Pornichet : Inauguration des Journées de l'Auto à l'Hippodrome

Sommaire5 sections
  1. 01Un salon de concessionnaires, pas un salon de constructeurs
  2. 02L'hippodrome, un choix qui tient surtout à la place
  3. 03Deux créneaux très différents
  4. 04Ce que le programme officiel annonçait
  5. 05Un rendez-vous de proximité, à mesurer comme tel

Disons-le tout de suite : les Journées de l'Auto qui se sont tenues à l'hippodrome de Pornichet les 6 et 7 décembre 2024 n'étaient pas un mini Mondial de l'Auto posé sur la Côte d'Amour. C'était une première édition, montée par un journal local, avec les concessionnaires de la presqu'île sur des stands, deux demi-journées d'ouverture et l'entrée gratuite. Ce format a sa logique, et il vaut mieux savoir laquelle avant de faire la route depuis Guérande ou Saint-Nazaire.

Un salon de concessionnaires, pas un salon de constructeurs

La nuance compte. Sur un salon de constructeurs, on vient voir des prototypes et des modèles qui ne sont pas encore en vente. Sur un salon de distributeurs comme celui-ci, on vient voir les voitures que les garages de la presqu'île ont dans leur catalogue, avec le vendeur qui suivra le dossier ensuite. Les marques présentes exposaient donc leurs nouveautés de gamme, pas des concepts.

Pour un acheteur, ça change la façon d'occuper les deux heures sur place. L'intérêt n'est pas la découverte, il est dans la comparaison directe : trois berlines électriques concurrentes garées à vingt mètres l'une de l'autre, et trois interlocuteurs à qui poser la même question sur le délai de livraison et sur la reprise de l'ancien véhicule. Faire ça en une matinée demanderait sinon une tournée de quatre concessions entre Saint-Nazaire et La Baule.

L'hippodrome, un choix qui tient surtout à la place

L'hippodrome de Pornichet, avenue de l'Hippodrome, est l'un des rares équipements de la commune capable d'absorber à la fois des dizaines de véhicules d'exposition et le stationnement des visiteurs. Ses bâtiments et ses pelouses servent déjà régulièrement à des manifestations hors courses. Un salon automobile y trouve ce qui lui manque partout ailleurs sur le littoral en décembre : de la surface plane, un accès facile pour les porte-voitures, et un parking qui ne prive personne d'une place devant chez lui.

Le choix de la date suit la même logique pratique. Début décembre, la station est calme, les hôtels et les restaurants tournent au ralenti, et les concessions écoulent leurs immatriculations de fin d'année. Un salon organisé en août à Pornichet n'aurait trouvé ni parking, ni public disponible, ni commerçants intéressés.

Deux créneaux très différents

Onze heures d'ouverture réparties sur deux jours, ce n'est pas beaucoup pour un salon. Cela oblige les organisateurs à concentrer, et les visiteurs à choisir leur moment.

Le vendredi soir, de 17h à 20h, s'adressait à ceux qui sortent du travail et qui viennent regarder tranquillement, souvent seuls. Le samedi, de 10h à 18h, c'était le créneau des familles, avec les animations, les espaces enfants et la restauration sur place. Si l'objectif est de discuter sérieusement d'un devis, le vendredi soir reste le meilleur moment sur ce genre d'événement : les vendeurs sont disponibles et personne ne fait la queue derrière vous.

Ce que le programme officiel annonçait

Au-delà de l'exposition, les organisateurs avaient prévu des animations pour les enfants, des démonstrations et une zone de restauration, de quoi tenir un samedi après-midi en famille sans que la journée se résume à des tours de stands. Le détail des exposants et des horaires d'animations était publié sur le site de la ville, ici.

Le communiqué de présentation de l'événement, avec le cadrage donné par les organisateurs eux-mêmes, se trouve dans cet article.

Reste la question du bruit et de la circulation, que se posent toujours les riverains d'un équipement qui accueille du public. L'hippodrome est excentré par rapport au front de mer et au centre-ville, avec ses propres accès, ce qui évite de renvoyer les files de voitures dans les rues résidentielles du quartier. C'est un argument rarement mis en avant dans les communiqués, il pèse pourtant lourd dans l'acceptation d'un nouvel événement.

Un rendez-vous de proximité, à mesurer comme tel

On peut trouver l'ambition modeste. Elle est surtout adaptée à un bassin de 60 000 à 70 000 habitants entre Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule et Guérande, où la concession de proximité fait encore le gros des ventes. Les grands salons ont leur public, et ce n'est pas celui qui vient acheter une familiale d'occasion au garage du bourg. Ces deux journées de décembre 2024 visaient exactement ce public-là, et c'est probablement la meilleure raison de les avoir organisées.

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