Rejoignez la chorale participative Chantencore au Café du Quai !

Sommaire4 sections
  1. 01Ce que veut dire « participative »
  2. 02À quoi ressemble une séance
  3. 03Pourquoi un café plutôt qu'une salle municipale
  4. 04Les points que l'annonce ne précise pas

Chanter en groupe sans savoir lire une note, sans passer d'audition et sans s'engager pour la saison entière : voilà ce que propose la chorale participative Chantencore, qui pose ses séances au Café du Quai. Tout tient dans l'adjectif. Une chorale classique recrute des pupitres, distribue des partitions et vise un concert. Une chorale participative apprend un morceau à l'oreille et le chante le soir même, avec les gens qui sont là ce soir-là.

Ce que veut dire « participative »

Dans une chorale participative, personne ne passe devant un jury. Le meneur de séance donne la ligne mélodique, la fait répéter, la découpe en deux ou trois voix quand le morceau s'y prête, et le groupe reconstitue l'ensemble par imitation. La méthode s'appelle l'oralité, elle est vieille comme le chant populaire et elle a un avantage précis : elle élimine la barrière du solfège, qui écarte à peu près tout le monde des chorales traditionnelles passé l'âge de vingt ans.

La contrepartie est réelle. On travaille moins finement qu'un chœur constitué. Les nuances, la justesse des attaques, l'homogénéité des timbres, ça se construit sur des mois de répétitions avec les mêmes chanteurs. Ici, le groupe change d'une séance à l'autre. On y gagne en accessibilité ce qu'on y perd en finition.

À quoi ressemble une séance

Le déroulé varie peu d'une chorale participative à l'autre. Un échauffement corporel et vocal de dix à quinze minutes, parce qu'une voix froide se fatigue vite et chante bas. Puis l'apprentissage d'un ou deux morceaux, phrase par phrase, d'abord à l'unisson, ensuite en séparant les voix. La dernière demi-heure sert à enchaîner ce qui a été appris, plus une ou deux reprises que le groupe connaît déjà.

Le répertoire des chorales de ce type puise dans la chanson française, les airs traditionnels, parfois la pop anglo-saxonne. Rien qui demande une tessiture particulière : les arrangements sont taillés pour des voix ordinaires, avec des lignes qui restent au milieu du registre.

Pourquoi un café plutôt qu'une salle municipale

Le choix du lieu n'est pas anodin. Un café a une acoustique sèche, avec du mobilier, du monde et des surfaces qui absorbent : la voix ne revient pas, on s'entend chanter, on entend le voisin. Dans une salle des fêtes carrelée, la réverbération flatte le groupe mais brouille les repères, et les débutants s'y perdent.

Il y a aussi l'après. Une répétition en salle se termine sur le parking. Au comptoir, elle se prolonge, et c'est souvent là que se décide le retour à la séance suivante. Pour une activité qui repose entièrement sur le fait que les gens reviennent d'eux-mêmes, ça compte autant que le répertoire.

Les points que l'annonce ne précise pas

Deux informations manquent et méritent un coup de fil avant de se déplacer : la fréquence exacte des rendez-vous (hebdomadaire, quinzaine ou mensuelle selon les collectifs) et la formule financière, qui va de la participation libre au chapeau à une adhésion annuelle de vingt à quarante euros dans la plupart des associations de ce type. Le Café du Quai renseigne sur les deux.

Dernier détail pratique : venez avec une bouteille d'eau. Une heure et demie de chant assèche la gorge plus vite qu'on ne l'imagine, et un café serré n'arrange rien.

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