Comment choisir le contrat de fourniture gaz qui vous fera économiser des centaines d'euros ?
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Depuis le 30 juin 2023, le tarif réglementé de vente du gaz n'existe plus pour les particuliers : ceux qui l'avaient ont basculé d'office chez Engie sur une offre passerelle, sans rien signer. Si vous n'avez pas ouvert votre contrat depuis, c'est probablement là que vous êtes, et c'est rarement le meilleur prix du marché. Choisir un contrat ne consiste plus à comparer un tarif public à des offres privées : il faut lire trois lignes de la grille tarifaire, et elles ne sont jamais sur la page d'accueil.
Repérer sa classe de consommation avant de comparer quoi que ce soit
Un prix du kWh de gaz ne veut rien dire tant qu'on ne sait pas à quelle classe il s'applique. La distribution française range les clients en classes selon le volume annuel : Base pour la cuisson seule, en dessous de 1 000 kWh par an, B0 jusqu'à 6 000 kWh, B1 jusqu'à 30 000 kWh, B2i au-delà. Une maison de 100 m² chauffée au gaz consomme entre 12 000 et 17 000 kWh par an, donc B1. Un appartement avec seulement une gazinière est en Base.
La différence n'est pas cosmétique. En Base, l'abonnement est faible et le kWh cher ; en B1, l'abonnement dépasse 250 euros par an mais le kWh baisse nettement. Une offre affichée « à partir de » présente le prix de la classe qui l'arrange. Prenez votre dernière facture, relevez votre consommation en kWh, et ne comparez que dans votre classe. Votre commune compte aussi : l'acheminement est découpé en six zones tarifaires, ce qui déplace le prix final de quelques centimes au kWh.
Prix fixe ou indexé : la question du moment où l'on signe
Une offre à prix fixe bloque le prix du kWh hors taxes pendant un ou deux ans, parfois trois. Une offre indexée suit le prix repère mensuel de la CRE, avec une remise en pourcentage. La question qui compte est celle du niveau auquel vous bloquez.
Signer un prix fixe à l'automne 2022, au sommet de la crise, revenait à graver un tarif que le marché a laissé loin derrière lui six mois plus tard. Comparez toujours le prix fixe proposé au prix repère du mois en cours. S'il est plus élevé, vous payez une assurance, à vous de dire si elle vaut son prix. S'il est plus bas, la question ne se pose pas.
Méfiez-vous des remises exprimées « sur le prix du kWh hors taxes ». Le kWh hors taxes représente environ la moitié de la facture d'un client B1, abonnement et acheminement mis à part. Une remise de 10 % annoncée en gros caractères se traduit par 5 % sur ce que vous payez vraiment. Et elle porte souvent sur la première année seulement.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
Le mode de facturation vient en premier. Beaucoup de fournisseurs prélèvent un mensuel lissé calculé sur une estimation : si elle est basse, la régularisation tombe d'un coup au printemps. Demandez le relevé réel si votre compteur Gazpar le permet. Regardez ensuite qui répond au téléphone : le médiateur national de l'énergie publie chaque année le nombre de litiges par fournisseur rapporté au nombre de clients, et ce document en dit plus long qu'une page d'avis clients.
Refaites l'exercice tous les deux ans. Une remise se termine, une offre disparaît du catalogue sans que votre contrat change, et l'écart se recreuse doucement. Une demi-heure par an, facture sous les yeux, suffit à récupérer les 200 euros dont il est question ici.
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