Une nouvelle promenade piétonne sur la digue : découvrez des panoramas époustouflants sur la baie du Pouliguen, La Baule et Pornichet

découvrez la nouvelle promenade piétonne sur la digue, offrant des panoramas époustouflants sur la baie du pouliguen, la baule et pornichet. un parcours idéal pour profiter des paysages marins et de l'air frais tout en se reconnectant avec la nature.
Sommaire6 sections
  1. 01Neuf kilomètres, deux ponts et une seule courbe
  2. 02Le sens de la marche compte plus qu'on ne croit
  3. 03La marée change la promenade autant que le temps
  4. 04Ce qu'on voit depuis le remblai
  5. 05Y aller, se garer, ne pas s'énerver
  6. 06Là où le bitume s'arrête

Disons-le tout de suite : aucune digue neuve n'est sortie de terre entre Le Pouliguen, La Baule et Pornichet. Ce qui a changé, ce sont des tronçons de remblai repris, des garde-corps remplacés et surtout un cheminement qu'on peut enfin faire en entier sans redescendre sur le sable à mi-parcours. Moins spectaculaire qu'annoncé, donc. Mais neuf kilomètres de front de mer d'un seul tenant, en pleine baie, ça reste la plus belle marche de la Côte d'Amour, et elle mérite qu'on la raconte pour ce qu'elle est vraiment.

Le remblai longeant la plage de la baie de La Baule un matin d'hiver

Neuf kilomètres, deux ponts et une seule courbe

La baie dessine un arc presque parfait entre la pointe de Penchâteau, au Pouliguen, et la pointe de Chémoulin, du côté de Pornichet. Environ neuf kilomètres de sable, dont à peu près cinq pour le seul remblai baulois. À pied, comptez deux heures en marchant tranquillement, un peu moins si vous ne vous arrêtez pas.

Le parcours n'est pas homogène, et c'est ce qui le rend intéressant. Au Pouliguen, on longe l'étier et son port de pêche avant de basculer côté océan. À La Baule, le remblai devient large, très minéral, bordé d'immeubles. Puis, en approchant de Pornichet, il se resserre, la promenade grimpe un peu, les villas remplacent les résidences et on retrouve du sol souple sous les pieds.

Le sens de la marche compte plus qu'on ne croit

Sur ce littoral, le vent dominant vient de l'ouest ou du sud-ouest. Si vous partez du Pouliguen vers Pornichet, vous l'avez dans le dos à l'aller et en pleine figure au retour, au moment où les jambes sont déjà fatiguées. L'inverse est plus malin : on encaisse le vent frais au départ, on rentre porté.

L'autre paramètre, c'est la lumière. Le matin, le soleil est derrière vous quand vous allez vers Le Pouliguen, et la baie se déplie avec ses couleurs franches. En fin de journée, c'est le contraire, et le contre-jour sur les toits de La Baule vaut le détour. Les photographes du coin le savent, ils sont sur le remblai une heure avant le coucher du soleil, pas à midi.

La marée change la promenade autant que le temps

Le marnage est important ici, et il redessine complètement le paysage. À basse mer, la plage découvre plusieurs centaines de mètres, les parcs à huîtres apparaissent du côté du Pouliguen et on peut marcher sur le sable dur au lieu du bitume. À pleine mer, par gros coefficient et vent d'ouest, l'eau vient taper le pied du remblai et certains passages bas prennent des paquets d'embruns.

Consultez l'horaire des marées avant de partir, surtout si vous prévoyez de faire l'aller sur le sable et le retour sur la digue. C'est la boucle la plus agréable, mais elle ne marche que dans la fenêtre descendante.

Ce qu'on voit depuis le remblai

Depuis le milieu de la baie, l'horizon est dégagé sur presque 180 degrés. Par temps clair, on distingue la presqu'île du Croisic à l'ouest et les grues de Saint-Nazaire à l'est, avec parfois la silhouette d'un cargo qui remonte vers l'estuaire de la Loire. Les navires en attente mouillent au large, alignés, et cela suffit à rappeler qu'on est à quelques kilomètres d'un des grands ports français.

Côté Pornichet, la promenade passe au-dessus du port de plaisance. C'est le meilleur poste d'observation de tout l'itinéraire : les bateaux au ponton, les pêcheurs sur la jetée, le va-et-vient des mâts. En hiver, quand les terrasses sont fermées, c'est aussi l'endroit le plus vivant du parcours.

Y aller, se garer, ne pas s'énerver

Le stationnement est le vrai point noir. En juillet et en août, chercher une place le long du remblai baulois relève de la perte de temps pure. La gare de La Baule-Escoublac est à cinq minutes à pied de la plage, celle de Pornichet à un quart d'heure, et la ligne TER Nantes, Saint-Nazaire, Le Croisic dessert les deux. Prendre le train à l'aller et remonter à pied dans l'autre sens est, à mon avis, la meilleure façon de faire ce parcours.

Hors saison, tout se détend. Entre novembre et mars, le remblai est fréquenté par les coureurs le matin, les promeneurs de chiens en fin de journée, et pas grand monde entre les deux. C'est là que la baie est la plus belle, quand le ciel change toutes les vingt minutes.

Là où le bitume s'arrête

Personne ne viendra chercher ici un sentier côtier sauvage. Pour ça, il faut continuer au-delà de Pornichet, vers Sainte-Marguerite et la pointe de Chémoulin, où le GR 34 reprend ses droits entre les rochers et les pins. Le contraste est net : d'un côté un front de mer urbain, dense, avec ses commerces et ses immeubles des années soixante, de l'autre un chemin étroit qui plonge dans la lande.

Les deux se complètent. La digue pour marcher vite, discuter, courir, sortir la poussette. Le GR pour se retrouver seul face à l'océan dix minutes plus tard. Enchaîner les deux dans la même sortie, c'est possible, et c'est probablement la meilleure demi-journée qu'on puisse passer ici sans prendre la voiture.

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