Découvrez en vidéo le premier plongeon de l'année 2025 des Canards givrés à Pornichet
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9,5 °C. C'est la température de l'eau relevée le mercredi 1er janvier 2025 à Pornichet, quand une centaine de personnes se sont mises à l'eau pour le premier bain de l'année des Canards givrés. La vidéo tournée ce matin-là dure quelques dizaines de secondes et montre à peu près tout : des gens qui courent, crient et ressortent. Ce qu'elle ne montre pas, c'est que ce rendez-vous n'a rien d'exceptionnel pour ceux qui le pratiquent. Ils recommencent tous les dimanches.
Ce que fait une eau à 9,5 degrés
Le corps réagit avant la tête. L'entrée dans une eau sous les 10 °C déclenche une inspiration réflexe et une accélération du rythme cardiaque, ce qui explique les cris qu'on entend sur toutes les vidéos de ce genre. Passé une trentaine de secondes, la respiration se cale. C'est à ce moment que les habitués commencent à parler, à rire, à se retourner vers la plage.
Le moment délicat est la sortie, pas l'entrée. On perd de la chaleur plus vite une fois dehors, mouillé et dans le vent. D'où les serviettes tendues et les thermos qui attendent sur le sable avant même que le premier baigneur ne soit entré.
Un rituel du dimanche, pas un coup d'éclat
Les Canards givrés se retrouvent chaque dimanche à partir de novembre, sur ce même bout de littoral. Le bain du 1er janvier est simplement celui où la plage se remplit : des curieux, des familles, des gens qui se sont promis la veille de venir et qui tiennent parole une fois par an. Le noyau du groupe, lui, était déjà là le dimanche d'avant et sera là le dimanche suivant.
C'est la partie que les images racontent mal. La régularité compte plus que l'exploit. L'eau se refroidit lentement d'un dimanche à l'autre, et c'est cette descente progressive qui rend supportable en janvier une température qui paralyserait un baigneur non préparé.
Pourquoi ça marche à Pornichet
La configuration de la baie aide. La pente est douce, l'eau reste basse sur plusieurs dizaines de mètres, et on peut s'immerger jusqu'aux épaules sans jamais perdre pied. Pour un bain collectif à cent personnes en plein hiver, c'est une sécurité que beaucoup de plages de la côte n'offrent pas. Le boulevard des Océanides longe directement le sable, donc les voitures et les vêtements secs restent à trente mètres.
Reste le mot que tout le monde emploie sur place : convivialité. Il est usé, mais il décrit bien ce qui se passe. Personne ne chronomètre, personne ne compte les mètres. On se met à l'eau ensemble, on ressort en discutant, et le café qui suit dure plus longtemps que le bain.
Le prochain rendez-vous tombe le dimanche suivant, même heure, même endroit. Sans caméra cette fois.
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