus instructive qu'une nocturne d'août, où l'on ne voit rien depuis le fond de la pelouse.

Le prix d'entrée reste modeste sur ce type de journée, et rien n'oblige à jouer. Beaucoup de spectateurs du secteur viennent regarder deux ou trois courses en fin d'après-midi et repartent sans avoir approché un guichet.

Y aller sans voiture

L'hippodrome est à un peu plus d'un kilomètre de la gare de Pornichet, soit un quart d'heure à pied. La ligne TER entre Nantes, Saint-Nazaire et Le Croisic s'y arrête, ce qui évite de chercher une place les jours de grosse affluence. En hiver, le parking sur place suffit largement.

Pour retrouver le détail des réunions et les comptes rendus locaux, la rubrique de Ouest-France consacrée à la commune reste la plus suivie, et la société de courses publie de son côté le calendrier des courses à Pornichet, utile pour repérer les dates de la saison suivante sans dépendre des reports de dernière minute.

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