Tennis : Pourquoi ces jeunes de Pornichet étaient-ils si impatients de briller sur le court ?

Sommaire3 sections
  1. 01Ce qu'il faut réunir pour homologuer un tournoi
  2. 02À Pornichet, le vent est un paramètre du calendrier
  3. 03Ce que ça change pour un club de bord de mer

« Impatients de briller », c'est la formule du titre. Sur place, au printemps 2024, ce que racontaient surtout les jeunes joueurs de Pornichet, c'est qu'ils avaient manqué de matchs. Un tournoi jeunes homologué ne tombe pas du ciel : il faut un juge-arbitre diplômé, un tableau qui tienne debout, des créneaux de courts libres et une vingtaine de bénévoles. Regardons le sujet par cet angle, celui de la logistique, parce que c'est lui qui décide s'il y a une compétition ou pas.

Ce qu'il faut réunir pour homologuer un tournoi

Un tournoi de club passe par une demande d'homologation auprès de la Fédération française de tennis, via le comité départemental. Sans elle, les résultats ne comptent pas pour le classement, et l'intérêt s'effondre : les jeunes viennent précisément pour que leurs victoires soient enregistrées.

Il faut ensuite un juge-arbitre titulaire du diplôme correspondant, présent pendant toute la durée des épreuves. Dans un club de taille moyenne, c'est souvent la même personne d'une année sur l'autre, et son indisponibilité suffit à annuler l'édition.

À Pornichet, le vent est un paramètre du calendrier

Les courts extérieurs sont à quelques centaines de mètres de la mer. Un vent d'ouest soutenu déporte les balles hautes, fait dériver les lobs et transforme un match de jeunes en loterie. Les organisateurs le savent et programment les catégories les plus jeunes le matin, quand la brise n'est pas encore levée, en gardant les couverts pour les jours de pluie.

C'est un détail que personne ne met dans les communiqués, et c'est pourtant lui qui explique pourquoi un tournoi se joue sur deux ou trois week-ends au lieu d'un seul.

Ce que ça change pour un club de bord de mer

Pornichet vit au rythme de la saison. De juillet à août, les courts sont pris par les vacanciers et les stages, ce qui laisse le printemps et l'automne pour la compétition des licenciés. La fenêtre de mai est donc étroite, et elle sert autant à faire jouer les enfants qu'à les montrer aux familles qui hésitent à réinscrire à la rentrée.

Reste la question posée par le titre. Ces jeunes ne voulaient pas « briller », ils voulaient jouer des matchs qui comptent, contre des adversaires qu'ils ne connaissent pas par cœur. C'est nettement moins spectaculaire à raconter, et c'est bien plus solide comme motivation.

Source : www.ouest-france.fr

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