Pornichet : le Rotary offre un soutien financier pour l'acquisition d'un tiralo

découvrez comment le rotary de pornichet soutient l'inclusion des personnes à mobilité réduite en finançant l'acquisition d'un tiralo, facilitant l'accès à la plage et aux activités nautiques. un geste solidaire pour un été 2023 plus accessible.
Sommaire4 sections
  1. 01Un tiralo, c'est quoi exactement
  2. 02Ce que le matériel ne règle pas
  3. 03Un club-service qui joue son rôle habituel
  4. 04Ce qui reste à faire

Neuf cents euros. C'est le montant du chèque remis par le Rotary Club de Pornichet au Centre communal d'action sociale (CCAS) le vendredi 28 novembre 2024, pour participer à l'achat d'un tiralo. Autant le dire tout de suite : ce chèque ne paie pas le fauteuil. Un tiralo neuf coûte plusieurs milliers d'euros, soit plusieurs fois la somme remise. Le don couvre une part de la dépense, pas la facture. Ça n'enlève rien à l'intérêt de l'opération, mais ça change la façon de la lire : ici, le club amorce, la collectivité complète.

Un fauteuil de plage à roues ballon posé sur le sable, face à la mer

Un tiralo, c'est quoi exactement

Le mot ne dit rien à qui n'a jamais eu besoin de l'engin. Un tiralo est un fauteuil monté sur deux grosses roues ballon, avec une coque qui flotte. On le pousse ou on le tire sur le sable mou, ce qu'un fauteuil roulant classique ne fait pas : les roues fines s'enfoncent au bout de deux mètres. Arrivé au bord, on continue dans l'eau, et la personne installée dedans se retrouve portée par la mer sans avoir eu à être soulevée par quatre bras. Le fauteuil reste stable tant que quelqu'un le tient.

Dit comme ça, ça paraît modeste. Pour une famille qui a renoncé à la plage depuis des années parce que le trajet du parking au bord de l'eau était devenu impossible, ce n'est pas modeste du tout. À Pornichet, où le front de mer s'étire sur plusieurs kilomètres, de la grande plage à Sainte-Marguerite, la distance entre le remblai et la ligne de marée basse se compte parfois en centaines de mètres de sable.

Ce que le matériel ne règle pas

Un tiralo posé dans un local ne sert à personne. Il faut deux choses en plus : un endroit où il est rangé et surveillé, et des gens formés pour le sortir, l'accompagner dans l'eau et le rincer après usage. En pratique, ce rôle revient presque toujours aux postes de secours pendant la saison de baignade surveillée, en juillet et en août. Hors saison, l'accès dépend d'une convention, d'un local ouvert, de quelqu'un qui a la clé.

Un club-service qui joue son rôle habituel

Le Rotary Club de Pornichet, rattaché au District 1510 qui couvre la Bretagne et les Pays de la Loire, fonctionne comme la plupart des clubs-services : des membres qui cotisent, des opérations de collecte dans l'année, et des dons ciblés à des projets locaux dont le montant se compte en centaines ou en quelques milliers d'euros. On est loin du mécénat d'entreprise. C'est de l'appoint, régulier, sur des lignes budgétaires que les collectivités arbitrent en dernier.

Et c'est précisément là que ce type de don a le plus d'effet. Un équipement d'accessibilité passe rarement en tête de liste dans un budget communal serré. Quand une partie du financement arrive de l'extérieur, l'arbitrage devient plus facile à défendre en conseil.

Ce qui reste à faire

Un fauteuil, pour une commune de 11 000 habitants dont la population triple en été, ça reste une unité. Les demandes se concentrent sur les mêmes après-midis de juillet, autour de la marée haute. La question suivante viendra vite : un deuxième exemplaire, et une place de stationnement adaptée assez près du point de mise à l'eau pour que le transfert depuis la voiture ne soit pas déjà une expédition. Le chèque du Rotary a réglé une ligne. Il en reste quelques-unes.

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