Promouvoir l'inclusion : le Rotary soutient le CCAS par un généreux don
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Neuf cents euros. C'est la somme remise par le Rotary Club de Pornichet au Centre communal d'action sociale de la ville, le 28 novembre 2024, devant le poste de secours Poincaré. Le montant est modeste, et c'est ce qui rend le geste intéressant à décrire : dans un CCAS, ce sont précisément les petites sommes libres d'emploi qui se dépensent le plus vite, parce qu'elles n'attendent ni délibération ni ligne budgétaire.
Ce que fait un CCAS, concrètement
Le centre communal d'action sociale est un établissement public rattaché à la commune, avec son propre conseil d'administration présidé par le maire. Son travail quotidien ressemble peu à ce que le mot « social » évoque de loin : instruction de dossiers d'aide légale, domiciliation des personnes sans adresse stable, portage de repas, aide au maintien à domicile, analyse des besoins sociaux du territoire.
À côté de ces missions encadrées par la loi, chaque CCAS a une enveloppe d'aides facultatives. C'est là que se règlent les situations qui n'entrent dans aucune case : un impayé d'énergie avant coupure, un aller-retour à l'hôpital de Saint-Nazaire pour quelqu'un sans voiture, une avance sur une caution de logement, des bons alimentaires en attendant l'ouverture d'un droit.
À quoi sert un don de 900 euros
Pas à financer un programme. Une somme pareille se transforme en quelques dépannages individuels, décidés en quelques jours par la personne qui reçoit la famille. C'est peu à l'échelle d'un budget communal, et beaucoup à l'échelle d'un mois de décembre où les demandes d'aide au chauffage montent d'un coup.
La vraie valeur de ce type de don tient à sa souplesse. Les crédits publics arrivent presque toujours avec une destination fixée à l'avance et un calendrier de justification. Un don libre, lui, se dépense le jour où le besoin se présente. Les travailleurs sociaux qui gèrent ces enveloppes le disent tous : c'est cette réserve-là qui évite les ruptures.
Un club service, comment ça fonctionne
Le Rotary est un réseau de clubs locaux dont les membres cotisent et organisent des manifestations pour financer des actions. L'argent redistribué vient de là : ventes, concerts, repas, tombolas. Une partie reste sur le territoire du club, une autre part vers les programmes internationaux de l'organisation, dont la campagne d'éradication de la poliomyélite lancée dans les années 1980.
Le fonctionnement suppose une régularité que les associations connaissent bien : trouver des bénévoles, remplir une salle, recommencer l'année suivante. Un chèque de 900 euros représente plusieurs de ces soirées.
Le mot « inclusion » et ce qu'il recouvre ici
Le terme circule beaucoup et finit par ne plus rien désigner. Dans le cas présent, il faut le prendre au sens le plus terre à terre : payer une facture pour qu'une personne âgée garde son électricité, financer un transport pour qu'un enfant reste dans son activité, donner à quelqu'un sans domicile une adresse pour recevoir son courrier. C'est de l'aide sociale de proximité, avec des cas particuliers et des décisions prises une par une.
Une remise de chèque sur le front de mer
Le choix du poste de secours Poincaré pour la photo n'est pas anodin dans une commune balnéaire : fin novembre, la plage est vide, les postes de secours sont fermés depuis septembre, et le front de mer redevient un endroit d'habitants. La scène dit assez bien ce qu'est Pornichet hors saison, une ville de dix mille personnes qui vit avec ses services publics ordinaires.
Reste la question que pose toute remise de chèque photographiée : quelle part revient à l'action, quelle part à la visibilité du donateur ? Les deux vont ensemble, et il serait un peu hypocrite de le reprocher. Un club qui affiche son don en attire d'autres, et le CCAS de Pornichet a plus à gagner d'un exemple visible que d'une discrétion élégante.
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