Soirée ludique enchantée au Café du Quai à Pornichet

Sommaire5 sections
  1. 01Pourquoi 17h le mercredi, et pas 20h le vendredi
  2. 02La ludothèque apporte les jeux, le café apporte le reste
  3. 03Un hall, ce n'est pas anodin
  4. 04Ce que le créneau ne fait pas
  5. 05Le coût réel de la sortie

Le Café du Quai ouvre ses tables aux joueurs le mercredi, de 17h à 20h, dans le hall du Quai des Arts à Pornichet. L'entrée est libre, sans inscription et sans adhésion. Ce créneau ressemble à un événement, alors qu'il fonctionne comme une permanence de la ludothèque municipale posée dans un lieu de passage, avec un bar à côté. La nuance compte, aussi bien pour qui hésite à pousser la porte que pour qui cherche un plan de fin d'après-midi avec des enfants.

Pourquoi 17h le mercredi, et pas 20h le vendredi

L'horaire n'a rien d'arbitraire. Le mercredi après-midi reste, pour une grande partie des familles, le créneau sans école. À 17h, les activités du centre de loisirs et des clubs sportifs se terminent, les parents récupèrent les enfants et cherchent quoi faire d'une heure et demie avant le dîner. Un vendredi soir aurait attiré des joueurs adultes confirmés et laissé les 8-12 ans de côté.

Le format à trois heures compte aussi. Il laisse le temps d'une vraie partie de jeu de gestion pour ceux qui restent jusqu'au bout, tout en autorisant un passage de quarante minutes pour ceux qui repartent tôt. Personne ne s'engage sur la soirée entière en franchissant la porte.

La ludothèque apporte les jeux, le café apporte le reste

Le fonds vient de la ludothèque, ce qui explique la qualité du choix. Une ludothèque municipale achète autrement qu'un particulier : elle prend des boîtes solides, elle vérifie les pièces après chaque prêt, elle remplace les cartes perdues et elle élimine les jeux qui ne tournent pas. Résultat, sur la table du mercredi, on trouve rarement le jeu de plateau familial des années 1980 dont personne ne finit jamais la partie.

Les joueurs peuvent apporter leurs propres boîtes. C'est ce qui fait l'intérêt du créneau pour les habitués : un jeu qu'on possède depuis deux ans et qu'on n'arrive jamais à sortir à quatre trouve ici ses trois partenaires en une demi-heure. Prévoir de savoir l'expliquer en cinq minutes, c'est la seule règle non écrite de ce genre de soirée.

Un hall, ce n'est pas anodin

Le Café du Quai occupe le hall du Quai des Arts, l'équipement culturel de la ville. On y passe pour prendre une place de spectacle, pour attendre quelqu'un, pour se mettre au sec. Installer les jeux là, et non dans une salle fermée réservée à l'activité, produit un effet précis : des gens qui n'étaient pas venus pour ça s'arrêtent, regardent une partie, et finissent assis.

Le revers existe. Un hall est bruyant, on y a froid quand la porte s'ouvre, et les jeux qui demandent de la concentration s'y jouent mal. Pour un jeu d'ambiance à six, c'est parfait. Pour un jeu de stratégie à deux qui dure deux heures, mieux vaut une table à l'écart.

Ce que le créneau ne fait pas

Personne ne vous prendra par la main. Il n'y a pas d'animateur qui organise des tables et répartit les joueurs comme dans un festival de jeu. Quelqu'un qui vient seul, ne connaît personne et attend qu'on l'invite risque de rester vingt minutes debout avant de repartir. Le bon réflexe consiste à demander directement à une table s'il reste une place, ce que tout le monde ici accepte.

Autre limite : les horaires bougent avec le calendrier du Quai des Arts. Une soirée de spectacle ou une période de vacances peut décaler ou supprimer une séance. Un coup d'œil au programme de la ville avant de traverser Pornichet évite le déplacement pour rien. Le détail des dates figure dans l'Agenda des manifestations à Pornichet.

Le coût réel de la sortie

L'accès ne coûte rien, mais un bar reste un bar. Deux boissons et une planche à partager font monter la note à une quinzaine d'euros pour une famille, ce qui reste très en dessous d'une place de cinéma à quatre. Rien n'oblige à consommer, et personne ne surveille les tables. Cela dit, le café fait vivre le lieu, et une soirée jeux dans un hall vide de consommateurs finit rarement par se reconduire l'année suivante.

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