Comment choisir une monture de lunettes de soleil en bois pour cheveux blancs ?

Sommaire4 sections
  1. 01Cheveux blancs : viser le contraste
  2. 02Le bois : deux qualités, deux contraintes
  3. 03Les mesures à connaître avant d'entrer chez l'opticien
  4. 04L'entretien, cinq minutes deux fois par an

Le conseil qui circule le plus sur les cheveux blancs, celui des couleurs vives, du rouge et du violet, marche mal en pratique. Une chevelure blanche ou grise renvoie beaucoup de lumière et attire l'œil vers le haut du visage ; ce qu'il faut lui opposer, c'est un contraste net au niveau des yeux, pas une couleur criarde. Le bois se prête bien à cet exercice, à condition de choisir la bonne essence. Et avant même de parler d'esthétique, une paire de lunettes de soleil doit d'abord filtrer correctement.

Cheveux blancs : viser le contraste

Une monture en bois clair (érable, frêne, bambou naturel) posée sous des cheveux blancs se fond dans l'ensemble. Le visage paraît lavé, sans point d'accroche. Le résultat n'est pas laid, il est simplement invisible, ce qui est rarement le but quand on achète des lunettes.

Les bois foncés font l'inverse et fonctionnent presque toujours : noyer, palissandre, ébène, bambou fumé. Le contraste redonne une ligne au regard et le blanc des cheveux passe de « fatigué » à « assumé ». Entre les deux, le zebrano et les montures bicolores, avec une face sombre et des branches claires, offrent un compromis pour ceux que le noir intimide.

Une nuance sur le teint, tout de même. Sur une peau très claire à sous-ton rosé, un noyer chaud légèrement roux réchauffe le visage ; sur une peau olive, un bois froid et grisé tient mieux. C'est le seul endroit où la règle des couleurs vives garde un fond de vérité : un liseré coloré à l'intérieur des branches ou sur les charnières apporte un signal sans repeindre toute la face.

Le bois : deux qualités, deux contraintes

Côté qualités, chaque paire a son veinage, donc aucune n'est tout à fait identique à une autre, et le matériau ne provoque pratiquement jamais d'allergie de contact, contrairement à certains alliages métalliques qui verdissent derrière l'oreille.

Paire de lunettes de soleil à monture en bois posée sur une table

Les contraintes sont réelles et personne ne vous les dira en boutique. Le bois pèse un peu plus que l'acétate à volume égal, souvent 25 à 35 grammes contre 20 à 25, et ce poids se sent au bout de deux heures si la répartition est mauvaise. Surtout, le bois ne se cintre pas à chaud : là où un opticien rattrape une monture en acétate en trente secondes au four à air, une face en bois ne s'ajuste presque pas. Tout se joue donc à l'essayage, et un modèle acheté en ligne qui glisse sur le nez restera une monture qui glisse.

Regardez si le modèle possède des plaquettes réglables sur des tiges métalliques. C'est ce qui sauve la plupart des montures en bois sur un nez peu marqué, fréquent après 60 ans quand la peau s'est affinée. Sans plaquettes, la monture repose directement sur l'arête et descend dès qu'il fait chaud.

Les mesures à connaître avant d'entrer chez l'opticien

Les trois chiffres gravés à l'intérieur d'une branche disent presque tout : largeur du verre, largeur du pont, longueur de la branche. Pour les verres, les repères habituels sont les suivants :

  • petits verres : 50 mm ;
  • verres moyens : 51 à 54 mm ;
  • verres larges : 55 mm et plus.

Deux vérifications valent mieux qu'un long discours sur les formes de visage. La monture ne doit pas dépasser la largeur des tempes, sinon les branches poussent vers l'avant et la paire glisse. Et vos sourcils doivent rester visibles au-dessus de la face : une monture qui les recouvre efface l'expression, ce qui vieillit bien plus que quelques cheveux blancs.

Vérifiez aussi qu'en souriant à pleines dents, le bas de la monture ne vient pas se poser sur les pommettes, et que vos cils ne touchent pas les verres. Sur les modèles en bois, un peu épais, ce dernier point revient souvent.

L'entretien, cinq minutes deux fois par an

Le bois vit. Le sel, la crème solaire et le sable le dessèchent, surtout si vous laissez la paire sur une serviette en plein soleil. Un chiffon microfibre après chaque sortie en bord de mer, et une goutte d'huile de lin ou de cire d'abeille passée sur la face une à deux fois par an suffisent à garder la teinte et à éviter le grisaillement.

Deux réflexes à prendre : ne jamais poser les lunettes sur les verres, et ne pas les laisser dans une voiture au soleil, où l'habitacle monte à 60 °C et où les colles des charnières souffrent. Rangées dans leur étui, entretenues deux fois par an, ces montures durent facilement dix ans, ce qui relativise leur prix d'achat souvent situé entre 90 et 200 €.

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