Le robot tondeuse WORX LANDROID WR142E : l'outil incontournable pour une pelouse impeccable et sans efforts !

Le robot tondeuse WORX LANDROID WR142E
Sommaire10 sections
  1. 01La pose du câble : une demi-journée, et elle décide de tout
  2. 02Deux pelouses séparées par une allée : le cas qui pose problème
  3. 03Le comportement au quotidien
  4. 04La technologie AIA, en clair
  5. 05Deux mois de journal de bord
  6. 06L'application, les modules, et ce qui se paye en plus
  7. 07Sécurité et entretien
  8. 08Fiche technique
  9. 09Combien de temps ça fait gagner, vraiment
  10. 10Pour qui, et pour qui pas

Un robot de tonte ne se juge pas sur sa qualité de coupe : elles se valent toutes à peu près. Il se juge sur la journée qu'on passe à poser le câble périmétrique, et sur ce qu'on découvre au bout de deux mois. J'ai fait tourner un WORX Landroid WR142E sur 700 m2 de terrain à peu près plat, avec une allée carrelée au milieu et deux massifs à contourner. Voici ce que ça donne quand on regarde le chantier avant la fiche produit.

La pose du câble : une demi-journée, et elle décide de tout

Le principe reste celui de la génération précédente. Un fil fait le tour de la zone à tondre, agrafé au ras du sol tous les 70 centimètres environ, et le robot s'y arrête. Rien de compliqué, mais rien qu'on puisse bâcler non plus. Le fil doit courir à une trentaine de centimètres des murs et des bordures dures, sinon la machine cogne. Il doit rester tendu, sans boucle molle : une ondulation de vingt centimètres devient une zone morte que le robot refuse d'approcher.

J'y ai passé une après-midi complète, à genoux, avec un maillet. Ce temps-là n'est pas perdu, c'est le seul investissement du système. Deux mois plus tard, le fil a disparu sous le gazon et je n'y ai plus touché.

Un défaut, en revanche, sur les fournitures. Les cavaliers en plastique livrés sont légers et se déforment sur sol sec. Sur les terrains sableux de la côte, qui durcissent en surface l'été, un cavalier sur cinq n'entre pas droit. Achetez des piquets métalliques dès le départ, ça évite de refaire la moitié du tracé en août.

Pelouse fraîchement tondue par un robot, bandes de coupe régulières

Deux pelouses séparées par une allée : le cas qui pose problème

C'est la question qui revient le plus souvent sur les forums, et elle mérite une réponse détaillée parce que les deux solutions ont chacune leur revers.

Première option : couper le carrelage pour loger le fil dans une saignée. Le robot détecte alors la limite, arrête ses lames et traverse à vide. C'est propre, sûr pour la lame, et ça suppose une meuleuse et l'acceptation d'une entaille définitive dans l'allée.

Seconde option : glisser le câble dans les joints du carrelage. Là, le robot considère qu'il est toujours en pelouse et continue de tondre pendant la traversée. Le disque frotte le carrelage. Les deux côtés doivent être rigoureusement au même niveau, sinon la lame accroche l'arête et se tord. J'ai testé la seconde, avec un dénivelé d'un centimètre entre le gazon et le dallage : deux lames y sont passées la première semaine.

Le comportement au quotidien

Une fois posé, le robot devient franchement discret. Il tourne la nuit sans réveiller personne, ce qui est appréciable quand les maisons se touchent comme dans les lotissements de bord de mer. L'autonomie annoncée de deux à trois heures suffit à couvrir 700 m2 en plusieurs passages étalés sur la semaine, puisqu'un robot ne tond pas une surface d'un coup mais la repasse en continu.

La coupe se fait sur 180 millimètres de largeur, avec trois hauteurs possibles entre 30 et 60 millimètres. C'est peu de réglages, et c'est la limite du modèle : à 60 millimètres, on est en dessous des sept centimètres qu'on recommande pour tenir la sécheresse d'été. Sur un gazon exposé plein sud, il faudra accepter qu'il jaunisse un peu plus tôt qu'avec une tondeuse classique réglée haut.

Le résultat visuel se voit au bout d'un mois environ. Comme la machine coupe peu et souvent, les brins d'herbe restent fins et le feutrage diminue. Ce n'est pas un effet marketing, c'est mécanique : les micro-résidus se décomposent sur place et rendent leur azote.

La technologie AIA, en clair

WORX met en avant un algorithme baptisé AIA, censé optimiser le trajet plutôt que de tondre au hasard. Concrètement, la machine mémorise les passages étroits et les traite en priorité, au lieu d'y arriver batterie vide. Sur mon terrain, l'effet se voit sur le couloir d'un mètre vingt qui longe la maison : il est tondu aussi souvent que le reste, ce qui n'allait pas de soi. L'appareil ajuste aussi sa fréquence en fonction de la pousse constatée, donc moins souvent en août qu'en mai. Ne cherchez pas de miracle derrière le sigle, il s'agit d'une gestion de planning, pas d'une cartographie du jardin comme en proposent les modèles à GPS.

Deux mois de journal de bord

La première semaine sert à corriger le tracé. Trois arrêts en erreur, tous au même endroit : un angle rentrant où le câble faisait un coude trop serré. J'ai arrondi la courbe sur deux mètres, le problème a disparu. Retenez ce réflexe, un robot qui s'arrête toujours au même point ne tombe pas en panne, il lit mal un virage.

