Incroyable ! La Ville et l'agglomération de Saint-Nazaire vont-elles sauver le sentier du littoral ? Découvrez leur plan audacieux !

Sommaire4 sections
  1. 01Ce que les tempêtes ont emporté
  2. 02Le platelage, chantier discret et sans fin
  3. 03Les poubelles de tri en haut des plages
  4. 04Ce qu'on peut en attendre

Disons-le tout de suite : il n'y a pas de plan audacieux. Ce que la Ville de Pornichet et la CARENE, l'agglomération de Saint-Nazaire, ont détaillé au printemps 2024, c'est un programme d'entretien lourd du sentier du littoral, escalier par escalier, planche par planche. Ce n'est pas spectaculaire. C'est ce dont ce sentier a besoin, parce qu'il perd un peu de terrain à chaque hiver, et que personne n'a de solution miracle contre une mer qui tape sur un remblai à chaque grande marée d'équinoxe.

Ce que les tempêtes ont emporté

Le sentier longe le trait de côte, ce qui fait tout son intérêt et tout son problème. Les descentes de plage sont les points faibles : elles coupent la dune ou le talus, l'eau s'y engouffre, et une seule dépression bien placée à marée haute suffit à déchausser un escalier. C'est ce qui est arrivé à la descente Jeanne Lequerre et à l'accès situé près du parking de Congrigoux, mis hors service et barriérés.

Pour qui marche là toute l'année, la conséquence est simple à mesurer : un accès fermé, c'est parfois huit cents mètres de détour pour rejoindre le sable, et un aller-retour dissuasif quand on pousse une poussette ou qu'on porte une planche. Les barrières restent parfois en place plusieurs saisons, le temps de l'étude, du marché et du chantier.

Le platelage, chantier discret et sans fin

Les portions en bois du sentier vieillissent vite. Sel, sable, passage massif l'été, humidité en permanence : une lame se vrille, un plot bouge, et le cheminement devient casse-patte pour les plus âgés. Le remplacement engagé en 2021 avance par tronçons, en dehors des mois de forte fréquentation quand c'est possible. Au moment de l'annonce, les travaux devaient se prolonger jusqu'à l'automne suivant.

Les poubelles de tri en haut des plages

L'installation de bacs de tri au débouché de Bonne Source et de Sainte-Marguerite répond à une obligation issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020, qui étend le geste de tri aux espaces publics. Sur une plage, la question est moins théorique qu'ailleurs : ce qui n'est pas ramassé finit dans l'eau, puis revient sur le sable au coup de mer suivant.

Reste que la réussite tient à un détail prosaïque, la fréquence des collectes en juillet et en août. Un bac de tri qui déborde le 14 août fait plus de mal qu'un bac ordinaire : les usagers posent leurs sacs à côté, et le tri est perdu pour tout le monde.

Ce qu'on peut en attendre

Un sentier de bord de mer n'est jamais terminé. Chaque automne rebat les cartes, et le budget d'entretien sert d'abord à rattraper l'hiver précédent. Sur ce point, parler de sauvetage est excessif dans un sens comme dans l'autre : le sentier n'est pas menacé de disparition, et la collectivité ne fait pas non plus de miracle. Elle répare, elle rouvre, elle refait des lames, et elle recommencera l'année suivante.

Le vrai sujet, à moyen terme, sera de décider quels accès on reconstruit à l'identique et lesquels on déplace en retrait du trait de côte. C'est une question de coût autant que d'érosion, et elle se posera bien avant la fin de la décennie.

Source: www.ville-pornichet.fr

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