Peut-on vraiment faire des économies d'énergie sans effort ? Découvrez cette astuce simple !

Sommaire6 sections
  1. 01La température du ballon d'eau chaude
  2. 02La puissance souscrite de votre compteur
  3. 03Le thermostat, et surtout la consigne de nuit
  4. 04Ce qui ne marche pas
  5. 05Les LED, dernier vrai gain facile
  6. 06Et après, c'est du chantier

L'astuce simple qui fait baisser une facture d'énergie sans rien changer à votre vie n'existe pas. Aucun boîtier, aucun réglage magique, aucun geste unique. Ce qui existe, en revanche, c'est une catégorie de décisions qu'on prend une seule fois et qui continuent de rapporter tous les mois sans qu'on y repense : régler une température, changer un contrat, poser un programmateur. Voilà la vraie réponse à la question, et elle demande une après-midi de travail, pas un miracle.

La température du ballon d'eau chaude

Dans un logement tout électrique, le chauffe-eau pèse une part importante de la facture, souvent la deuxième après le chauffage. Beaucoup de ballons sortent d'usine réglés à 70 °C alors que 55 à 60 °C suffisent, tout en restant au-dessus du seuil qui évite le développement des légionelles.

Le réglage se trouve sous le capot en plastique du bas, près du thermostat : un tournevis, cinq minutes, et c'est fait pour la durée de vie de l'appareil.

La puissance souscrite de votre compteur

Un abonnement en 9 kVA coûte plusieurs dizaines d'euros de plus par an qu'un 6 kVA. Beaucoup de foyers paient une puissance dimensionnée pour un chauffage électrique qu'ils n'ont plus, ou pour une cuisinière remplacée depuis. Le changement se demande au fournisseur, il est gratuit une fois par an et se fait à distance sur un compteur Linky.

Le test avant de basculer : un soir d'hiver, allumez four, plaques, lave-linge et sèche-linge ensemble. Si rien ne disjoncte, votre puissance est trop haute.

Le thermostat, et surtout la consigne de nuit

Un thermostat programmable coûte entre 50 et 150 euros posé sur une installation existante. Le gain vient moins de la précision que de l'abaissement automatique la nuit et pendant les absences : 19 °C en journée, 17 °C la nuit, et une consigne basse quand la maison est vide.

Sur des convecteurs individuels, la version pauvre du même principe existe : un programmateur par radiateur, ou le fil pilote si l'installation en a un.

Ce qui ne marche pas

Les boîtiers dits économiseurs d'énergie vendus une trentaine d'euros en ligne, ceux qui promettent 30 % de réduction en se branchant sur une prise, ne font rien de mesurable chez un particulier. L'argument technique invoqué, la correction du facteur de puissance, concerne les installations industrielles, et le compteur d'un particulier ne facture pas cette part. Même méfiance pour les films réfléchissants derrière les radiateurs : effet réel mais minuscule sur un mur isolé, nul sur une cloison intérieure.

Les LED, dernier vrai gain facile

Une LED consomme environ 80 % de moins qu'une ampoule à incandescence, pour une durée de vie de 15 000 à 25 000 heures. Si des halogènes traînent encore chez vous, dans un couloir ou une rampe de spots de salle de bains, le remplacement se rentabilise en moins d'un an. Concentrez-vous sur ce qui reste allumé longtemps : cuisine, séjour, bureau. L'ampoule d'un placard utilisé trois minutes par semaine ne rapporte rien, quelle que soit son étiquette énergie.

Et après, c'est du chantier

Une fois ces réglages passés, la suite demande de l'argent et des artisans : combles, menuiseries, système de chauffage. Un espace conseil France Rénov' fait un premier diagnostic gratuit et oriente vers les aides. L'audit énergétique devient utile à ce moment-là, pas avant : payer 500 euros pour apprendre que votre ballon est réglé trop chaud serait dommage.

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