Etes-vous sûr de choisir le bon abonnement Linky pour éviter la coupure d'électricité ? Découvrez le guide ultime !
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Il y a un moment précis où l'on comprend qu'on s'est trompé d'abonnement : un soir de janvier, le four est en chauffe, le sèche-linge tourne, quelqu'un lance la plaque à induction, et tout s'éteint d'un coup. Ce n'est pas une panne du réseau, c'est votre compteur qui a fait son travail. La puissance souscrite, mesurée en kVA, est le seul paramètre de votre contrat capable de couper l'électricité chez vous. Le reste, heures creuses, fournisseur, option tarifaire, joue sur le montant de la facture, jamais sur la coupure. C'est par là qu'il faut commencer.
Pourquoi le Linky coupe plus sèchement que l'ancien compteur
Le vieux disjoncteur d'abonné était une pièce mécanique, avec de l'inertie. Un dépassement bref passait souvent sans conséquence, le temps que la plaque redescende ou que le four atteigne sa consigne. Le Linky mesure en continu et applique le seuil sans état d'âme. Beaucoup de foyers qui n'avaient jamais disjoncté en quinze ans découvrent leur limite dans les semaines qui suivent la pose du nouveau compteur, sans avoir rien changé à leurs habitudes.
La contrepartie est réelle : sur un Linky, changer de puissance se fait à distance, en quelques jours, sans qu'un technicien passe. L'opération est facturée quelques euros par le fournisseur. Sur l'ancien matériel, il fallait un rendez-vous et une intervention physique.
Faire le calcul avant de choisir
La méthode tient en un après-midi. Listez les appareils qui peuvent tourner en même temps un soir de semaine, additionnez leur puissance en watts, divisez par 1 000, ajoutez une marge de 20 %. Un couple dans un appartement de 60 m2 chauffé au gaz, avec plaque vitrocéramique et pas de sèche-linge, tient sans mal en 6 kVA. Une maison de 120 m2 tout électrique avec ballon d'eau chaude, induction et une voiture qui se recharge le soir demande 12 kVA, parfois davantage.
Le piège du dessous est la coupure. Le piège du dessus est plus discret : l'abonnement se paie tous les mois, dépassement ou pas. Passer de 6 à 9 kVA ajoute de l'ordre d'une soixantaine d'euros par an sur la part fixe, avant même d'avoir consommé un kilowattheure.
Base, heures creuses ou Tempo
Une fois la puissance calée, l'option tarifaire décide du prix du kilowattheure. Trois formules dominent chez les fournisseurs.
L'option de base applique un tarif unique toute la journée. Elle convient aux logements sans gros usage décalable : pas de ballon d'eau chaude électrique, pas de voiture à recharger, peu de lave-vaisselle nocturne. C'est aussi la plus simple à suivre.
L'option heures pleines / heures creuses donne huit heures par jour à tarif réduit, en général la nuit, parfois avec un créneau en début d'après-midi. Elle devient intéressante à partir du moment où l'on déplace vraiment la consommation : un ballon d'eau chaude en marche forcée sur les heures creuses représente à lui seul entre 1 500 et 2 500 kWh par an, soit le gros du gain. Sans cet usage, l'abonnement plus cher annule le bénéfice.
Tempo découpe l'année en 300 jours bleus, 43 jours blancs et 22 jours rouges, avec un écart de prix considérable entre les deux extrêmes. C'est le contrat qui récompense le plus la discipline, et qui punit le plus l'inattention : un jour rouge de février avec un chauffage électrique poussé à fond coûte très cher. Il vise les foyers capables de se chauffer autrement ces jours-là, avec un poêle ou une PAC en appoint.
Le cas des résidences secondaires du littoral
Sur la Côte d'Amour, beaucoup de logements ne sont occupés que l'été et pendant les vacances scolaires. Le raisonnement s'inverse : la maison consomme peu à l'année, mais tout arrive en même temps le samedi d'août où huit personnes prennent une douche, où le lave-linge tourne et où l'on fait des grillades électriques sur la terrasse. Dimensionner sur la moyenne annuelle n'a aucun sens ici, il faut dimensionner sur le pic d'occupation.
Autre point qui revient souvent dans les logements anciens du bord de mer : le convecteur d'appoint sorti du placard en janvier, branché sur une multiprise déjà chargée. Il consomme 2 000 W et suffit à faire basculer une installation calée trop juste.
Deux dernières choses. Le compteur lui-même ne provoque aucune coupure de son propre chef, il applique un contrat que vous avez signé, souvent sans y regarder. Et changer d'abonnement ne veut pas dire changer de fournisseur : la puissance et l'option se modifient chez le vôtre, par téléphone ou depuis votre espace en ligne, en quelques minutes. La comparaison des offres du marché est un autre sujet, à traiter une fois que le calibrage est juste.
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