La deuxième semaine, réglage des horaires. Par défaut l'appareil calcule seul son temps de travail à partir de la surface déclarée. Le calcul est généreux : il tournait six heures par jour pour un résultat identique à quatre. J'ai descendu la plage, la station de charge chauffe moins et les lames durent plus longtemps.

Au bout d'un mois, plus rien à signaler. Le fil est invisible, la pelouse est régulière, et j'ai cessé de regarder l'application. C'est probablement le meilleur indicateur qu'on puisse donner sur ce type de matériel : le jour où on l'oublie.

Restent deux incidents en huit semaines. Une taupinière fraîche a fait patiner une roue, arrêt et notification sur le téléphone, remise en route en trente secondes. Et une averse violente a rempli la station de charge d'aiguilles de pin, sans conséquence, mais il a fallu la vider à la main. Rien qui remette en cause l'achat.

L'application, les modules, et ce qui se paye en plus

Le pilotage passe par une application mobile, en Wi-Fi ou en Bluetooth, avec mise à jour automatique du logiciel. La programmation des plages horaires se fait en quelques minutes et l'appareil accepte les commandes vocales via Alexa ou Google Assistant, l'accessoire correspondant étant vendu séparément.

Le châssis accepte cinq modules optionnels, et c'est là que la facture peut doubler. Le module anti-collision ACS ajoute une détection d'obstacle avant contact, utile si des jouets ou des transats traînent sur la pelouse. Le module Off Limits crée des zones interdites sans passer de câble, ce qui règle élégamment le problème d'un massif isolé. Il existe aussi une alarme, un traceur GPS et GSM contre le vol, et une extension de portée Wi-Fi pour les fonds de jardin. Aucun n'est livré dans la boîte.

Sécurité et entretien

La machine a reçu le Product Safety Award, Silver Award 2021. Elle dispose d'un pare-chocs avant qui déclenche l'arrêt immédiat au contact, et d'une fonction qui bloque la tonte nocturne pour protéger les hérissons et les autres animaux qui sortent la nuit. Ce dernier réglage entre en conflit direct avec l'argument du fonctionnement silencieux de nuit : il faut choisir, et sur ce point je choisis les hérissons.

L'entretien se résume à peu de chose. Les lames se changent en quelques minutes avec la clé hexagonale fournie, et neuf lames de rechange sont dans la boîte. Le dessous du plateau se brosse une fois par mois, plus souvent si vous tondez humide. Le kit de nettoyage WORX n'a rien d'obligatoire, une brosse à poils durs fait le travail.

Fiche technique

BatterieLithium-ion 20 V, 4 000 mAh, PowerShare
Chargeur1,5 A, station de charge fournie
Surface maximale700 m2
Largeur de coupe180 mm
Hauteur de coupe30 à 60 mm, 3 positions
Pente maximale35 %
Type de disqueFixe
ConnectivitéWi-Fi et Bluetooth, application mobile
InterfaceÉcran LCD, code PIN antivol
Livré avec1 batterie 20 V 4 Ah, 1 chargeur, 1 station de charge, 9 lames et vis, 150 m de câble, 210 cavaliers, 1 clé hexagonale, 2 connecteurs de câble, 8 vis de fixation de la base
Garantie3 ans sous réserve d'enregistrement sous 30 jours
Prix public conseillé899,00 euros TTC
Bac de tondeuse rempli d'herbe coupée posé au bord d'une pelouse

Combien de temps ça fait gagner, vraiment

Une tonte manuelle sur 700 m2 prend entre quarante-cinq minutes et une heure, ramassage compris, à raison d'une fois par semaine de la mi-avril à la fin octobre. Sur une saison, cela représente une vingtaine d'heures, plus les allers-retours en déchèterie pour les sacs de tonte. Le robot supprime les deux, puisqu'il ne ramasse rien et laisse les résidus se décomposer sur place.

Face à ces vingt heures, il faut poser l'après-midi d'installation, une heure de réglages étalée sur deux semaines, et un quart d'heure de nettoyage mensuel. Le solde reste largement favorable dès la première année. La comparaison financière est plus discutable : à 899 euros, l'appareil coûte le prix de trois tondeuses thermiques correctes, et la question de la durée de vie de la batterie se posera au bout de quatre ou cinq saisons.

Pour qui, et pour qui pas

Ce modèle vise le terrain de 400 à 700 m2 d'un seul tenant, plat ou en pente douce, sans obstacle mobile permanent. Dans ce cadre, il tient ses promesses et la corvée du samedi matin disparaît vraiment.

Il convient mal à trois situations. Les terrains très découpés, avec de nombreux massifs, où le câble devient un casse-tête et où le module Off Limits s'impose. Les talus prononcés, pour la raison de pente évoquée plus haut. Et les jardins où les enfants laissent traîner du matériel, parce que sans le module anti-collision la machine découvre l'obstacle en le touchant.

Dernier point de méthode : gardez une tondeuse thermique ou électrique quelque part. Après trois semaines de pluie de printemps, quand l'herbe est montée à quinze centimètres, aucun robot ne rattrape le retard. Il faut passer une fois à la main avant de le relancer.

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